DVD Jaquette de : Achúcarro - Brahms Piano Concerto No. 2

Distribution

Interprètes
  • Joaquín Achúcarro
    Piano
Orchestre
London Symphony Orchestra
Chef d'orchestre
Colin Davis
Réalisation
Jim Gable
Origine
Jerwood Hall - St Luke's, London
Année
2009

Informations techniques

Durée
53'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Opus Arte
Distributeur
DistrArt Musique
Date de sortie
25/03/2010

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS Plein débit
Stéréo PCM
Sous-titres

Achúcarro - Brahms Piano Concerto No. 2 DVD

Brahms Piano Concerto No. 2

Tutti ovation

Note générale : 10/10

Johannes Brahms  - Fréderic Chopin  - Alexander Scriabin

Concert


Un très bel hommage au légendaire pianiste espagnol Joaquín Achúcarro autour d’un enregistrement en studio du Concerto no. 2 de Brahms, de pièces pour piano seul et de témoignages de proches et de confrères.

 

Joaquín Achúcarro et le London Symphony Orchestra enregistrent le <i>Concerto pour piano no. 2</i> de Brahms sous la direction de Colin Davis.

 

 

Le feu des projecteurs ne se juge pas à l’aune du talent… La figure de Joaquín Achúcarro illustre bien ce propos.
Pianiste de premier plan, il se distingue surtout par sa discrétion et, s’il est relativement mal connu du grand public, il l’est fort bien des amateurs de belle musique.

Né à Bilbao en 1932, il fait ses débuts de concertiste dès 13 ans en interprétant Mozart.
Également doué pour les sciences, il les étudie à Madrid pour mieux retourner ensuite à la musique, à laquelle il se voue à l’Accademia Musicale Chigiana de Sienne.
Sa carrière prend alors son essor en 1959 tandis qu’il remporte Le Concours international de Liverpool qui lui ouvre les portes du London Symphony Orchestra.

Joaquín Achúcarro.Son parcours de pianiste peut s’enorgueillir de collaborations avec les plus grandes phalanges mondiales et les plus grands chefs, de Claudio Abbado à Zubin Mehta en passant par Simon Rattle et autres Seiji Ozawa.

Depuis le milieu des années 1980, il enseigne également à la Meadow School of the Arts de l’Université Méthodiste du Texas.

À mille lieues de la virtuosité gratuite de nos jeunes loups d’aujourd’hui, le jeu d'Achúcarro est au nombre de ceux qui prennent le temps.
Celui d’écouter une attaque, une résonance, de peser chaque note pour elle-même et par rapport aux autres.
Sans doute l’un des derniers représentants d’une approche de la musique humble, offerte et posée, mais sans l’once d’une lourdeur.

Il faut se laisser porter, envoûter par cette interprétation d’un autre temps, non point passéiste, mais libre des courants et des modes : hors du temps.

La caméra du réalisateur Jim Gable nous invite à le suivre pour un Concerto no. 2 de Brahms enregistré au Jerwood Hall de St Luke's, Londres, les 26, 27 et 28 mai 2009.
Le montage est vivant et le plus souvent musical, à l'exception de certains plans montrant des musiciens qui ne sont pas mis en avant par la prise de son, d'où une respiration visuelle parfois contrariante.
De même, le regard du pianiste est fort peu souvent capté, à l'inverse de ses mains très expressives.

Joaquín Achúcarro et Colin Davis entre deux prises de l'enregistrement du <i>Concerto pour piano no. 2</i> de Brahms.
Le Brahms de Joaquín Achúcarro respire, chante, touche et si le drame interne qui sous-tend l’œuvre peut paraître un tantinet gommé au profit d’une certaine ampleur, qu’importe !
Il se dégage bien quelque chose d’ineffable de cette interprétation dans laquelle, si le pianiste est naturellement mis en exergue dans ce concerto romantique, il n’oublie jamais qu’il est en dialogue avec un orchestre dans lequel il sait à merveille se fondre.
Cordes et cuivres participent ici à la même démarche.

 

 

 

Joaquín Achúcarro et Sir Colin Davis, complices, font véritablement "sonner" ce concerto, et c’est l’orchestre – le toujours sublime London Symphony Orchestra - qui applaudit en fin de programme… Nous aussi !

Un magnifique récital enregistré au Prado et proposé en bonus illustre en outre très bien toute la vision du piano de l’artiste développée dans le documentaire qui l'accompagne.

 

Joaquín Achúcarro filmé au musée du Prado.

 

Basée sur le refus d’une virtuosité gratuite et une approche humaine, sensible et pudique du clavier, on ne saurait passer à côté de cette superbe leçon de musique.

 

 

 

Lire le test du Blu-ray

 

 

 

Jérémie Noyer

Suppléments du DVD

En anglais, avec des sous-titres français, allemands, espagnols et italiens :


• Portrait sensible du pianiste à l'occasion du 50e anniversaire de ses débuts avec le LSO, enrichi d'interviews de l’artiste, d’une de ses élèves et de ses amis Plácido Domingo, Simon Rattle et Zubin Mehta.
Joaquín Achúcarro prend le temps de s’exprimer et tous les aspects de sa vie (carrière, pédagogie, amitiés) sont traités avec cœur et pudeur. On appréciera notamment sa très belle interprétation du Scarbo de Ravel dans un extrait télé en noir & blanc. (Stéréo DD, 42')



 

• Magnifique récital enregistré dans une salle du musée du Prado de Madrid.
Au programme :
- Johannes Brahms : Trois Intermezzi Op. 117,
- Fréderic Chopin : Préludes no. 15 et 16 Op. 28,
- Alexandre Scriabin : Deux pièces pour la main gauche Op. 9,
- Isaac Albéniz : El Puerto, extrait de la suite Iberia Op. 47.
Formats sonores : 4.0 DTS plein débit et stéréo PCM - Durée : 36'.

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Le programme principal profite d'une fort belle définition d'origine HD. L'équilibre entre les tons orangé et les éclairages bleu froid du Jerwood Hall est savamment négocié, tandis que des noirs profonds installent un contraste probant.
Le niveau de détail est satisfaisant mais, pour la perfection, il faudra se diriger vers l'édition Blu-ray de ce programme.
La captation au Prado présente des couleurs très saturées, voire un peu trop sur le visage du pianiste, de beaux contrastes et une précision correcte.
Les plans généraux sont en revanche bien trop doux.

Son


Pour le Concerto de Brahms, rondeur et profondeur caractérisent la piste stéréo, de même qu'une transparence des timbres associée à une réverbération idéale.
La puissance est en revanche un peu réservée.
Le mixage DTS s'avère merveilleusement équilibré avec beaucoup de moelleux tant du côté du piano que de l’orchestre.
Les différents timbres, les différentes familles, savent se fondre sans jamais s’oublier.
Ainsi, le piano conserve son individualité tout en s'intégrant dans l'orchestre.
Le caisson de basses diffuse des informations avec constance en demeurant naturel.
La puissance est de plus bien supérieure à celle de la piste stéréo.
La Concert au Prado propose une stéréo d'une superbe musicalité.
Le piano s'exprime sans aucune dureté malgré une grande proximité.
Avec la piste 4.0 DTS, on gagne en ouverture, en ampleur et l'articulation s'avère mieux définie.
La réverbération est également très contrôlée.

Note technique : 9/10

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