DVD Jaquette de : Mozart : Symphonies No. 35 & 36 - Concerto pour piano No. 22 - Concerto pour cor No. 1 (Baborák, Barenboim)

Distribution

Interprètes
  • Radek Baborák
    Cor
  • Daniel Barenboim
    Piano
Orchestre
Berliner Philharmoniker
Chef d'orchestre
Daniel Barenboim
Réalisation
Bob Coles
Origine
Estates Theatre, Prague
Année
2006

Informations techniques

Durée
98'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
EuroArts
Distributeur
Harmonia Mundi
Date de sortie
17/03/2011

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DD
5.1 DTS mi-débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Aucun

Mozart : Symphonies No. 35 & 36 - Concerto pour piano No. 22 - Concerto pour cor No. 1 (Baborák, Barenboim) DVD

Note générale : 8/10

Wolfgang Amadeus Mozart

Concert


En 2006 nous fêtions les 250 ans de la naissance de Mozart, et le 1er mai, comme chaque année, le Berliner Philharmoniker célébrait l'anniversaire de sa fondation. Réunion des deux événements à Prague pour un concert Mozart - l'Europa-Konzert 2006 - dirigé par Daniel Barenboïm auquel le DVD nous permet aujourd'hui d'assister.

 

Chaque 1er mai, le Berliner Philharmoniker choisit un lieu en Europe pour fêter l'anniversaire de sa fondation en 1882. Nous avons déjà critiqué un concert dirigé par Mariss Jansons qui s'inscrit dans ce cadre (lire le test).
En 2006, année musicale dédiée à Mozart oblige, la ville de Prague a été choisie pour cet événement. En effet, non seulement la capitale tchèque a rendu les plus grands hommages au compositeur de son vivant mais elle possède aussi le seul théâtre encore en activité dans lequel s'est produit Mozart.

 

L'Estates Theatre de Prague accueille l'<i>Europa-Konzert</i> 2006.

 

Le Berliner Philharmoniker ne s'est pas déplacé en totalité au Théâtre des États de Prague, magnifique écrin à l'acoustique mate propre à individualiser chaque musicien de l'orchestre. Le choix de réduire les pupitres permet ainsi d'entendre à une plus juste échelle sonore les symphonies et les concertos de Mozart, œuvres qui n'ont pas été composées pour des formations philharmoniques. Le chef ne pourra donc pas se cacher derrière un effet de puissance destiné à impacter les oreilles plus qu'à rendre justice à l'équilibre des lignes mélodiques et des sons voulus par le compositeur.
Or Daniel Barenboïm ne parvient pas totalement à installer le bon rapport de sonorités que l'on est en droit d'attendre dans ces conditions quasi idéales de concert. Tout est en effet porté par les cordes au détriment de l'harmonie qui ne fait que jouer sans avoir la réelle possibilité de chanter et de dialoguer [ceci est à tempérer à votre façon en fonction des pistes] Cela est d'autant plus dommage que d'éminents solistes composent l'orchestre. Le temps de quelques plans, on perçoit ainsi le flûtiste Emmanuel Pahud et le corniste Radek Baborák qui interprétera en soliste le Premier concerto.

Daniel Barenboim dirige le Berliner Philharmoniker. Daniel Barenboïm a choisi une forte dynamique et des contrastes nerveux. Le texte avance sans chercher à tout détailler, et de forts accents de phrasés relancent en permanence le discours. Dans le menuet de la Symphonie No. 35, il nous propose même en prime des coups de pieds martelés sur le podium, battue que l'on retrouvera sporadiquement dans le Concerto pour piano. Sa gestuelle est minimale, laissant les instrumentistes se comporter comme un grand orchestre de chambre auquel il donne les départs et indique quelques nuances expressives. Ce fonctionnement trouvé dans la Symphonie No. 35 se réplique à l'identique dans la Symphonie No. 36, avec les mêmes caractéristiques et le même impact.

Tout au long du concert, les caméras ponctuent la musique par de courts plans sur l'architecture de la salle ou des détails d'ornementations, et par des plans généraux filmés de haut, ce qui nous permet d'appréhender les conditions dans lesquelles Mozart a travaillé et comment ont été perçues ses œuvres.

 

Daniel Barenboim interprète le <i>Concerto pour piano No. 22, K. 482</i> de Mozart.

