SACD Jaquette de : Beethoven - The 'Late' String Quartets - Tokyo String Quartet

Distribution

Interprètes
  • Martin Beaver
    Violin I
  • Kikuei Ikeda
    Violin II
  • Kazuhide Isomura
    Viola
  • Clive Greensmith
    Cello
Orchestre
Tokyo String Quartet
Origine
American Academy of Arts & Letters, New York …
Année
2007

Informations techniques

Durée
198'
Nombre de disques
3
Éditeur
Harmonia Mundi USA
Distributeur
Harmonia Mundi
Date de sortie
11/10/2010

Vidéo

Audio

Version(s) sonore(s)
5.0 DSD
Stéréo DSD
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Aucun

Beethoven - The 'Late' String Quartets - Tokyo String Quartet SACD

Opp.127, 130, 132, 135 & op.133 'Grosse Fugue'

Note générale : 9/10

Ludwig van Beethoven

Concert


Avec ce dernier volume contenant les ultimes quatuors du maître de Bonn, le Tokyo String Quartet confirme sa compréhension intime des plus grands chefs-d’œuvre de la musique de chambre du XIXe siècle.

 

Au premier rang : Kazuhide Isomura (alto) et Martin Beaver (violon). Au second rang : Clive Greensmith (violoncelle) et Kikuei Ikeda (Violon).  Photo © Christian DucasseLes quatre instrumentistes parviennent à trouver dans ces interprétations un parfait équilibre entre les différents pupitres. En effet, jamais le violon I ne domine le violon II. Le violoncelle fait entendre sa voix et l'alto, trop souvent défavorisé, trouve sa place. Ils respectent ainsi l'écriture beethovenienne en allant dans le sens d'une individualité croissante de chaque pupitre. Tous se répondent dans une polyphonie de chaque instant et éclairent en permanence le texte.
Ce sens de l'équilibre instrumental a pour conséquence un bon rapport des sonorités entre elles : les suraigus du premier violon ne pêchent pas par excès de brillance, sauf bien sûr si le texte l'indique expressément et l'échange est continuel avec son équivalent, le second violon. Les dialogues entre l'alto et le violoncelle se font tout en douceur et en finesse.

Les nuances bénéficient immédiatement de cet équilibre puisqu'elles sont elles aussi respectées à la lettre, sans trait forcé et sans tension inadéquate. On a de fait l'impression que les interprètes placent constamment leur confiance dans les indications de Beethoven. Celles-ci leur permettent de cimenter et de rendre cohérent un discours pouvant vite tourner à l'exercice intellectuel avec la Grande Fugue, ou à la mosaïque abstraite avec le 14e quatuor et ses 7 parties enchaînées. Des mouvements à variations comme l'Adagio du 12e ou l'Andante du 14e quatuor feraient presque oublier que celles-ci existent tant leur compréhension dans un tout parfaitement homogène est aboutie.



Le Tokyo String Quartet sait également donner du poids avec justesse à son interprétation. Par exemple, dans l'Allegro final du 14e quatuor, c'est sans lourdeur que le mouvement avance avec une densité sonore quasiment symphonique. Dans le second mouvement du 15e, l'idée est juste de nous donner à entendre une danse paysanne de style ländler un peu lourde combinée avec un trio rappelant une musette rustique. L'humour subtil de l'Andante ou la grâce élégante du Alla danza tedesca du 13e quatuor sont présents mais discrets. Les grands sentiments suggérés par les magnifiques Adagios des 12e et 15e évitent avec bonheur le pathos hors sujet en respectant l'esprit à la lettre ainsi que les sentiments personnels du compositeur.

Toutes ces qualités d'équilibre, de justesse des nuances et d'éclairage des différentes voix trouvent évidemment leur aboutissement dans la Grande Fugue. Elles permettent non d'arrondir les angles mais de faire chanter des instruments sur un texte très complexe et ardu, voire austère, en lui apportant un coloris poétique. Comme "détente" après ce monument, le Tokyo String Quartet joue le Finale de substitution de l'opus 130 destiné à remplacer la Grande Fugue, jugée trop complexe par l'éditeur de Beethoven qui décida de la publier à part, comme 17e quatuor.

Photo © Pete Checchia

 


On reviendra souvent à cette interprétation comme à un modèle auprès duquel on entend ces quatuors dans les meilleures conditions techniques et artistiques possibles. L'éventuelle difficulté d'écoute sera aplanie par une version cherchant plus à poétiser qu'à moderniser ces monuments de la musique de chambre.






À noter : Ce SACD hybride est compatible avec tous les lecteurs de CD. Pour bénéficier des pistes multicanales et stéréo encodées en DSD, il faut utiliser un lecteur SACD.

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du SACD

Aucune.

Critique Images et Son du SACD

Images

Le format SACD ne comporte aucune piste vidéo.

Son

Le mixage 5.0 encodé en DSD est d'une présence exemplaire. S'il opte plutôt pour une globalité du message musical, les instruments ressortent parfaitement, assortis de timbres superbement définis.
Les enceintes arrière apportent un léger soutien mais se font assez discrètes.
La stéréo DSD conserve cette remarquable présence des cordes, proches de l'auditeur. La scène avant sonne en revanche un peu plus mat mais toujours riche en détails et de façon subtile.
La piste stéréo PCM a tendance à légèrement accentuer les basses et à ne pas se montrer aussi analytique que les pistes DSD. Mais la musicalité reste superbe.

 

Note technique : 9/10

Acheter ce titre

Tutti-magazine.fr est un site gratuit. Vous pouvez lui apporter votre soutien en commandant dans la Boutique Amazon les titres présentés aux mêmes prix et conditions de livraison que sur Amazon.fr

Mots-clés

Ludwig van Beethoven
Tokyo String Quartet

Index des mots-clés

Les derniers tests

Envoyer cette page à un(e) ami(e)

Envoyer

Imprimer cette page

Imprimer

Peuvent également vous intéresser

Tutti Ovation
Wozzeck mis en scène par Andreas Homoki - Tutti Ovation
Saul mis en scène par Barrie Kosky à Glyndebourne, Tutti Ovation
Adam's Passion d'Arvo Pärt mis en scène par Robert Wilson - Tutti Ovation
L'Elixir d'amour - Baden-Baden 2012 - Tutti Ovation
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg - Salzbourg 2013 - Tutti Ovation

Se connecter

S'identifier

 

Mot de passe oublié ?

 

Vous n'êtes pas encore inscrit ?

Inscrivez-vous

Fermer

logoCe texte est la propriété de Tutti Magazine. Toute reproduction en tout ou partie est interdite quel que soit le support sans autorisation écrite de Tutti Magazine. Article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle.