DVD Jaquette de : Hoffmanns Erzählungen (Film - 1970)

Distribution

Interprètes
  • Hanns Nocker
    Hoffmann
  • Melitta Muszely
    Stella/Olympia/Antonia/Giulietta
  • Rudolf Asmus
    Lindorf/Coppélius/Doktor Mirakel/Dapertutto
  • Werner Enders
    Andreas/Cochenille/Franz/Pitichinaccio
  • Vladimímir Bauer
    Spalanzani
  • Alfred Wroblewski
    Crespel
  • Horst-Dieter Kaschel
    Schlemihl
  • Sylvia Kuziemski
    Niklaus/Muse
  • Uwe Kreyssig
    Nathanael
  • Heinz Kögel
    Lutter
  • Chorus of the Komische Oper Berlin
Mise en scène
Walter Felsenstein, Georg Mielke
Orchestre
Orchestra of the Komische Oper Berlin
Chef d'orchestre
Karl-Fritz Voigtmann
Réalisation
Walter Felsenstein
Origine
DEFA-Studio, Babelsberg - Allemagne
Année
1970

Informations techniques

Durée
130'
Nombre de disques
2
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Arthaus Musik
Distributeur
Intégral Distribution
Date de sortie
28/01/2010

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.33
Format vidéo
4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Espagnol
•  Français

Hoffmanns Erzählungen (Film - 1970) DVD

Les Contes d'Hoffmann (version allemande)

Note générale : 7/10

Jacques Offenbach  - Karl-Fritz Voigtmann (arrangements)

Film  - Opéra


En 1970, Walter Felsenstein porte à l'écran sa version allemande des Contes d'Hoffmann d'Offenbach. Agrémenté de suppléments intéressants, ce film restauré avec soin est maintenant disponible en DVD.

 

Walter Felsenstein sur le tournage de son film opéra <i>Othello</i>, en 1969.  © DRLorsqu'en 1956, Walter Feldenstein, fondateur et Directeur de l'Opéra comique de Berlin, voulut ajouter Les Contes d'Hoffmann au répertoire de l'institution, il ne savait pas que la préparation musicale de l'œuvre telle qu'il voulait la présenter lui prendrait plus d'un an…
Jacques Offenbach ayant laissé son opéra inachevé, peu de matériel était alors disponible.
Il décida donc de travailler à sa propre version en s'appuyant sur la partition pour piano de la première représentation détenue par la Bibliothèque Nationale de Paris, mais aussi sur le livret de cette représentation ainsi que le drame théâtral fantastique original du même nom publié par Jules Barbier et Michel Carré en 1851.
Feldenstein conserva les 5 actes de la pièce de théâtre, structure la plus proche, selon lui, du désir d'Offenbach.
Dans cette version, sont éliminés les récitatifs d'Ernest Guiraud, afin de revenir à une alternance de dialogues parlés adaptés de la pièce, de musique et de chant.
Très attaché à une compréhension non-élitiste des œuvres programmées dans son "Komische Oper", Feldenstein imposa la langue allemande.
Les arrangements musicaux furent confiés à Karl-Fritz Voigtman, également à la tête de l'orchestre pour le présent film.
Le 25 janvier 1958 se déroulait la première des Contes d'Hoffmann de Feldenstein.
On trouvera du reste sur le DVD 2 de ce coffret un intéressant digest de l'opéra filmé sur scène par la télévision avec une grande partie du casting du film produit 12 ans après.
En 1970, Walter Feldenstein investit le DEFA-Studio de Babelsberg pour y tourner sa version des Contes. Les décors de Reinhart Zimmermann sont adaptés de ceux créés par Rudolf Heinrich pour la scène.

 

Dessins de costumes réalisés par Rudolf Heinrich pour la version scénique des <i>Contes d'Hoffmann</i> de Walter Felsenstein.

 

La progression dramatique suit celle de la pièce : l'acte de la courtisane vénitienne Giulietta (Acte IV) est placé après les actes d'Olympia et d'Antonia.
De même, les scènes se déroulant dans la taverne de Lutter sont bien plus développées, et la Muse - autre facette de Niklaus - intervient en parlant lors d'un prologue et pour la conclusion du film.
À noter : dans la version scénique du même Felsenstein, le dernier couplet de La Légende de Kleinzach conclut l'opéra.

