DVD Jaquette de : Richard Galliano - Bach (Édition Limitée)

Distribution

Interprètes
  • Richard Galliano
    Accordéon, accordina, bandonéon
  • Jean-Marc Philips
    Violon I
  • Sébastien Surel
    Violon II
  • Jean-Marc Apap
    Alto
  • Raphaël Pidoux
    Violoncelle
  • Stéphane Logerot
    Contrebasse
Orchestre
Richard Galliano Sextet
Réalisation
Marie Guilloux
Origine
Théâtre de l'Odéon, Paris
Année
2010

Informations techniques

Durée
36'
Nombre de disques
2
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Deutsche Grammophon
Distributeur
Universal Music Classics
Date de sortie
29/11/2010

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
PAL

Audio

Version(s) sonore(s)
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Aucun

Richard Galliano - Bach (Édition Limitée) DVD

Note générale : 8/10

Johann Sebastian Bach  - Richard Galliano  - Astor Piazzolla

Concert


Le CD et le DVD de cette édition Limitée nous donnent l'occasion de nous faire une juste impression sur la rencontre inattendue d'un très grand musicien accordéoniste et le père de tous les compositeurs classiques, Jean-Sébastien Bach.

 

La mal nommée "grande" musique a déjà beaucoup tenté les musiciens venus d'autres horizons. Leur immersion se fait par le biais d'arrangements plus ou moins bien réussis, opérant soit une fusion des styles – Jacques Loussier, par exemple – soit en jouant purement et simplement la partition, comme Keitt Jarrett, ou encore en adaptant pour leur instrument de manière littérale la partition originale. Richard Galliano fait partie de ces derniers.

 

Richard Galliano entouré de Jean-Marc Phillips, Sébastien Surel, Jean-Marc Apap, Raphaël Pidoux et Stéphane Logerot.  © Photo Deutsche Grammophon

 

Le choix se porte sur des pièces très connues mais provenant à la base de diverses formations : pour instrument seul tel le Prélude pour violoncelle no. 1 BWV 1007 ou l'Allemande de la Partita pour flûte BWV 1013, pour musique de chambre (la Sicilienne de la Seconde sonate pour flûte et clavecin, le Concerto pour hautbois et violon BWV 1060, le Premier contrepoint de L'Art de la fugue), ou encore pour soliste et orchestre. Dans ce dernier cas, le choix s'est porté sur le Concerto pour violon BWV 1041, l'Aria de la Suite pour orchestre no. 3 et le Concerto pour clavecin BWV 1056.
La sélection est osée et risquée car tous ces morceaux sont très connus du mélomane classique. Elle est aussi judicieuse puisqu'elle joue sur une notoriété supposée et non une découverte absolue pour le public tourné davantage vers d'autres styles de musique. Pour chaque morceau, l'arrangement d'orchestre se limite à une transposition fidèle pour les cinq pupitres accompagnant notre soliste, soit deux violons, un alto, un violoncelle et une contrebasse.

Dès lors, on sera en droit de se poser la question : quel peut être l'intérêt d'entendre jouer du Bach sur un instrument qui n'existait pas à l'époque du compositeur et, surtout, sans aucun arrangement musical ?

Première constatation : cet enregistrement est une réussite.

Richard Galliano.Mais tempérons notre enthousiasme de la découverte et de l'effet nouveauté, car Bach y est pour beaucoup. En fait, il semble que sa musique supporte n'importe quel traitement, même le plus loufoque. À l'origine, nombre de pièces étaient composées dans l'absolu, ne recevant pas même de destination précise quant à l'instrumentation : le concerto "pour clavier" pouvait être joué à l'orgue ou au clavecin, un solo de hautbois viable à la flûte, et un air de violon métamorphosable en aria pour soprano. Alors pourquoi ne pas essayer l'accordéon ? Après tout, son statut est aussi ambigu : instrument à vent, à clavier, à anches vibrantes, tout cela ensemble comme le souligne Galliano dans la préface de l'enregistrement présentée dans le livret. Et il est vrai que l'oreille sera surprise et non dérangée par certaines notes aux registres supérieurs rappelant étonnamment les notes flûtées de l'orgue, comme certains graves seront colorés comme des registres que possède aussi à son niveau l'accordéon.

La captation du concert donné le 17 mai 2010 au Théâtre de l'Odéon, en ouverture du 10e Festival Jazz à Saint-Germain des près, permet de mieux comprendre comment réagissent les musiciens face à cette musique universelle. On voit Galliano fixant son attention sur la partition, entouré de ses musiciens scrupuleux et discrets, trop peut-être.
De tous les morceaux sur CD, seul le très fameux Prélude pour violoncelle tiré de la Première suite BWV 1007 décevra un peu. Quant à la non moins célèbre Aria BWV 1068, elle est le seul morceau joué sur un bandonéon.
Une composition de Galliano, l'Aria finale, rappelle furieusement par endroits la Cantor de Leipzig. Si elle n'ajoute rien à sa notoriété, elle nous rappelle que l'accordéoniste à fait de sérieuses études classiques.

Richard Galliano à l'accordina.Le temps d'un medley proposé au programme du DVD réunissant le Menuet et la Badinerie de la Seconde suite pour orchestre, on prendra un réel plaisir à découvrir le curieux accordina, sorte d'harmonica à boutons inventé dans les années 1950.
Après, lorsque l'accordéoniste interprète en solo le Libertango de Piazzolla, sans partition et les yeux fermés, on verra le Galliano auquel on est habitué, bien plus naturel, entièrement dans sa musique. Il retrouve une fougue et un lyrisme qui n'apparaissaient que sporadiquement avec Bach.

Il fallait oser associer un instrument galvaudé durant des décennies par un répertoire de mélodies populaires et traditionnelles à la musique intimidante, même pour les plus grands, de Jean-Sébastien Bach. Mais Galliano a su lui redonner ses lettres de noblesse au piano à bretelles. S'agissant d'une première au disque, les interprètes, bien qu'un peu raidis par la concentration, transforment pourtant l'essai. Avec un peu plus de liberté, ils atteignaient une autre dimension…

 

Richard Galliano à l'issue de son concert Bach au Théâtre de l'Odéon, le 17 mai 2010.

 

 

À noter : Présenté dans un digipack, ce DVD accompagne un CD (16 pistes, 61') enregistré à l'église parisienne Notre-Dame du Liban les 1er et 2 septembre 2009 et consacré à des transcriptions d'œuvres de J.S. Bach. Il propose en outre l'Aria composé par Richard Galliano, également présent sur le DVD.

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du DVD

Aucune.

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Les habits noirs des musiciens devant le fond tout aussi foncé de la scène produisent une image nécessairement sombre. Heureusement, une définition très correcte et des éclairages judicieusement disposés apportent un certain relief. La brillance de l'accordéon et des bois ajoute à une perception somme toute plaisante.

Son

L'unique piste stéréo délivre un message clair dénué d'agressivité. Une réverbération de bon aloi apporte à la scène sonore une dimension plaisante sans nuire à une lisibilité musicale de bon niveau. Un peu plus de basses aurait cependant été souhaitable mais, en l'état, ce léger manque ne nuit aucunement au plaisir de l'écoute.

Note technique : 7/10

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Mots-clés

Johann Sebastian Bach
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