DVD Jaquette de : La Rondine (Gheorghiu - Metropolitan)

Distribution

Interprètes
  • Angela Gheorghiu
    Magda
  • Roberto Alagna
    Ruggero
  • Lisette Oropesa
    Lisette
  • Marius Brenciu
    Prunier
  • Samuel Ramey
    Rambaldo
  • Monica Yunus
    Yvette
  • Alyson Cambridge
    Bianca
  • Elizabeth DeShong
    Suzy
  • Tony Stevenson
    Gobin
  • David Won
    Périchaud
  • David Crawford
    Crébillon
  • Marty Singleton
    Adolf
  • Anne Nonnemacher
    Georgette
  • Belinda Oswald
    Gabriele
  • Alexandra Newland
    Lolette
  • Jason Hendrix
    Rabonnier
  • Ashleiy Emerson
    A Singer
  • Eoger Andrews
    A Butler
  • Metropolitan Opera Chorus
Mise en scène
Nicolas Joël
Orchestre
Metropolitan Opera Orchestra
Chef d'orchestre
Marco Armiliato
Origine
Metropolitan Opera
Année
2009

Informations techniques

Durée
115'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
EMI Classics
Distributeur
EMI Classics
Date de sortie
20/09/2010

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS mi-débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Espagnol
•  Français
•  Italien

La Rondine (Gheorghiu - Metropolitan) DVD

Note générale : 6/10

Giacomo Puccini

Opéra


Dans le corpus puccinien, La Rondine a du mal à trouver sa place tant au disque que sur scène. Cette prestation du Metropolitan Opera enregistrée en 2009 nous permet de comprendre en partie pourquoi.

 

Angela Gheorghiu et Roberto Alagna.  © 2009 Ken Howard/The Metropolitan Opera

 

L'action de La Rondine se passe à l'origine au Second Empire à Paris (Acte I) et à Nice sur la Riviera (Acte III). Or le metteur en scène a choisi de transposer l'histoire dans les années 1920, ce qui est judicieux à défaut d'être astucieux, puisqu'il est aisé de faire un parallèle entre l'esprit de fête parisien sous Napoléon III dominé musicalement au théâtre par la figure incontournable d'Offenbach, et une certaine joie de vivre au lendemain de la Première Guerre mondiale. Mais La Rondine, créée en 1917 à Monte-Carlo, aurait naturellement pu se dérouler au milieu des beaux décors de ces Années Folles. La recherche d'un réalisme basique où tout est pris au premier degré satisfera donc les tenants d'un réalisme opératique certes confortable et rassurant mais peu représentatif d'une vision plus personnelle. On peut donc, selon ses goûts et ses exigences, trouver l'imagerie ennuyeuse. Reconnaissons toutefois, à la décharge du metteur en scène, que la musique de Puccini est difficilement transposable en dehors du contexte où elle a été écrite, vérisme oblige.

Lisette Oropesa (Lisette) et Marius Brenciu (Prunier).  © 2009 Ken Howard/The Metropolitan OperaNous voilà donc, à l'Acte I, plongés dans la société bourgeoise de l'après-Guerre : beaux vêtements, beau mobilier, belle architecture. Les personnages évoluent dans un univers propret, avec ses personnages mondains plus ou moins ridicules : un trio d'admiratrices bouffonnes – au demeurant bien interprétées -, un pseudo-poète-musicien falot du dimanche, auteur de mélodies romantiques improvisées sur un piano blanc très kitch, un banquier vieux beau sans morale se payant des demi-mondaines de luxe, un provincial un peu gauche se laissant embobiner par une coureuse d'hommes riches et d'aventures au lourd passé, et enfin une soubrette un peu fofolle avide de grimper dans les classes sociales mais retournant à sa condition première.
L'Acte II conserve la même architecture mais modifie le mobilier afin de recréer avec talent l'ambiance d'un café parisien, tandis que l'Acte III plaque une belle verrière style Art Nouveau – applaudie par le public - derrière des meubles en osier évoquant la douceur de vivre, à l'époque, sur la Côte d'Azur.