Melitta Muzely chante les trois incarnations de Stella imaginées par Hoffmann : Olympia, Antonia et Giulietta.
De la même façon, Rudolf Asmus chante le rôle du Conseiller Lindorf, mais également les personnages de Coppélius, du Docteur Miracle et du Capitaine Dapertutto.
Enfin Werner Enders prête ses traits et sa voix à Andreas, Cochenille, Franz, et au bossu Pitichinaccio.
Ces nombreuses incarnations pour un même chanteur conduisent à voir la déception amoureuse vécue par Hoffmann se répéter sans fin : les visages des protagonistes changent de masques selon le contexte, les archétypes demeurent.

Le réalisateur nous place de prime abord dans la réalité même de l'ouvrage.
Comme Hoffmann et Lindorf, nous assistons un court moment à une représentation de Don Giovanni, dans laquelle Stella interprète Donna Anna.

Sylvia Kuziemski (la Muse).
Le discours de la Muse s'adresse ensuite directement au spectateur avant de se transformer sous ses yeux en Niklaus, le fidèle compagnon du poète.
Silvia Kuziemski possède la féminité idéale pour ce double rôle. Son versant masculin est rendu crédible par un physique fin et un petit visage expressif dans lequel brillent de grands yeux noirs.
La dimension pédagogique du personnage vaut autant pour Hoffmann que pour le spectateur.
Le souci premier de Felsenstein semble être de ne pas l'égarer…
Ainsi ce Niklaus veille-t-il à renseigner notre compréhension, tout aussi bien qu'à mettre en garde le poète contre sa vision déformée de la réalité.


La scène de la taverne de Lutter contient nombre de dialogues parlés.
Loin de nous éloigner de l'opéra, ceux-ci nous permettent une clarification des zones d'ombres de certaines versions des Contes au livret assez flou.
De fait, ils nous rapprochent du drame de façon surprenante.

Hanns Nocker (Hoffmann).Hanns Nocker joue et chante un Hoffmann charismatique et énergique. Sa Légende de Kleinzach nous fait entendre un chant extrêmement bien articulé et un registre de ténor projeté avec aisance.
Le timbre est un peu trop nasal mais la vaillance est extrême.
La maîtrise de la voix est parfaite, comme le jeu de l'interprète qui tend à rendre crédible l'aveuglement du poète, comme son irascibilité envers les étudiants qui se pressent autour de lui pour l'entendre.

L'accompagnement choral est remarquable, comme le seront toutes les interventions du Chœur de l'Opéra Comique de Berlin.

Si la synchronisation des lèvres avec le chant est globalement satisfaisante, de petits décalages se manifestent parfois mais restent bien excusables.

Rudolf Asmus (Coppélius).Le face à face Coppélius-Hoffmann de l'Acte II, celui d'Olympia, est assez jubilatoire.
La naïveté du poète amoureux de la poupée contraste avec la subtile et malsaine obsession du marchant d'yeux.
Les dialogues bien écrits n'y sont pas pour rien.
De même, l'échange verbal entre Coppélius et Spalanzani, physicien de bande dessinée à la chevelure excentrique, montre deux acteurs drôles et inquiétants à la fois dans cette tension qui les relie à la poupée.
Le décor de Reinhart Zimmermann, d'après celui de Rudolph Heinrich créé pour la scène, est parfaitement soigné.
Les mécaniques d'horlogerie fantasques expriment parfaitement le fondement pseudo-scientifique du contexte, comme les luxueuses tentures et les lustres de cristal se montreront idéaux pour l'arrivée des invités venus assister à l'entrée dans la société de la poupée Olympia.

 

Arrivée des invités de Spalanzani à l'Acte II.

 

Cette entrée, assez spectaculaire au niveau des images, soulève pourtant deux problèmes sur le plan musical : chanter de façon aussi scandée et hachée "Wie is das alles imposant" ("Non aucun hôte vraiment") n'est pas du meilleur effet, même si on peut y voir une façon de brocarder une certaine bourgeoisie en l'assimilant à un monde d'automates. Mais, plus ennuyeux, la répétition d'une note en fin de phrase, afin de correspondre avec les syllabes allemandes, alourdit la mélodie et la transforme en la rendant musicalement assez suspecte.

Melitta Muszely (Olympia).La gestuelle heurtée de la poupée s'accompagnant à la harpe est assez bien réglée.
Melitta Muszely incarne un bel automate.
La voix comme le physique sont en accord avec l'exigence du rôle.
Le timbre évoque la Blanche-Neige de Walt Disney et apporte au rôle un côté enfantin tout à fait compatible.
La fin de la scène tend vers une dimension cruelle assez inattendue.
Le démantèlement de l'automate provoque l'hilarité des invités cadrés de très près afin de mettre en valeur le grotesque des visages, tandis que la tête de la poupée jetée à terre par Coppélius se brise pour laisser apparaître un fluide rougeâtre que l'on pourrait assimiler à du sang…
Mais la transition d'image nous fait comprendre qu'il s'agit du contenu du bol à punch, brisé aux pieds d'Hoffmann.


Et nous revoici transportés dans la taverne de Lutter, au côté d'un poète berné devenu acariâtre.
Le jeu de Hans Nocker excelle dans cette transition.
Le rêveur devient sombre, misanthrope.
Cet Hoffmann nous éloigne de tout sentiment d'empathie mais gagne en densité psychologique et en crédibilité.

Melitta Muszely (Antonia).L'Acte d'Antonia est introduit par quelques arpèges de clavecin jouées par la jeune fille - musicalement contestable, mais justifié sur le plan cinématographique - avant de chanter "Sußes Lied, bist mir entechwunden…" ("Elle a fui, la tourterelle").
À nouveau, la voix de Melitta Muszely s'accorde au personnage.
Le timbre se montre plus mûr que pour celui de la poupée.
Mais plus que le chant, honnête, la comédienne se montre remarquable pour exprimer la maladie psychologique du personnage. Le regard est fixe, la tête curieusement orientée…

L'aria est malheureusement interrompu par l'entrée de Crespel, son père. Choix sans doute justifié par la mort qui menace la jeune fille si elle chante, mais difficilement acceptable sur le plan musical.

Il ne faut en fait pas perdre de vue que ces Contes sont avant tout un film.
La musique y occupe une certaine place, mais pas toujours la première.

La présence des couplets de Franz "Tra-la-la-la…" ("Jour et nuit je me mets en quatre") est assez surprenante ici.
Le réalisateur accorde plus de place au personnage de serviteur qu'à l'air d'Antonia.
La performance de Werner Enders face à la caméra est tout à fait convenable, mais ce choix de prendre le spectateur à témoin, comme un chanteur le ferait sur scène, nous fait quitter l'atmosphère du film pour rejoindre une dimension de théâtre plutôt malvenue.

Dans le duo Antonia/Hoffmann "Dir, Melodie, wollen wir uns verbinden" ("C'est une chanson d'amour"), Melitta Muszely projette des aigus un peu trop agressifs pour convaincre.
Une fois encore, le père interrompt sa fille, surprise en train de chanter.
Et le chant d'être sacrifié…

Rudolf Asmus (Docteur Miracle).L'inquiétant Docteur Miracle permet de retrouver Rudolf Asmus, après Lindorf et Coppélius, dans un nouveau personnage, diabolique cette fois.
Son crâne chauve légèrement difforme ajoute à l'impact dramatique qu'apporte le chanteur-comédien.
La voix possède la couleur et l'autorité nécessaire.
Le jeu est remarquable.


La mort d'Antonia est traitée sans originalité et le retour à la taverne se fait avec aisance, comme on tournerait les pages d'un livre pour passer au chapitre suivant.
Un peu décevant tout de même.





Werner Enders (Pitichinaccio) et Melitta Muszely (Giulietta).

 

Au son de la célèbre barcarolle "Belle nuit, ô nuit d'amour" ("Dunkle Pracht uns sacht umrauscht"), nous pénétrons en gondole dans une Venise esquissée de façon expressionniste.
L'immense salle du palais de la courtisane Giulietta est tendue de tentures pourpres, là où la salle de bal de Spalanzani était décorée de blanc.
Ce décor assez imposant est rempli de figurants pour un effet visuel tout à fait réussi.

Hanns Nocker apporte à l'air "Muss Liebe denn treu immer sein?" ("Amis, l'amour tendre et rêveur"), une dynamique vocale révélatrice de la technique vocale du ténor.
Son chant évolue comme le personnage.
Les chœurs offrent en outre un important soutien.

Dans cet Acte, Werner Enders se transforme en Pitichinaccio.
Le chanteur joue de son physique de façon habile pour incarner ce bouffon difforme et en dessine un modèle du genre.

Melitta Muszely joue une Giulietta imposante.
Le verbe parlé est fort, autoritaire et rapide.
Physiquement, sa courtisane est parfaitement crédible, mais la voix ne possède pas de couleurs suffisamment riches.
Les harmoniques sont un peu pauvres pour caractériser un tel personnage.

