Blu-ray Jaquette de : An Evening with Renée Fleming

Distribution

Interprètes
  • Renée Fleming
    Soprano
Orchestre
Berliner Philharmoniker
Chef d'orchestre
Ion Marin
Réalisation
Henning Kasten
Origine
Waldbühne Berlin
Année
2010

Informations techniques

Durée
126'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Région ALL
Éditeur
EuroArts
Distributeur
Harmonia Mundi
Date de sortie
21/10/2010

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS HD Master Audio
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Français

An Evening with Renée Fleming Blu-ray

Waldbuhne 2010

Note générale : 8/10

Giacomo Puccini  - Modest Mussorgsky  - Erich Wolfgang Korngold

Concert


Le public attend toujours avec impatience le concert annuel de la Waldbühne à Berlin.
Le 27 juin 2010, sous les auspices de la lune et de l'une des plus grandes sopranos actuelles, Renée Fleming, la magie a une fois de plus fonctionné avec la collaboration du chef invité Ion Marin.

 

Ion Marin dirige le Berliner Philharmoniker.

 

Dans ce superbe amphithéâtre hellénisant où purent s'assembler dès sa construction en 1936 - fortement connotée à une époque troublée - plus de 20.000 personnes, un nouveau public assiste aujourd'hui, décontracté, à la clôture de la saison donnée par les Berliner Phiharmoniker.
L'amour de la musique réunit symboliquement toutes les styles et tous les âges. Les nombreuses caméras-grues nous font planer au-dessus des gradins et de l'orchestre avec fluidité. Au détour d'un travelling ou d'un gros plan, nous saisissons l'impact physique que produit la musique sur des gens dont nous ne savons rien mais qui ressentent la même émotion que nous.

Nous nous étions beaucoup amusé lors de la saison 2002 (Open Air, DVD édité par EuroArts - lire le test), mais cette fois, nous sommes placés dans un autre univers, celui de l'amour, de la nuit et de la contemplation. La grande, l'immense, soprano américaine Renée Fleming nous fait don de sa beauté tant vocale que physique. Elle changera trois fois de robe, passant du rouge au bleu vifs pour finir par un élégant blanc.

Mais avant de succomber à son charme, nous entrons dans la nuit par son côté inquiétant. Le monde des sorcières et des spectres danse dans nos oreilles en même temps que sur le Mont Chauve. Une entrée en matière dynamique, d'autant plus surprenante qu'il ne s'agit pas de la populaire version réécrite par Rimski-Korsakov mais de l'original de Moussorgsky qui diffère totalement dans sa dernière partie.

 

Renée Fleming.

 

Très vite pourtant, nous voilà partis pour la première prestation de la soprano, le superbe Chant à la Lune tiré de l'opéra de Dvorak Rusalka. Puis viendront la scène finale de Capriccio de Strauss, un extrait de La Ville Morte de Korngold puis un court lieder de Strauss qui conclura une sélection germanique opportuniste mais aussi thématique. Renée Fleming enchaînera sur le répertoire italien : Puccini et un air d'adieu de La Bohème, deux extraits légers de l'œuvre homonyme beaucoup moins connue de Leoncavallo, puis Puccini encore avec "Tu che di gel sei cinta" de Turandot et, en bis, l'incontournable "O mio babbino caro" de Gianni Schicchi.
La voix ne semble pas se soucier ni de l'éclectisme des styles ni de la diversité des langues. Idéalement placée dans les aigus, lisse et charmeuse, elle devient émouvante au possible dans des scènes tragiques très expressives. Renée Fleming théâtralise un minimum, avec justesse et retenue, les grandes héroïnes dramatiques qu'elle incarne à la scène depuis longtemps à la perfection.

 

Renée Fleming.


Le Berliner Philharmoniker dirigé par Ion Marin.

En dépit d'un Roméo & Juliette de Tchaïkovsky un peu étiré et d'une Ouverture du Rienzi de Wagner fortement ancrée dans la tradition allemande, les cordes langoureuses de l'Adagio du ballet Spartacus de Katchaturian comme celles du Salut d'amour d'Elgar sauront trouver leur public. L'orchestre reste concentré mais les bénéfices de la pression d'un concert entre quatre murs devant un public attentif s'évanouissent sous cette tente plantée au milieu de la nature verdoyante et sous le ciel étoilé.

Le morceau final, précédé par un bis vocal, redonnera vigueur et enthousiasme après ces rêveries sonores s'achevant au clair de lune. En effet, le Berliner Luft de Paul Lincke, très attendu et devenu en quelque sorte rituel à la Waldbühne, réservera une amusante surprise qui ne touchera pas les seuls amateurs de musique classique en assurant un lien entre deux mondes apparemment totalement étrangers l'un à l'autre.
On ne vous en dira pas plus…

 

 

Lire le test du DVD

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du Blu-ray

En HD : Quatre bandes-annonces de Blu-ray de l'éditeur. (Stéréo DD ou PCM)

Bande-annonce du Blu-ray

Critique Images et Son du Blu-ray

Images

Nous avions relevé sur le DVD, la difficulté de gestion colorimétrique entre le plateau et la lumière du jour éclairant encore les spectateurs de la Waldbühne au point de provoquer des jaunes "brûlés" peu engageants derrière le chef.
Avec le surcroît de définition du support Blu-ray, le détail s'invite dans les zones difficiles et, instantanément, relativise la dérive du jaune.
Dès que la nuit tombe, les images resplendissent comme les parures de bijoux portées par Renée Fleming dont le scintillement est rendu avec éclat. Couleurs et contrastes deviennent irréprochables. Comme le public dont l'émotion est soulignée par le réalisateur, notre regard nous fait complice de ce beau moment de partage musical.

Son

La Nuit sur le Mont Chauve met en évidence la trop grande retenue des timbres de la piste stéréo. La dynamique est certes correcte, mais les basses ont tendance à assourdir un ensemble qui ne demande qu'à briller.
Avec la piste multicanale DTS HD Master Audio, les graves restent très présents mais l'ouverture devient spectaculaire et la lisibilité des divers pupitres bien plus aisée.
Heureusement, la voix de Renée Fleming apporte à la stéréo un premier plan qui vient équilibrer le côté sourd de l'orchestre.
Mais c'est en 5.1 que le miracle se produit, nous plongeant dans une atmosphère musicale parfaitement dosée entre les enceintes. Cet encodage, force est de le reconnaître, se montre bien supérieur au DTS du DVD et permet d'apporter bien plus de naturel à ces aigus projetés que nous trouvions agressifs. La définition des timbres dépasse ici toute attente.

Note technique : 10/10

Acheter ce titre

Tutti-magazine.fr est un site gratuit. Vous pouvez lui apporter votre soutien en commandant dans la Boutique Amazon les titres présentés aux mêmes prix et conditions de livraison que sur Amazon.fr

Mots-clés

Antonin Dvorak
Rusalka

Index des mots-clés

Les derniers tests

Envoyer cette page à un(e) ami(e)

Envoyer

Imprimer cette page

Imprimer

Peuvent également vous intéresser

Tutti Ovation
Wozzeck mis en scène par Andreas Homoki - Tutti Ovation
Saul mis en scène par Barrie Kosky à Glyndebourne, Tutti Ovation
Adam's Passion d'Arvo Pärt mis en scène par Robert Wilson - Tutti Ovation
L'Elixir d'amour - Baden-Baden 2012 - Tutti Ovation
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg - Salzbourg 2013 - Tutti Ovation

Se connecter

S'identifier

 

Mot de passe oublié ?

 

Vous n'êtes pas encore inscrit ?

Inscrivez-vous

Fermer

logoCe texte est la propriété de Tutti Magazine. Toute reproduction en tout ou partie est interdite quel que soit le support sans autorisation écrite de Tutti Magazine. Article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle.