DVD Jaquette de : Madame Butterfly

Distribution

Interprètes
  • Patricia Racette
    Cio-Cio-San
  • Marcello Giordani
    Pinkerton
  • Maria Zifchak
    Suzuki
  • Dwayne Croft
    Sharpless
  • Greg Fedderly
    Goro
  • Keith Miller
    Imperial Commissioner
  • Laura Fries
    Cousin
  • Linda Mays
    Mother
  • Stephen Paynter
    Uncle Yakuside
  • Jean Braham
    Aunt
  • Christian Jeong
    The Registrar
  • Dean Peterson
    The Bonze
  • David Won
    Yamadori
  • Edyta Kulczak
    Kate Pinkerton
  • Kevin Augustine
    Puppeteer
  • Tom Lee
    Puppeteer
  • Marc Petrosino
    Puppeteer
  • Hsin Ping Chang
    Dancer
  • James Graber
    Dancer
  • The Metropolitan Opera Chorus
  • The Metropolitan Opera Ballet
Mise en scène
Anthony Minghella
Chorégraphie
Carolyn Choa
Orchestre
The Metropolitan Opera Orchestra
Chef d'orchestre
Patrick Summers
Réalisation
Gary Halvorson
Origine
The Metropolitan Opera
Année
2009

Informations techniques

Durée
147'
Nombre de disques
2
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Sony Classical
Distributeur
Sony-BMG
Date de sortie
24/01/2011

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS Plein débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Espagnol
•  Français

Madame Butterfly DVD

Madama Butterfly

Note générale : 9/10

Giacomo Puccini

Opéra


Lors d'une des fameuses retransmissions Live in HD du Metropolitan Opera, Madame Butterfly, l'opéra préféré de Puccini, était présenté dans une mise en scène du regretté réalisateur Anthony Minghella. Patricia Racette interprétait le rôle principal dans un univers visuel parfaitement respectueux du livret mais également très innovant.

 

Scène d'ouverture de Madame Butterfly dans la mise en scène d’Anthony Minghella.  Photo © 2010 Marty Sohl/Metropolitan Opera

 

Drame absolu sur l'impossibilité de vivre selon son cœur, Madame Butterfly a su séduire depuis 1904 des générations de mélomanes et d'artistes sensibles à la fois à sa thématique extrême et à son orientalisme assumé - un potentiel aussi fort du point de vue musical que visuel. Ce n'est donc pas une surprise de constater que le cinéma, de Fritz Lang à Frédéric Mitterrand, s'est intéressé de près à cette œuvre marquante du XXe siècle.

 

Une production des plus réussies

La présente mise en scène a été originellement créée pour l'English National Opera en 2005 et a été reprise ici avec bonheur par le Metropolitan Opera. On notera en tout premier lieu son économie de moyens, qui tranche avec les habituelles productions de l'institution new-yorkaise, soit des à-plats de couleurs saturées pour seuls fonds de scène qui permettent à eux seuls d'illuminer des décors minimalistes où dominent le noir et le blanc à la manière des paravents qui structurent et ornent les maisons traditionnelles nipponnes.
Du point de vue de la direction d'acteurs, c'est aussi l'économie de moyens qui prime, avec des gestes rares, mesurés, un certain hiératisme qui donne de la grandeur à l'ensemble, mais également une retenue qui exprime avec dignité tout le pathos de ces personnages. Seul un miroir fixé au dessus de la scène nous permet de voir ce qui ne se montre pas, à savoir les attitudes et les émotions des personnages "en privé", avant que ceux-ci se comportent en fonction de ce qu'ils veulent laisser paraître sur la scène de la vie.

 

Patricia Racette interprète Cio-Cio-San.  © 2010 Marty Sohl/Metropolitan Opera

 

Cio-Cio-San (Patricia Racette) et son fils, animé par 3 manipulateurs.On retiendra également, pour le fils de Cio-cio-san et Pinkerton, l'utilisation d'une marionnette "Bunraku" (théâtre traditionnel japonais) demandant trois manipulateurs masqués au talent impressionnant. De fait, le fruit des amours de Madame Butterfly et de son officier américain ne peut être un être vivant accompli. Sa vie dépend de ceux qui le manipulent, tout comme sa mère, enfermée dans une vie qu'elle subit sans pouvoir être pleinement elle-même, sans même pouvoir accéder à une humanité dont elle finit par se priver définitivement.
Plus direct, mais ô combien poétique, est le duo d'amour de la fin de l'Acte I, avec ses lanternes et ses fleurs de cerisier, qui gravera son romantisme dans le souvenir du spectateur.

