Blu-ray Jaquette de : Cavalleria rusticana - I Pagliacci

Distribution

Interprètes
  • Violetta Urmana
    Santuzza
  • Vincenzo La Scola
    Turiddu
  • Dragana Jugovic
    Lola
  • Viorica Cortez
    Mamma Lucia
  • Marco Di Felice
    Alfio
  • Vladimir Galouzine
    Canio
  • María Bayo
    Nedda
  • Carlo Guelfi
    Tonio
  • Antonio Gandía
    Beppe
  • Ángel Ódena
    Silvio
  • Chœurs du Teatro Real de Madrid
Mise en scène
Giancarlo Del Monaco
Orchestre
Orchestre du Teatro Real de Madrid
Chef d'orchestre
Jesús López Coboz
Réalisation
Ángel Luis Ramírez
Origine
Teatro Real, Madrid
Année
2007

Informations techniques

Durée
150'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Région ALL
Éditeur
Opus Arte
Distributeur
Codæx France
Date de sortie
08/01/2009

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Codec/Standard vidéo
AVC
Résolution vidéo
1080i

Audio

Version(s) sonore(s)
5.0 PCM
5.1 DTS mi-débit
Stéréo DD
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Espagnol
•  Français
•  Italien

Cavalleria rusticana - I Pagliacci Blu-ray

Note générale : 7/10

Piero Mascagni  - Ruggero Leoncavallo

Opéra


Les deux grands opéras véristes enregistrés en 2007 au Teatro Real de Madrid.

Il est habituel de coupler les deux ouvrages dans un même programme puisqu’ils constituent les deux grands chefs-d’œuvre de l’opéra vériste. Rappelons que le genre repose sur une base populaire, quasi contemporaine des auditeurs de la fin du XIXe siècle, et qu’il est à sa source italien. La composition vériste relate une action qui se déroule dans un milieu modeste où sévit la pauvreté. Cet univers s’oppose à celui qui concerne des personnages fictifs, dieux de l’opéra allemand ou figures historiques de l’opéra italien, par exemple.

Un traitement original

Le Chœur du Teatro Real de Madrid dans <i>Cavalleria Rusticana</i> enregistré en 2007.Cavalleria rusticana nous est proposé dans une austère production malgré ses décors imposants ; Giancarlo del Monaco, transporte l’action en Sicile, dans les carrières de marbre aux blocs imposants et tranchés comme le fil d’un rasoir. Tout est fait exclusivement de noir et de blanc, décors, costumes, éclairages afin de souligner la rudesse, l’âpreté du contexte dramatique. Les masses chorales bougent uniformément et malgré le jeu assez convaincant des artistes en scène, on ne parvient pas à sortir d’un vide scénique pesant et glacial que rien ne vient troubler. Le metteur en scène vise à donner une unité entre les deux ouvrages et recourt ainsi à d’astucieuses idées. Ainsi le Prologue de Pagliacci, dont le personnage (Tonio de Pagliacci) issu du public même joue une sorte de Monsieur Loyal, est-il placé avant l’introduction de Cavalleria rusticana qui constitue pourtant la première partie du spectacle. Son intervention se révélera heureuse pour l’un comme pour l’autre ouvrage quand il conclura la soirée par le fameux "la commedia è finità". De même, à la fin de Cavalleria rusticana le corps de Turridu poignardé se trouve-t-il transporté sur un bloc de marbre qui quitte la scène sous les yeux du public vivant et bariolé cette fois, et qui accueille dans la foulée le théâtre ambulant de Pagliacci.
Le second opéra contraste, on l’aura compris, intentionnellement avec le précédent et bien qu’étant d’un format, d’une durée et d’une dramaturgie semblables, il est à la fois son contraire et son double. Le metteur en scène transporte cette fois l’action à l’ère moderne, préindustrielle, au milieu d’une jeunesse turbulente, colorée et joyeuse. Le groupe est constitué cette fois d’individualités, groupe au sein duquel le jeu des artistes du second drame, se révèle particulièrement efficace.

 

Cavalleria Rusticana

Vincenzo La Scola et Violeta Urmana dans les rôles de Turiddu et Santuzza de <i>Cavalleria Rusticana</i>.

 

La distribution est équilibrée mais on regrettera la fatigue vocale de Viorica Cortez qui vieillit prématurément le personnage de Mamma Lucia.
L’Alfio de Marco di Felice fait preuve d’une santé vocale éclatante. Le couple Violetta Urmana et Vincenzo la Scola (respectivement Santuzza et Turiddu) est magnifique vocalement et contribue à constituer une distribution de haute tenue ; les deux ouvrages sont dirigés avec brio, panache et vivacité par Jesús López Cobos.

