DVD Jaquette de : Rienzi (Théâtre du Capitole, 2012)

Distribution

Interprètes
  • Torsten Kerl
    Rienzi
  • Marika Schönberg
    Irène
  • Richard Wiegold
    Stefano Colonna
  • Daniela Sindram
    Adriano
  • Stefan Heidemann
    Paolo Orsini
  • Robert Bork
    Cardinal Orvieto
  • Marc Heller
    Baroncelli
  • Leonardo Neiva
    Cecco del Vecchio
  • Jennifer O’Loughlin
    Messenger of Peace
Mise en scène
Jorge Lavelli
Orchestre
Orchestre National du Capitole
Chef d'orchestre
Pinchas Steinberg
Réalisation
Denis Caïozzi
Origine
Théâtre du Capitole, Toulouse
Année
2012

Informations techniques

Durée
176'
Nombre de disques
2
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Opus Arte
Distributeur
DistrArt Musique
Date de sortie
01/08/2013

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS Plein débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Coréens
•  Français

Rienzi (Théâtre du Capitole, 2012) DVD

Note générale : 8/10

Richard Wagner

Opéra


En octobre 2012, Toulouse offrait son Théâtre du Capitole à Rienzi, troisième essai lyrique du jeune Wagner. Cette création française fut un événement. Rappelons que la première parisienne de 1869 ne proposait qu’une version en français versifié. Pour tenter de rendre justice à cette œuvre mal-aimée, la célèbre maison d’Opéra faisait appel à deux valeurs sûres : le grand metteur en scène Jorge Lavelli et le ténor Torsten Kerl. L’Orchestre National du Capitole sous la baguette de Pinchas Steinberg avait pour mission de faire entendre - enfin ? - la partition. Alors, résurrection réussie ? À la veille de l’année du Bicentenaire de la naissance du grand compositeur, la parution en Blu-ray et DVD chez Opus Arte de la captation de cette production, permet d’apporter quelques éléments de réponse.

Marika Schönberg (Irène), Torsten Kerl (Rienzi) et Leonardo Neiva (Cecco del Vecchio) dans <i>Rienzi</i> au Capitole.  © Tommaso Le Pera

 

Torsten Kerl interprète le rôle-titre de <i>Rienzi</i>.  © Tommaso Le Pera

"Rienzi me répugne fort, mais ils devraient au moins reconnaître le feu qui l’habite", peut-on lire à la date du 20 juin 1871 dans le journal de Cosima Wagner. Cette phrase prononcée au soir de sa vie par celui qui avait défini "l'œuvre d’art du futur" résume bien l’attitude du wagnérien-type pour qui il n’est point de salut avant le Vaisseau fantôme.

Créé à Dresde en 1842, et plus grand succès du vivant de son auteur, Rienzi est l’aboutissement réussi de la tentative de reconnaissance du jeune Wagner. Alors chef d’orchestre en galère, l’apprenti-compositeur de 25 ans est à la recherche d’un style. Avant de le trouver, et avec le génie que l’on sait, il semble d’abord devoir "faire ses gammes" de façon que l’on peut trouver opportuniste, mais qui a le mérite de révéler chez le compositeur novice une véritable écoute de ses pairs : son premier opéra, Die Feen (Les Fées), apprend les formes structurelles et mélodiques de Weber quand son second opus, Das Liebesverbot (La Défense d’amer), louche vers Bellini et ses finals concertants. Pour Rienzi, les modèles sont les Parisiens Meyerbeer et Halevy. L'œuvre tient d’eux sa structure en cinq Actes, son caractère grandiose avec ses hymnes, ses processions, son ballet et ses grands finals.

Rienzi se présente donc tel un "Grand opéra" à la française. Mais est-il pour autant un grand opéra ? On nous a beaucoup prétendu que non. Les maîtres de Bayreuth, en premier lieu, qui s’en sont toujours tenus au nombre de dix des opus wagnériens montés au Festspielhaus et n’ont jamais voulu apporter de visibilité à cette œuvre gênante à plus d’un titre : musique quasi-martiale animée par un trop pressant désir de soulever les masses (le héros aurait été une des sources d’inspiration des théories du jeune Hitler…), livret sommaire tant dans ses enchaînements autant que dans l’expression des sentiments en jeu. Il est vrai que l’on est encore loin de l’imparabilité du scénario d’un Fliegende Holländer à venir. Ajoutons à de considérables difficultés d’exécution, une longueur rédhibitoire, quatre chœurs, un rôle de travesti alla Léonore… Cela fait beaucoup !

 

<i>Rienzi</i> mis en scène par Jorge Lavelli au Théâtre du Capitole.  © Tommaso Le Pera

 

Pourtant, malgré ces handicaps, la vision de la production toulousaine fait apparaître de vrais motifs d’avoir envie, si besoin était, de s’intéresser au parcours de Rienzi, personnage emblématique de l’engagement politique du jeune Wagner…
On le sait, avant d’être à l’avant-garde de la représentation théâtrale à Bayreuth, il fut une période où Richard Wagner se positionnait à l’avant-garde du combat politique. Ami de Bakounine, il rêve d’une société sans classes sociales, d’une unification de l’Allemagne… Avant l’exil forcé de 1849 à Zürich, soit bien avant le rêve de Bayreuth qui se voulait dès le départ un lieu populaire doté d'une visibilité pour tous et de tarifs abordables. Il apparaît que tout cela se retrouve dans Rienzi et, ne serait-ce qu’à ce titre, mérite attention.

Rienzi est l’adaptation lyrique du roman de Sir Edward Bulwer-Lytton Rienzi : le dernier tribun. Il narre, dans la Rome du XIVe siècle, la tentative ambitieuse du politicien Cola Rienzi pour libérer la ville de la tyrannie des Colonna et des Orsini, deux familles nobles en guerre, au détriment comme souvent, du Peuple. D’abord soutenu par ce dernier qui voit en Rienzi son sauveur, le tribun sera ensuite contesté par une populace versatile et manipulée. Il trouvera la mort dans l’incendie du Capitole. Les ajouts d’une intrigue amoureuse, d’un dilemme cornélien, peinent à masquer ce qui constitue le véritable intérêt de cette œuvre, hélas, très actuelle : l’expression de "l’immense déception face à la croyance en la perfection de l’être humain et en ses capacités de s’améliorer", ainsi que l’exprime fort justement Jorge Lavelli, metteur en scène de la production toulousaine. À l’instar du jeune Wagner, on sent que le propos politique de Rienzi tient très à cœur au metteur en scène d’origine argentine qui voit dans cet opéra de jeunesse toujours regardé de très haut, un jalon essentiel de son propre parcours artistique.

Jorge Lavelli témoigne dans les suppléments de <i>Rienzi</i>.Metteur en scène très courtisé des années 70-80, on voit moins fréquemment Jorge Lavelli sur les actuelles scènes d’opéra. Avec Jean-Claude Auvray, et avant le choc Patrice Chéreau, Jorge Lavelli fut un des pères de la révolution de la mise en scène d’opéra. Personne n’a oublié les dépoussiérages salutaires de ses mises en scène: son Faust, son Pelléas et Mélisande, sa Traviata, sa Butterfly, son Alcina, pour ne citer que ces œuvres, sont à juste titre historiques. Ses partis pris esthétiques très marqués (avec des effets parfois très simples, et beaucoup repris par la suite, comme la toile en folie de la tempête de son initial Idoménée), alliés à une fine lecture politique étaient alors sa marque de fabrique.

Alors quid de ce premier Rienzi scénique français? Jorge Lavelli est-il l’homme de la situation cette fois encore ? Ce personnage de Rienzi va-t-il enfin nous toucher ? La réponse est "oui" assurément. On se demande même, tant l’œuvre nous semble totalement actuelle, comment nos yeux, certainement aveuglés par Tristan ou Brünnhilde, ont pu ne pas être dessillés plus tôt !
D’entrée de jeu, le metteur en scène, loin de toute velléité de reconstitution historique, et avant de proposer la vision d’un XIXe siècle rêvé, cerne le propos de son Rienzi au moyen d’images d’archives. Projetées en contrepoint de la célébrissime Ouverture, en noir & blanc puis logiquement en couleurs (les combats humains pour la Liberté sont hélas on ne peut plus d’actualité), et véritables madeleines de Proust des combats politiques des cinquante dernières années, ces images étreignent immédiatement. Son Fidelio de 1977, déjà sur cette même scène du Capitole, présentait aux regards un univers concentrationnaire faisant clairement référence aux dictatures du XXe siècle.

 

<i>Rienzi</i> mis en scène par Jorge Lavelli au Théâtre du Capitole. Au centre, Torsten Kerl dans le rôle-titre.  © Tommaso Le Pera

 

Rienzi se révèle enfin : proche du Peuple, exprimant 3 heures durant le rêve d’un monde meilleur, c’est un personnage très attachant pour lequel on ne peut éprouver qu’empathie sans réserve, en ces temps qu’on dit troublés. Autour de lui, une populace versatile à qui on peut faire avaler toutes les couleuvres et une religion qui joue double-jeu, toujours soucieuse d’être du côté du Pouvoir. La musique réservée à la noblesse des aspirations de Rienzi est le plus souvent d’une belle largeur de style. Satisfecit pour le personnage, donc. D’autant que l’on goûte sans réserve aucune, au cours de cette réincarnation, la moindre syllabe du chant vraiment intelligent de Torsten Kerl. Le ténor allemand est le seul Rienzi au monde à oser la scène. Il ne fait qu’une bouchée du rôle, assurant au moyen d’une diction claire et d’une projection très assurée, les phrases multiples de ce rôle écrasant où le ténor doit aussi barytonner. "Wagner est un compositeur qu’il faut chanter", déclare ce Heldentenor idéal, raillant par là ceux qui ne font que du texte. Dès qu’il entre en scène, on l’écoute, ce qui est bien le moindre pour un tribun ! Très bien habillé par Lavelli, le personnage est absolument crédible en dépit d'un jeu un peu sommaire dû à une direction d’acteurs où le symbole sera privilégié sur la véritable incarnation.

La soprano Marika Schönberg.Ce défaut sera d’ailleurs celui de tous les autres chanteurs de la distribution, invités à glisser leur personnalité propre dans le costume des archétypes un brin schématiques dessinés par Lavelli. Ainsi le personnage ingrat d’Irène, réduit à une seule expression, la même que celle affichée au moment des saluts. Engoncée dans le carcan d’une robe rouge qui donne l’impression de contracter ses aigus, Marika Schönberg incarne une Irène dotée de puissants moyens, qui ne regarde pas à la dépense. Mais le registre aigu, un peu en roue libre, manque de rayonnement (son entrée inquiète vraiment) et fragilise plus d’un ensemble. Quant au jeu scénique, il apparaît vraiment sommaire : inlassablement apitoyée dans le dévouement sans faille qu’elle témoigne à son frère, elle prête vraiment à sourire à chacune de ses apparitions.

 

Marc Heller (Baroncelli), Torsten Kerl (Rienzi) et Leonardo Neiva (Cecco del Vecchio) dans <i>Rienzi</i>.  © Tommaso Le Pera

 

Tel n’est fort heureusement pas le cas d'Adriano, brûlé de l’intérieur et chanté avec une belle passion par le beau mezzo de Daniela Sindram. Chacune de ses interventions est investie et elle chante à la perfection, écarts compris, son "Gerechter Gott". On sait que le rôle était taillé sur mesure pour Wilhelmine Schröder-Devrient, que n’effrayaient ni Senta ni Vénus, et encore moins Léonore à laquelle cet Adriano renvoie !
Le Colonna de Richard Wiegold est plus contestable, muni d’une voix plutôt instable où l’autorité attendue fait défaut. Cette dernière est en revanche bien l’apanage de la ligne de chant de l’Orsini au timbre plus juvénile de Stefan Heidemann. Le cardinal de Robert Bork n’impressionne pas suffisamment, dépourvu de la noirceur vocale façon Grand inquisiteur que l’on est en droit d’espérer dans ce personnage secondaire mais essentiel. Les autres rôles sont parfaitement tenus : le Baroncelli de Marc Heller et surtout le Cecco del Vecchio de belle allure campé par Leonardo Neiva ainsi que le messager de la paix, bref mais lumineux, de Jennifer O’Loughlin.

Le Chœur du Capitole s’allie au Coro dell’Academia Teatro alla Scala di Milano pour parvenir à monter à l’assaut des puissants ensembles de l’imposante partition. Vocalement, c’est impressionnant. Physiquement, c’est plus débraillé avec des investissements divers, révélés par une caméra impuissante à gommer les dérapages. Le système Lavelli est un peu en cause, qui, choristes compris, corsète beaucoup des protagonistes auxquels un temps de répétition a peut-être manqué.