Des personnages principaux, c'est bien celui de Magda qui domine, physiquement et vocalement. Avec le surjeu qui la caractérise, Angela Gheorghiu parade et joue la carte de la séduction dans le premier acte : robe rouge fendue jusqu'à la taille et collier autour de la tête, puis robe vaporeuse de jeune première, elle virevolte et frétille autour de sa petite société. La puissance du chant en impose, les aigus brillent, mais la tenue en scène semble toutefois un peu forcée, dans le sens de vouloir en démontrer à tous.
Il est vrai qu'il y a peu de concurrence : Marius Brenciu en Prunier possède une voix de ténor léger… très léger, tandis que si la soubrette de Lisette Oropesa paraît très à l'aise, elle se montre aussi vocalement bien légère.
Mais le point noir du casting est en fait Samuel Ramey en Rambaldo : à l'entendre, il est évident qu'il n'a plus du tout sa place sur une scène, tant son organe dévasté au vibrato permanent est épouvantable. Manquait-on de basse au MET pour lui avoir proposé ce rôle ? Eu égard à sa brillante carrière, c'est un supplice pour le nous de l'entendre ainsi, en 2009.

Roberto Alagna en répétition.  © 2009 Ken Howard/The Metropolitan OperaQuant à Roberto Alagna : les années ont passé aussi sur sa voix, mais il y a encore de très beaux restes. Il assure une belle prestation dans ce personnage quelque peu naïf, désargenté, finissant par se traîner lamentablement aux pieds de sa maîtresse. Sa qualité d'acteur joue le personnage à fond, forçant lui aussi un peu le trait sans doute pour compenser une voix quelquefois en sous-régime.
Reste Marco Armiliato, qui dirige avec le maximum de conviction et beaucoup d'énergie cette demi-réussite puccinienne.

La seule véritable surprise viendra en fait de la caméra qui prend le temps de s'attarder en coulisses lors des changements de décors. Quelques plans en plongée et contre-plongée épaulent des prises de vues agréables.

La Rondine n'est sans doute pas le chef-d'œuvre de son auteur. Les interprètes font alors ce qu'ils peuvent pour maintenir au répertoire un opéra qu'il serait pour autant indigne de jeter aux oubliettes. Mais son écriture même hésite entre la comédie légère et le drame petit-bourgeois et l'on comprendra la difficulté des chanteurs et du metteur en scène de donner une direction nette à l'entreprise.

 


À noter : Quelques images backstage sont proposées entre les deux Actes.

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du DVD

En anglais non sous-titré :
- En ouverture de programme  Introduction à l'œuvre par Renée Fleming.
- Renée Fleming interviewe également en coulisses Angela Gheorghiu et Roberto Alagna, puis Lisette Oropesa et Marius Brenciu. (Stéréo DD, 8' au total)

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

L'origine HD du master profite jusqu'aux limites qualitatives du format DVD par un luxe de détails fournis sur les plans moyens et rapprochés. Les plans larges, en revanche manquent de cette précision que seul le Blu-ray pourrait appporter. Il ne semble toutefois toujours pas au programme de l'éditeur ! Les couleurs sont assez agréables, bien que souvent dominées par une teinte rosée qui convient plutôt bien aux décors de Ezio Frigerio et aux luxueux costumes de Franca Squarciapino. On regrettera en outre quelques plans sous-éclairés lors de la captation.

Son

La piste stéréo brillante, aérée et large convient très bien à l'orchestration puccinienne, mais privilégie le haut du spectre et nous prive un peu trop d'une solide assise des basses. Les voix s'inscrivent toutefois avec équilibre au-dessus de la fosse bien qu'un peu trop dans le lointain.
Avec la piste 5.1 DTS, une vigueur autrement projetée s'allie à la transparence et à la brillance pour doper un orchestre rutilant aux sonorités superbes dont peuvent témoigner la flûte traversière et la harpe dès les premières mesures de la partition. Les chanteurs ressortent avec plus de proximité qu'en stéréo et l'équilibre fosse/plateau gagne un confort d'écoute très appréciable. On percevra en revanche parfois une très légère saturation sur certaines voix.

 

Note technique : 7/10

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Mots-clés

Angela Gheorghiu
Giacomo Puccini
La Rondine
Metropolitan Opera
Roberto Alagna
Samuel Ramey

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