 

 

 

I Pagliacci

Vladimir Galouzine grimé pour le rôle de Canio dans <i>Pagliacci</i>.Vladimir Galouzine (Canio) réalise la performance qu’on attend : une voix immense aux accents d’Otello, aux couleurs barytonantes et doté d’aigus foudroyants. Sa présence dramatique est simplement prodigieuse et elle justifie à elle seule l’acquisition du présent programme. Les couleurs sombres de sa puissante voix confèrent au rôle un écho si sanguin et désespéré qu’il avalise le double crime que la douleur va le conduire à commettre.
Musicienne de premier ordre, on peut regretter le timbre bien peu idiomatique de Maria Bayo en Nedda. Il est vrai que la tessiture aiguë mais aussi le caractère dramatique du rôle en rendent la distribution délicate. Elle serait probablement une magnifique Amelia du Simon Boccanegra de Verdi mais ici, elle ne trouve pas complètement sa place et, en raison d'un grave bien trop court, ne peut rendre à son rôle sa véritable dimension. On le regrettera notamment dans les quinze dernières minutes de l’opéra et dans le déséquilibre ainsi provoqué dans sa confrontation à ses partenaires, tant Carlo Guelfi, magnifique Tonio, que Vladimir Galouzine. Elle reste cependant, on le répète, une magnifique musicienne au registre aigu éclatant et léger.


Lire le test du DVD

Gilles Delatronchette

Suppléments du Blu-ray

En HD et VO avec les mêmes sous-titres que les opéras.

Violeta Urmana est interviewée dans les bonus.- DVD 1 : Photos des interprètes.
- DVD 2 : Six interviews des principaux artistes nous apprennent, notamment, les intentions de mise en scène de Giancarlo Del Monaco et le lien qu’il conçoit entre les deux opéras, et présentent de brefs propos de Jésus Lopez Cobos, Vincenzo La Scola, Violeta Urmana, Vladimir Galouzine et Maria Bayo (49' en tout).

 

À noter : L'éditeur Opus Arte nous a habitués sur ses disques à un synopsis bien fait qui constitue un préalable appréciable aux œuvres. Il est absent ici.

Bande-annonce du Blu-ray

Critique Images et Son du Blu-ray

Images

La qualité de la lumière est assez exceptionnelle, autant dans le registre froid de Cavalleria rusticana que celui, plus ocre et triste, de I Pagliacci. Les contrastes sont puissants et les noirs profonds, contrairement au DVD, sont riches de détails. Ainsi, même dans les zones sombres, les matières ressortent avec finesse. La HD permet en outre au décor de I Pagliacci de ressortir bien mieux qu'en SD et de rentre justice à la précision du travail du décorateur Johannes Leiacker.

Son

Le brillant de l'orchestre remarqué sur les pistes du DVD s'invite de même en Blu-ray et bénéficie d'un traitement de faveur par rapport aux voix un peu trop distantes (surtout sur Cavalleria Rusticana). Les pistes stéréo des 2 supports sont assez comparables mais l'encodage PCM offre plus de détails sur le Blu-ray. En multicanal, le médium est un peu mieux traité mais on perd le soutien du caisson de basses pourtant présent sur le mix du DVD…

Note technique : 8/10

Acheter ce titre

Tutti-magazine.fr est un site gratuit. Vous pouvez lui apporter votre soutien en commandant dans la Boutique Amazon les titres présentés aux mêmes prix et conditions de livraison que sur Amazon.fr

Les derniers tests

Envoyer cette page à un(e) ami(e)

Envoyer

Imprimer cette page

Imprimer

Peuvent également vous intéresser

Tutti Ovation
La Flûte enchantée - Scala de MIlan
Billy Budd à Glyndebourne en Blu-ray.
DVD Symphonies Beethoven 4 & 7 dirigées par Jurowski.
Atys de Lully en Blu-ray et DVD
La Traviata Netrebko Villazon en Blu-ray
Turandot au Met en Blu-ray et DVD.

Se connecter

S'identifier

 

Mot de passe oublié ?

 

Vous n'êtes pas encore inscrit ?

Inscrivez-vous

Fermer

logoCe texte est la propriété de Tutti Magazine. Toute reproduction en tout ou partie est interdite quel que soit le support sans autorisation écrite de Tutti Magazine. Article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle.