DVD Jaquette de : Der Rosenkavalier

Distribution

Interprètes
  • Renée Fleming
    Die Feldmarschallin
  • Sophie Koch
    Octavian
  • Diana Damrau
    Sophie
  • Franz Hawlata
    Der Baron Ochs auf Lerchenau
  • Jonas Kaufmann
    Ein Sänger
  • Franz Grundheber
    Herr von Faninal
  • Jane Henschel
    Annina
  • Irmgard Vilsmaier
    Jungfer Marianne Leitmetzerin
  • Wolfgang Ablinger-Sperrhacke
    Valzacchi
  • Uli Kirsch
    Pierrot
  • Theaterkinderchor am Helmholtz-Gymnasium Karlsruhe
  • Philharmonia Chor Wien
Mise en scène
Herbert Wernicke
Orchestre
Münchner Philharmoniker
Chef d'orchestre
Christian Thielemann
Réalisation
Brian Large
Origine
Festspielhaus Baden-Baden
Année
2009

Informations techniques

Durée
211'
Nombre de disques
2
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Decca
Distributeur
Universal Music Classics
Date de sortie
16/11/2009

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS Plein débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Chinois
•  Espagnol
•  Français

Der Rosenkavalier DVD

Le Chevalier à la rose

Tutti ovation

Note générale : 10/10

Richard Strauss

Opéra


 

Voici la grande version moderne du Chevalier. Un plateau de rêve, idéal et homogène, une splendide production, une direction musicale idéale servie, il est vrai, par un des plus beaux orchestres d’Europe pour ce type de répertoire, et une place toute trouvée au côté de l’enregistrement couronné de Carlos Kleiber.

 

 

On est, dès le prélude d’ouverture, très vite conquis par la direction ciselée et transparente de Thielemann, qui privilégie la clarté, la précision ou la volupté du détail sonore à la masse sonore straussienne. Pour cela il bénéficie du meilleur outil qui puisse être avec l’Orchestre philharmonique de Munich, fer de lance de ce répertoire.

 

La distribution vocale nous offre un vrai régal de part en part.

 

Renée Fleming.

La Maréchale de Renée Fleming est tout simplement exquise, toute de beauté plastique, de grâce, de sourire, de regard doux et bienveillant composée. La jeunesse qui s’estompe n’en est que plus douloureuse et plonge sa Maréchale dans une mélancolie ni feinte, ni exhibée. Il émane aussi de son personnage douceur et tolérance, qui ne remettent toutefois à aucun instant en cause l’autorité naturelle de son rang. Son timbre straussien jusqu’au bout des registres, est naturellement idéal pour cette artiste qui connaît parfaitement la langue et le répertoire d’outre-Rhin.

 

 

 

La présentation de la rose dans des décors signés Herbert Wernicke, comme les costumes et la mise en scène.Le duo Sophie/Octavian constitue une splendeur vocale. La première, Diana Damrau est la Sophie idéale, voix riche et pleine, chaleureuse et ronde, elle irradie de beauté les plus belles pages de l’opéra comme lors de la remise de la rose à l’ouverture de l'Acte II.

 

La seconde, Sophie Koch, campe un Chevalier (Octavian) particulièrement à l’aise dans son costume masculin, d’une tenue en scène magnifique qui ne surajoute à aucun instant, ni dans le jeu ni dans le chant, le moindre soupçon de virilité factice. Son timbre est tout simplement celui dont la couleur sensuelle de mezzo est idéale pour le rôle. Comme sa partenaire de génération (en opposition à La Maréchale) Sophie Koch est dotée d’une musicalité, d’un sens naturel du phrasé idéal et convaincant. Le trio final "Hab’ mir’s gelobt" touche au sommet : jamais Strauss n’a été si proche de Mahler, de cet apogée musical ultime, bouleversant et irrésistible qu’on atteint avec plusieurs pages de ses Symphonies.

Sophie Koch rayonne autant que la rose d'argent qu'elle présente…

 

Franz Hawlata tient le rôle du Baron Ochs auf Lerchenau.

Décidément cette distribution est des plus admirablement construite : le Baron Ochs de Franz Hawlata est parfait lui aussi. Ce Baron est encore relativement jeune, à la force de l’âge et non comme on l’a vu trop souvent, un vieux barbon décati. Non seulement il possède parfaitement la tessiture redoutable de l’odieux personnage (notamment pour son registre grave), mais il campe un personnage crédible sans jamais se laisser dépasser par toutes les caricatures qu’on a pu voir sur scène. En effet, Ochs est trivial, méprisant, arrogant, pleutre et grossier, mais il repose aussi sur la certitude que son rang social lui confère parfaitement ses débordements. Il n’en sera que plus ridiculisé à l’Acte III, quand le piège se refermera sur lui et que, marri, il devra finalement se retirer.

 

Jonas Kaufmann est le "ténor italien".On s’étonne de prime abord, au milieu de cette distribution, d’avoir sollicité Jonas Kaufmann pour l’apparition du ténor "italien", lui qui est allemand ! Bien sûr l’admirable artiste est déjà outre-Rhin extrêmement populaire, mais on peut contester qu’il ait le profil du rôle. Sa magnifique voix ne possède pas la couleur solaire, latine et éclatante du "Rigo armato" de son unique apparition à l’Acte I, mais son physique autant que son art du chant ne laisseront pas un instant la maréchale indifférente ! On remarque d’emblée que Kaufmann hésite entre le caractère "mélodiste chantant" (un certain trait de l’opéra allemand) et le grand "air de bravoure" avec point d’orgue sur les aigus (de l’opéra italien, Verdi en tête bien sûr) ; Strauss avait probablement ce dernier en tête, pour l’apparition fugace mais haute en couleur du personnage. Mais nous conviendrons que c’est un détail et nous admettrons volontiers que le ténor italien soit ici allemand, et que l’idée scénique de faire de lui un jeune premier séduisant en diable n’est pas repoussante.

 

Jane Henschel, impayable comme de coutume, ici en Annina grand siècle et le remarquable Faninal de Franz Grundheber, complètent une distribution de première classe.

 

Diana Damrau et Sophie Koch dans la scène finale du <i>Chevalier à la rose</i>.La production ici filmée au Festspielhaus de Baden Baden, est une reprise de l’originale de Salzbourg créée en 1995. Elle est signée du regretté metteur en scène allemand Herbert Wernicke, décédé à 56 ans en 2002. 

 

Somptueuse en décors épurés et hautement stylisés, en miroirs - éléments majeurs qui reflètent impitoyablement la fluidité du temps - elle assure autant une lecture précise, profonde qu’humoristique à ses heures, de la comédie dramatique. Le jeu d’acteur y est remarquable et soigné, Ochs en tête mais aussi chacun des protagonistes s’y révèle à la fois crédible et théâtralement efficace. L’Autriche (les costumes) y est bien présente, et on identifie fort bien le regard sarcastique et moqueur porté sur l’aristocratie, ses mœurs et ses codes, qui entoure Marie-Thérèse à Vienne. Les costumes - féminins notamment - sont somptueux et la production filmée leur rend, comme au jeu de scène et à l’action, pleinement justice.

 

Retrouvez la biographie de Richard Strauss sur le site de notre partenaire Symphozik.info.

 

Gilles Delatronchette

Suppléments du DVD

 

Stéréo PCM en allemand ou français (Sophie Koch) avec sous-titres anglais, sur le DVD 1 :

 

Sophie Koch intervient en français dans les bonus.Documentaire composé d’interviews à la fois sur l’œuvre et sur la présente production avec interventions des principaux artistes : Christian Thielemann, Renée Fleming, Sophie Koch, Diana Damrau, Franz Hawlata, Jonas Kaufmann et Franz Grundheber. Les propos sont intéressants, notamment de la part de Thielemann, de Grundheber et de Damrau (32').


À noter : L'éditeur ne propose pas de sous-titres français. Il n’est pourtant pas très aisé pour le francophone de suivre un propos chanté en allemand et de le lire en anglais !

 

Critique Images et Son du DVD

Images

 

De beaux contrastes, une colorimétrie riche et soignée et des cadrages intelligents nous séduisent dès notre intrusion dans la chambre de La Maréchale. Le mobilier ressort avec une fine précision héritée de l'origine Haute Définition du master ; les dorures en particulier. Ce petit bonheur visuel persistera tout au long de la représentation et des variations d'atmosphères colorées d'un extrême bon goût, et les nombreux costumes d'un blanc brillant ne seront jamais brûlés. L'ensemble bénéficie enfin d'une bonne précision selon les limites du support DVD par rapport au Blu-ray.

 

Son

 

Cet enregistrement cohérent profite d'un rendu riche et soigné à la dynamique étendue. Mais on regrettera pour l'orchestre un manque de définition sur certains pupitres parfois engloutis dans la "pâte" musicale straussienne. En revanche, certains instruments émergent parfois en se distinguant de belle façon sans écraser l'orchestre. La piste 5.1 est une petite réussite dans le dosage de l'adressage aux six canaux pour une ambiance naturelle séduisante au possible. La piste stéréo fait preuve d'une belle musicalité en propose un bon équilibre orchestre/voix même si ces dernières reculent par rapport au mixage 5.1. Également un peu moins de brillance et plus d'uniformité en stéréo.

 

Note technique : 8/10

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Mots-clés

Christian Thielemann
Diana Damrau
Festspielhaus Baden-Baden
Jonas Kaufmann
Renée Fleming
Richard Strauss
Sophie Koch

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