 

Patricia Racette et Marcello Giordani (Pinkerton).

 

Un casting de haut niveau

Maria Zifchak (Suzuki). L'indéniable réussite sur le plan scénographique se double d'une belle réussite sur le plan vocal. L'œuvre est naturellement dominée par le couple central qui se taille la part du lion. Domination plus qu'honorable quand il s'agit du Pinkerton de Marcello Giordani, habitué du Met. Le ténor sicilen campe son personnage avec beaucoup d'humanité, un joli timbre jamais poussé qui sait se fondre dans celui de sa partenaire, avec beaucoup d'humanité et un lyrisme maîtrisé. Et magnifique incarnation que la Cio-Cio-San de Patricia Racette, véritablement investie dans ce rôle particulièrement difficile, partagée entre le lyrisme de ses sentiments et de ses mélodies, et la retenue voire l'immobilisme de certains moments de la mise en scène. La soprano Dwayne Croft (Sharpless) et Marcello Giordani (Pinkerton).s'est beaucoup préparée à ce rôle dans lequel on ne l'attendait pas forcément, mais qu'elle incarne avec une sensibilité et une endurance remarquables, servies par une technique très sûre et complètement absorbée. L'émotion est pure comme le souhaitait Puccini et l'expérience, avec sa présence, devient bouleversante.
Le reste du plateau se hisse globalement à la hauteur des rôles principaux et parvient à s'intégrer remarquablement tant dans la mise en scène que dans l'esthétique de cette production originale. Mention particulière à Maria Zifchak, dont la présence chargée d'humanité sert au mieux le personnage de Suzuki.

Quant à l'orchestre dirigé par Patrick Summers, il fait montre d'un bel équilibre en accompagnant au plus juste, avec présence et délicatesse, ces amours contrariées sans jamais caricaturer le délicat orientalisme d'une partition beaucoup plus subtile qu'on nous la sert quelque fois.

 

Patricia Racette dans la scène finale de Madame Butterfly.

 

Tout dans cette Madame Butterfly est digne d'intérêt. Cette excellente captation apporte une pierre magnifique et nécessaire à la discographie/ viéographie de tout amateur d'opéra.

Jean-Claude Lanot

Suppléments du DVD

En anglais stéréo PCM sans sous-titres.
Anthony Minghella.Renée Fleming présente l'opéra et se livre à des interviews backstage réunies à la fin du DVD 2.
L'occasion, pour le spectateur, d'approcher tour à tour Patricia Racette, Marcello Giordani, Maria Zifchak et la chorégraphe et épouse d’Anthony Minghella, Carolyn Choa. On retiendra principalement la mise en valeur du rôle de Suzuki par le metteur en scène, l’intense préparation et la maîtrise physique que le rôle a demandées à Patricia Racette, ainsi que la présentation de la marionnette qui incarne le fils de Pinkerton et Cio-Cio-San. S’ajoute un entretien posthume avec Anthony Minghella qui explique les détails de sa vision pour cet opéra peu après sa création en 2005.


Sans doute nous propose-t-on ici les bonus les mieux conçus à ce jour pour cette série d'enregistrements du Met, tous éditeurs confondus, car ils apportent autant sur le plan humain que sur le plan artistique. (18' au total)

 

 

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Excellent rendu des contrastes, parfois très forts et soutenus par un très bon niveau de noirs, entre les couleurs du fond souvent vives et les différentes nuances ternes du mobilier. On risque à certains moments la surcharge en raison d'éclairages violents qui se réfléchissent sur des costumes aux couleurs très lumineuses, mais l’ensemble reste de très bonne tenue et participe nettement au drame.
La captation en Haute Définition permet au support DVD de profiter de nombreuses de ses qualités, à l'exception des plans d'ensemble qui perdent l'excellente précision des plans serrés.

Son

La piste stéréo présente une ouverture satisfaisante et une très bonne séparation. Pourtant, on la trouvera surgonflée et limite criarde pour lui préférer la piste multicanale qui offre un véritable respect des timbres vocaux, associé à beaucoup de naturel dans tous les registres. Côté orchestre, c’est une image globale qui est privilégiée, avec un joli fondu des timbres. En toute fin d’opéra, les cuivres sont magnifiques ! Le mixage 5.1 apporte en outre un léger soutien des enceintes surround, mais surtout l'appui d'un canal de basses utilisé de façon idéale.

Note technique : 8/10

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Mots-clés

Keith Miller
Madame Butterfly
Marcello Giordani
Maria Zifchak
Patricia Racette
Patrick Summers

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