DVD Jaquette de : Edgar

Distribution

Interprètes
  • José Cura
    Edgar
  • Amarilli Nizza
    Fidelia
  • Marco Vratogna
    Frank
  • Carlo Cigni
    Gualtiero
  • Chorus of the Teatro Regio Torino
  • Boy's Choir of the Teatro Regio
  • Boy's Choir of the Conservatorio "Giuseppe Verdi" di Torino
Mise en scène
Lorenzo Mariani
Orchestre
Orchestra of the Teatro Regio Turino
Chef d'orchestre
Yoram David
Réalisation
Tiziano Mancini
Origine
Teatro Regio Torino
Année
2008

Informations techniques

Durée
156'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Arthaus Musik
Distributeur
Intégral Distribution
Date de sortie
16/10/2009

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DD
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Espagnol
•  Français
•  Italien
•  Japonais

Edgar DVD

Note générale : 7/10

Giacomo Puccini

Opéra


La résurrection de l'un des tout premiers opéras de Puccini, adapté de La Coupe et les lèvres d'Alfred de Musset. L'écriture témoigne déjà des qualités qu'on reconnaît à ses œuvres plus célèbres, comme la puissance du lyrisme et de l'orchestre.

La résurrection d'une œuvre du passé pose un certain nombre de questions, à commencer par celle de son utilité. Fait-on cela pour faire un "coup" commercial ou l'œuvre le mérite-t-elle vraiment?

Dans le cas d'Edgar, créé en 1889, c'est le second axe qui s'impose tant cet opéra recèle de beautés. Chaque acte témoigne d'une réelle montée en puissance du point de vue artistique et certains passages se hissent aisément au niveau d'œuvres postérieures du compositeur par leur savante organisation formelle, la splendeur de l'orchestration et l'intensité dramatique.

Amarilli Nizza et José Cura chantent les rôles de Fidelia et d'Edgar dans la production du Teatro Regio de Turin.Pour rendre plus actuel ce drame sentimental situé originellement en 1302, le metteur en scène Lorenzo Mariani a eu l'idée d'une transposition à l'époque du compositeur, celle du Risorgimento, dans les sphères indépendantistes italiennes du XIXe siècle. Si cette idée n'apporte finalement que peu de choses à un argument déjà assez convenu - un homme hésite entre deux femmes, l'une pieuse et sincère dans son amour mais trop sérieuse ; l'autre tentatrice, possessive et passionnée mais destructrice -, elle donne lieu à certains tableaux visuellement intéressants, comme cet Acte I mêlant "déjeuner sur l'herbe", jardin d'Eden et colonnes ecclésiales. Seulement, ce cadre, conservé d'un bout à l'autre du spectacle, ne fonctionne pas aussi bien pour les scènes intérieures, à commencer par l'Acte 2, et conduit parfois à une certaine incohérence avec l'histoire.

Côté interprètes, les chanteurs peuvent se révéler de piètres comédiens. Ainsi le couple Fidelia/Edgar, toujours en retrait, feint les émotions sans jamais les vivre – ni nous les faire vivre. Il est vrai que le large vibrato de la soprano Amarilli Nizza et ses attaques aiguës un peu basses nous renvoient plus vers la caricature que la sincérité qui devrait émaner de son personnage. À ses côtés, difficile pour José Cura de jouer la carte amoureuse. La voix un peu usée mais encore bien timbrée s'appuie donc sur une gestuelle apprise qui laisse froid.

Julia Gertseva dans le rôle de Tigrana.En revanche, le baryton Marco Vratogna et la mezzo-soprano Julia Gertseva investissent leur rôle avec une tout autre crédibilité. Le premier apporte à Frank, amoureux blessé, une solidité physique touchante. La voix est parfois fluctuante lorsqu'elle est poussée mais le timbre est expressif. La seconde incarne on ne peut mieux ce que laisse présager le personnage baptisé "Tigrana". On a rarement vu une chanteuse bouger avec autant d'énergie, comparable à celui d'une danseuse dont elle partage du reste la silhouette et l'art de jouer avec le costume. Entre une Tosca et une Carmen survitaminées son personnage de courtisane fait preuve d'une aisance scénique louable dans la mesure où la personnalité compense un timbre passe-partout et une maîtrise sans finesse. Malgré l'excès, la présence convainc pourtant. On est alors particulièrement surpris par la force du final de la Scène V de l'Acte II : les timbres de Gertseva, Cura et Vratogna, soutenus par un chœur expressif, s'accordent avec force pour servir au mieux un des puissants sommets de la partition.

Si nous pouvons nous montrer réservés sur les voix, le travail de l'orchestre est en revanche totalement abouti et compris, pour nous donner une interprétation dans la pure tradition puccinienne. C'est à lui que l'on doit les plus puissantes émotions de la représentation.

Au final, on se souviendra de cette production comme d'une première expérience des plus prometteuses, à laquelle ne manquera qu'un meilleur plateau pour servir l'œuvre.

Lire le test du Blu-ray

Jérémie Noyer

Suppléments du DVD

Aucune.

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

La palette de couleurs est extrêmement agréable et permet de goûter la délicatesse des costumes et la subtilité des éclairages de scène de l'Acte I. La précision est au demeurant très correcte mais remise en question dans les travellings par des micro-sacades de contours. Les Actes suivants sont plus problématiques dans la mesure où ils sont bien moins éclairés, ce qui génère un manque de relief. Le Blu-ray et sa HD font bien mieux à ce niveau.

Son

La stéréo n'est pas désagréable en soi mais globalement assez étouffée. Les forte apportent heureusement une clarté bienvenue. La piste multicanale 5.1 fait davantage ressortir les voix. Mixées à l'avant, elles gagnent en intelligibilité mais aussi en légère acidité. L'encodage Dolby Digital, en raison de la compression exercée, n'est pas le meilleur choix pour un opéra.

Note technique : 7/10

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