Rudolf Asmus (Dapertutto).Rudolf Asmus anime Dapertutto d'un côté calculateur tout à fait cinématographique.
Le machiavélisme du personnage est accentué par l'air "Mein Diamant, rufst Du mir die Verfüherin" ("Scintille, diamant") interprété intérieurement.
Le chant devient la pensée du personnage, et cela fonctionne très bien.

Le duel qui oppose Hoffmann à Schlemil est montré par le biais d'ombres projetées, moyen retenu par le cinéaste pour nous faire comprendre que ce dernier a déjà perdu son reflet.
Mais le soutien d'Hoffmann par le seul regard de Dapertutto pendant le combat semble une trouvaille un peu faible pour marquer la source de l'énergie qui aide Hoffmann à tuer son rival.

Lorsque, peu après, Hoffmann se sépare de son reflet, on est un peu déçu. Voir son image disparaître d'un miroir passe sur scène mais se montre simpliste au cinéma.
La mort de Giulietta qui s'empoisonne en buvant le breuvage préparé par Dapertutto pour endormir la vigilance de Niklaus s'avère en revanche un moment dramatique très bien amené.

Melitta Muszely (Stella).L'ultime retour à la taverne montre un Hoffmann violent.
Ses auditeurs le laissent seul.
Stella le rejoint, suivie par le Conseiller Lindorf.
La reprise de La Légende de Kleinzach pourrait être une fin (c'est celle retenue pour la version scénique).
Mais la Muse réapparaît pour une tirade parlée.
La voix intérieure d'Hoffmann conclut le film de façon simple.

On ne peut s'empêcher de comparer cette réalisation aux Contes d'Hoffmann (Tales of Hoffmann) de Michael Powell et Emeric Pressburger.
Ce film de 1951, bien plus travaillé sur le plan esthétique, bien plus riche en idées et en créativité, ne saurait toutefois nous empêcher de nous intéresser à cette production allemande.
Elle est le fruit d'un véritable travail de reconstruction et illustre parfaitement la volonté d'un directeur de théâtre à marquer une œuvre de sa vision.


Comme les autres films d'opéras de Walter Felsenstein édités en DVD par Arthaus Musik (Fidelio, La Petite renarde rusée, Don Giovanni, Othello, Barbe-bleue et Les Noces de Figaro), Les Contes d'Hoffmann a bénéficié d'une restauration assez poussée visant à éliminer les diverses salissures de la pellicule ainsi qu'à ajuster au mieux la colorimétrie et la luminosité des scènes entre elles.
Le son, d'origine mono, a fait l'objet d'une remasterisation stéréo de qualité.

Philippe Banel

Suppléments du DVD

Sur le DVD 2.
- En respectant la chronologie de l'histoire, quelques larges extraits du scénario sont présentés sur fond musical de Barcarolle réitérée. De très beaux dessins de production de Rudolf Heinrich en couleurs et N&B illustrent les scènes. (versions disponibles en français, anglais, allemand et espagnol - Stéréo DD, 18')
- Très intéressant digest de l'opéra filmé sur scène en 1958 par la télévision. Le casting présente de nombreuses similitudes avec la distribution du film. L'orchestre est dirigé par Václav Neumann et la mise en scène s'apparente en bien des points à celle du film réalisé en studio.
C'est aussi l'occasion de voir et entendre Walter Felsenstein qui explique brièvement la genèse de l'œuvre et sa propre démarche. (N&B, allemand mono 2.0 DD sous-titré en français, anglais et espagnols, 32')

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Le générique d'ouverture et ses caractères instables font craindre le pire. Bien heureusement, dès les premières images, l'habile travail de restauration nous rassure.
Les couleurs assez naturelles, les contrastes profonds et la précision forcent le respect et permettent d'apprécier à leur juste valeur les cadrages pertinents et raffinés qui caractérisent le film.
À l'exception de quelques rares saccades (les sujets qui se croisent, au début du film, devant l'affiche de Don Giovanni, par exemple) et plans instables, on ne peut que louer la qualité de ce master joliment rénové.

Son

Au diapason des images, l'orchestre entendu sur l'Ouverture déçoit par son excessive réverbération, son côté caverneux.
En revanche, dès que les voix chantées se superposent, il gagne une présence surprenante assortie d'un écho maîtrisé.
Mais on ne peut pas dire que l'osmose entre voix chantées et orchestre soit parfaite, tant celles-ci semblent artificiellement mixées au-dessus des instruments.
À l'opposé, les dialogues parlés passent fort bien.
Cette piste stéréo créée depuis une source mono n'est toutefois pas désagréable, d'autant qu'elle ne souffre d'aucune présence de souffle.

Note technique : 7/10

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