 

Comme Mozart en son temps, Danierl Barenboïm assure simultanément la partie soliste et la direction d'orchestre du Concerto pour piano No. 22. Habitué à cette configuration, il a, du reste, enregistré ainsi une intégrale Mozart chez EMI. Son jeu, bien qu'utilisant souvent la pédale - on peut le voir nettement car le couvercle du piano a été entièrement enlevé -, reste en permanence perlé et extrêmement clair. L'absence d'affect, le chant simple et parfaitement conduit, le relief donné à certaines notes (en particulier les basses frappées sèchement) apportent une fraîcheur et une joliesse boute-en-train qui conviennent bien au personnage Mozart, grand viveur à la verve truculente. Cet enthousiasme maîtrisé est toutefois tempéré par un Andante à la magnifique coda, au dépouillement visiblement habité.

Radek Baborák.Le Premier concerto pour cor, en seulement deux mouvements, permet à Radek Baborák de s'exprimer sans défauts, avec une précision expressive en parfait accord avec les membres d'un orchestre dont il est issu et à l'effectif encore plus réduit.

Ce concert permet au final de préciser la position des chefs au regard des écoles interprétatives, en rude concurrence dans la musique pré-romantique. Il semble que Daniel Barenboïm partage avec quelques autres cette faculté de réconcilier les tenants de sonorités "d'époque" et ceux de la grande tradition. Avec un effectif d'orchestre très traditionnel, réduit au plus juste pour bien sonner, mais usant de contrastes et de phrasés rattachés à un certain romantisme tempéré, on aura la sensation d'entendre de la musique moderne accommodée à l'ancienne ou, a contrario, de la musique ancienne tempérée par des couleurs modernes. L'auditeur choisira son camp en fonction de sa position esthétique. Peut-être la solution consiste-t-elle à contredire la phrase de Schoenberg : "En matière d'interprétation, tous les chemins mènent à Rome, sauf le compromis".

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du DVD

Menu du DVD.En allemand stéréo DD, avec sous-titres français et anglais :
- A Cultural portrait of Prague (Un portrait de la ville de Prague) réalisé en 2006 met en avant ses acteurs culturels. Sculpteurs, écrivains et responsables sont interviewés tandis que sont présentés les principaux monuments et théâtres en relation avec les musiciens nationaux Dvořák et Smetana, ainsi que Mozart. (18')

À noter : Les diverses interventions sont totalement désynchronisées, ce qui montre d'invraisemblables mouvements de lèvres. Heureusement, la présence des sous-titres français fait diversion.

 

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Cette captation bénéficie d'une colorimétrie soignée et de contrastes assez puissants soutenus par des noirs d'une belle profondeur. Les ors de la salle, par exemple, ressortent avec un beau piqué. Quant à la précision, elle se montre globalement satisfaisante mais en retrait sur les plans généraux.

Son

La piste stéréo offre une belle proximité avec l'orchestre. Les attaques se montrent précises et une bonne clarté est de mise. La dynamique est assez surprenante mais une certaine agressivité se remarque dans les aigus.
Avec le mixage 5.1, la présence instrumentale est décuplée et l'énergie déborde non seulement de la scène avant, mais aussi d'un environnement surround assez sollicité. L'encodage DTS mi-débit se montre moins compact que le DD, mais aussi plus riche sur les harmoniques.
Légèrement distant en stéréo, le piano se révèle bien mieux en 5.1. Quant au cor, ses sonorités s'épanouissent correctement en stéréo mais dévoilent pleinement leur richesse en multicanal.
Très belles basses générées par le caisson de grave en 5.1.

Note technique : 7/10

Acheter ce titre

Tutti-magazine.fr est un site gratuit. Vous pouvez lui apporter votre soutien en commandant dans la Boutique Amazon les titres présentés aux mêmes prix et conditions de livraison que sur Amazon.fr

Mots-clés

Mariss Jansons

Index des mots-clés

Les derniers tests

Envoyer cette page à un(e) ami(e)

Envoyer

Imprimer cette page

Imprimer

Peuvent également vous intéresser

Tutti Ovation
Wozzeck mis en scène par Andreas Homoki - Tutti Ovation
Saul mis en scène par Barrie Kosky à Glyndebourne, Tutti Ovation
Adam's Passion d'Arvo Pärt mis en scène par Robert Wilson - Tutti Ovation
L'Elixir d'amour - Baden-Baden 2012 - Tutti Ovation
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg - Salzbourg 2013 - Tutti Ovation

Se connecter

S'identifier

 

Mot de passe oublié ?

 

Vous n'êtes pas encore inscrit ?

Inscrivez-vous

Fermer

logoCe texte est la propriété de Tutti Magazine. Toute reproduction en tout ou partie est interdite quel que soit le support sans autorisation écrite de Tutti Magazine. Article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle.