DVD Jaquette de : Dido & Aeneas

Distribution

Interprètes
  • Sarah Connolly
    Dido, Queen of Carthage
  • Lucas Meachem
    Aeneas, A Trojan Prince
  • Lucy Crowe Belinda
    Dido's Maid
  • Sara Fulgoni
    Sorceress
  • Anita Watson
    Second Woman
  • Eri Nakamura
    First Witch
  • Pumeza Matshikiza
    Second Witch
  • Lestyn Davies
    Spirit
  • Ji-Min Park
    Sailor
  • Olivia Cowley
    Dancer
  • Melissa Hamilton
    Dancer
  • Cindy Jourdain
    Dancer
  • Ihona Loots
    Dancer
  • Kristen McNally
    Dancer
  • Samantha Raine
    Dancer
  • Paul Kay
    Dancer
  • Brian Maloney
    Dancer
  • Steven McRae
    Dancer
  • Xander Parish
    Dancer
  • Liam Scarlett
    Dancer
  • Johannes Stepanek
    Dancer
  • Julian Perkins
    Harpsichord
  • Jan Čižmář
    Theorbo
  • Andrew Skidmore
    Cello
  • Steven Moore
    Chamber Organ
  • The Royal Opera Extra Chorus
Mise en scène
Wayne McGregor
Chorégraphie
Wayne McGregor
Orchestre
Orchestra of the Age of Enlightenment
Chef d'orchestre
Christopher Hogwood
Réalisation
Jonathan Haswell
Origine
Royal Opera House, London
Année
2009

Informations techniques

Durée
60'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Opus Arte
Distributeur
DistrArt Musique
Date de sortie
29/10/2009

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS mi-débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Espagnol
•  Français
•  Italien

Dido & Aeneas DVD

Didon et Enée

Note générale : 7/10

Henry Purcell

Opéra  - Ballet


Le célèbre chef "baroqueux" britannique Christopher Hogwood, à la tête de l’Orchestra of the Age of Enlightenment, dirige une représentation du Didon et Énée de Purcell - œuvre sans doute créée à Chelsea (Londres) en 1689 - filmée les 3 et 8 avril 2009 à la fameuse Royal Opera House, Covent Garden.

La mise en scène

Appuyée par une belle mise en images assurée par six cameramen, et ce dès l’ouverture, la mise en scène de Wayne McGregor apparaît comme minimaliste, épurée et dépouillée, ce qui va plutôt bien à cet opéra de petite taille, un "chef-d'œuvre miniature", selon Rebecca Herissone qui s'exprime dans le livret joint au disque.

Sarah Connolly (Didon).Les décors sont géométriques sur un fond mural uni, et les couleurs font parfois penser aux œuvres de Soulages.
Les costumes de Fotini Dimou sont relativement intemporels : nous ne voyageons ni dans l’Antiquité façon péplum, ni au XVIIe siècle, époque de Purcell, ni même de nos jours.
Ils sont en fait largement imaginaires, les chœurs masculins portant notamment de longues robes du type "arts martiaux".

L’inspiration asiatique, bien qu’assez discrète, est indiscutable.

X
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Quant à la chorégraphie, signée Wayne McGregor comme la mise en scène, elle apparaît comme très présente dans son expression non traditionnelle. Il s’agit en fait plus d’un travail sur le corps, comme on l'apprend dans une interview proposée en bonus.

Mais, pourquoi avoir habillé les excellents danseurs du Royal Ballet en gymnastes des années 1930 ?

Cela étant, si cette production est non conventionnelle, elle ne fait preuve d'aucune provocation.

Sarah Connolly (Didon) et Lucas Meachem (Énée).Fait de bleu, de bleu nuit, de marron et d'orangé, tous dans des tons plus ou moins pastels, le traitement des couleurs par les lumières devant un fond mural souvent sombre est en outre intéressant.
Il crée une atmosphère assez mystérieuse.
Dans la scène des sorcières et la scène finale, par exemple, avec un fond noir bleuté au sein duquel s'ébroue - en vidéo - un beau cheval bleu…
Ce traitement des couleurs par les lumières dues à Lucy Carter n'est pas sans évoquer les productions de Wieland Wagner à Bayreuth dans les années 1950 et 1960, caractérisées par le mystère, le jeu des éclairages et une économie de moyens.

 

 

Lucy Crowe chante le rôle de Belinda.

 

Les interprètes

Il est incontestable que Lucy Crowe, jeune soprano britannique dans le rôle de la servante et confidente de Didon, incarne le mieux vocalement et physiquement la fraîcheur juvénile de son personnage, notamment à la fin de l’Acte I ("Pursue thy conquest, Love… !"), puis au début de la scène 2 de l'Acte II (scène du bosquet et de l’orage : "Haste, haste to town… !").
Le public ne s’y trompe pas et lui offre une belle ovation à la fin de la représentation.

Lucas Meachem (Aeneas).Le baryton incarnant Énée, Lucas Meachem - très présent sur les scènes américaines ainsi qu’à Covent Garden, justement - correspond bien à la fois à la tessiture et au physique du rôle.
Lui aussi rend son personnage très crédible vocalement et dramatiquement.

Sara Fulgoni (la Sorcière).La mezzo-soprano Sara Fulgoni (la Sorcière) et les sopranos Eri Nakamura et Pumeza Matshikiza, ses deux acolytes, échappent à la caricature souvent réservée à ce type de personnages peu faciles à incarner vocalement et au niveau théâtral.
Mais, on reste un peu sur la réserve.
Un certain manque de présence se fait sentir, même si le metteur en scène a voulu représenter les deux aides-sorcière comme des sœurs siamoises…

Le marin qui tente de réveiller ses camarades Troyens, près du bateau stylisé en une masse noire, et qui lance son si beau "Come away, fellow sailors… !", au début de l’Acte III, est très décevant.
Le ténor Ji-Min Park n’a pas la voix du rôle, même si on ne lui demande pas de rivaliser ici avec le chant du pilote dans Le Vaisseau Fantôme ou celui du marin dans Tristan et Isolde de Wagner.

Anita Watson, entourée de danseurs du Royal Ballet.Passons sur Anita Watson (la seconde femme, mezzo-soprano) et Lestyn Davies (L’Esprit, ici contre-ténor), dont les apparitions sont très limitées, pour nous arrêter sur la mezzo-soprano britannique Sarah Connolly dans le rôle de Didon.
Tout en faisant preuve de qualités dramatiques incontestables et en étant à l'aise vocalement dans le médium et le grave ("Ah ! Belinda…!", au début de l'Acte I), cette chanteuse, au physique peu crédible par ailleurs, n'a pas vraiment les moyens exigeants du rôle.

À la fin de l'opéra, lorsqu'arrive la mort de Didon, elle entame bien le si célèbre "When I'm laid in earth… !", mais, même si elle ne crie pas, elle ne tient pas les aigus relativement forte du "Remember me…", tellement difficile à chanter, il est vrai…
Ce n'est pas une soprano, mais une mezzo, et, au risque de faire hurler les "baroqueux intégristes", rappelons qu'il fut une époque pas si lointaine où une Flagstad (wagnérienne hors pair) chantait ce rôle en fait assez lourd, illustrant une conception de l'œuvre assez proche d'une tragédie grecque.

Christopher Hogwood dirige l'Orchestra of the Age of Enlightenment.Enfin, tant les chœurs de la Royal Opera House que l'orchestre, très apprécié à juste titre dans le cercle des baroqueux, et le grand Christopher Hogwood, sont remarquables de finesse et de précision dans les attaques.
C'est à ce niveau, sans aucun doute, que résident les caractères les plus intéressants de cette représentation.

Et les chœurs nous enchantent, avec le fameux début de l'Acte III, à la suite du "Come away, fellow sailors… !", lancé par le Premier marin, ou avec l'extrême fin de l'œuvre, lors de l'appel aux cupidons comme gardiens de la tombe de Didon.


Au final, les atouts de ce Dido and Aeneas de Covent Garden sont la valeur de la direction, de l'orchestre et des chœurs, ainsi que l'atmosphère visuelle. Nous passerons sur la chorégraphie, mais, il est vraiment dommage que la distribution, et notamment le rôle-titre, ne soit pas à la hauteur des qualités de cette production.

 

 

Lire le test du Blu-ray

 

 

Retrouvez la biographie de Henry Purcell sur le site de notre partenaire Symphozik.info.

 

Suppléments du DVD

Wayne McGregor.

En anglais, sous-titré en français, allemand, espagnol et italien :

- Synopsis.
- Photos de la distribution.
- Interview du metteur en scène et chorégraphe Wayne McGregor sur sa conception du livret et sa traduction scénique en gestuelle corporelle pour les chanteurs et danseurs. (10').

 

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Un ensemble plaisant par sa luminosité non agressive et ses couleurs délicates au sein duquel les gros plans apparaissent toutefois trop doux.
La matière du mur de fond de scène occasionne un très léger fourmillement tout à fait acceptable.
En revanche, les contours pourraient gagner en précision et les contrastes, honnêtes, en densité. Ainsi, les danseurs évoluant sur fond sombre ressortiraient bien mieux.
Le master HD s'exprime davantage en disque Blu-ray, également testé sur Tutti-magazine.

Son

Lisibilité et transparence caractérisent avant tout une stéréo de qualité audiophile.
Mais profondeur, relief et dynamique apparaissent comme un peu décevants, de même qu'un léger manque de graves.
La piste 5.1 est confondante de naturel, tant par ses couleurs que dans par sa ventilation multicanale.
Orchestre, solistes et chœurs sont définis avec clarté tout en formant un ensemble cohérent en parfait accord avec le style de musique.
Le relief et la dynamique sont un peu plus évidents qu'en stéréo.
Quant au caisson de graves, sa présence est uniquement dédiée à quelques effets de type "tonnerre".
Une utilisation un peu plus poussée aurait apporté une meilleure assise.
Ni la stéréo ni le multicanal ne s'avèrent agressifs.

Note technique : 7/10

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