 

Robert Bork interprète le rôle du Cardinal Orvieto dans <i>Rienzi</i> au Capitole en 2012.  © Tommaso Le Pera

 

Le décor ne s’embarrasse pas du fatras illustratif propre au Grand Opéra à la française mais enferme sur la scène exiguë du Capitole 120 personnes et surtout l’action dans une manière de bunker métallique échoué sur un lit de planches, le tout propice à une certaine claustrophobie. Il s’élèvera vers les cintres, libérant ainsi l’espace pour la guerre de l’Acte III et s’inclinera même pour le tableau final de l’incendie du Capitole envahi par de vraies flammes. Les beaux éclairages sont très tranchés, comme toujours chez ce metteur en scène davantage soucieux d’effets de théâtre que de vraisemblance atmosphérique. Les maquillages et les coiffures en brosse chers à Lavelli produisent une distanciation bienvenue qui sort l’œuvre du désintérêt mais peut s’avérer quelque peu démonstrative dans les gros plans. Nul doute qu’ils devaient mieux passer vus de la salle que sur les images de cette captation.

Ajoutons que le filmage de Denis Caïozzi est honnête mais parfois un peu désordonné : qu’est-ce que ce groupe caché sous une toile à l’arrière-plan, à la fin de l’avant-dernière scène de l'Acte V, juste après le départ d’Irène ? Il faut faire un arrêt sur image pour savoir quel personnage est isolé contre le mur côté cour à la fin de l’Acte I : un comble ! La scène religieuse de l’Acte IV est confinée dans une pénombre qui passe assez mal à l’écran. Lors de la sublime prière de Rienzi à l’Acte V, la caméra offre à deux reprises un gros plan sur la tête du superbe Christ de Mantegna alors déployée par le héros au lieu d’en montrer tout simplement l’entier déploiement, minimisant de façon regrettable ce superbe effet.

 

Torsten Kerl dans le rôle-titre de <i>Rienzi</i>.  © Tommaso Le PeraCe Rienzi toulousain dure 2h56 en lieu et place des 3h38 de l’enregistrement EMI. Exit le ballet de 14' de la version Hollreiser (déjà expurgé, quant à lui, d’une trentaine de minutes). Est-ce une perte ? Autant tous Les Troyens délestés de leurs ballets sont aussitôt bancals, autant ici, force nous est de reconnaître que hormis l’ "Entrée des jeunes vierges", l’inspiration des ballets du jeune Richard est bien scolaire en regard de ceux du plus mûr Hector. Néanmoins la coupure toulousaine frustre au moment de la tentative d’assassinat de Rienzi : vraiment précipitée, elle apparaît un brin risible.
Hormis ces pages dansées peut-être dispensables (quoi qu’avec l’Olivier Py des Huguenots, on se prend à rêver à un Rienzi plus en chair), manquent une trentaine de minutes de musique dont, hélas, la très belle pantomime de l'Acte IV . Pas sûr que Rienzi n’eût pas été gagnant de ce surplus de notes car, et ce sera notre conclusion, le plaisir majeur de cette parution, c’est la découverte inespérée de cette musique. C’est elle qui emballe au tout premier chef. Il faut dire que la direction de Pinchas Steinberg, qui n’en est pas à son premier Rienzi, se montre très prenante, sans temps mort, allante et très dramatique, tout au plaisir de la redécouverte. Pour lui tout Wagner est déjà là.

Rendons alors justice à Lavelli de nous rapprocher d’un héros essentiel dans ses agissements façon Titus de Mozart. Louons de même Pinchas Steinberg, qui donne vraiment envie de réécouter cette longue partition annonciatrice de la future mélodie infinie (seulement deux airs), sans leitmotiv ou si peu, mais où résonnent déjà maintes phrases annonciatrices du Vaisseau fantôme (Irène dans le magnifique finale de l'Acte II sur "O blick zu Gott"), de Tannhauser (à l’Acte I, sur "Dort höret ihr der Trompete Ruf" et le bel ensemble qui s’ensuit ou encore au finale de l'Acte II "O lasst der Gnade Himmelslicht"), de Lohengrin (les chœurs de l'Acte IV) et même de Walküre (Le cardinal Orvieto dans le final de l'Acte IV est déjà Wotan chassant les Walkyries.)
Gageons que, dorénavant, les wagnériens qui, du Vaisseau fantôme à Parsifal, connaissent à l’endroit et à l’envers les dix chefs-d’œuvre du Maître de Bayreuth, auront à cœur d’élargir la nombreuse famille wagnérienne. Lorsque l’on apprécie un compositeur, il est toujours intéressant de savoir d’où il vient et même, dans le cas de Rienzi, où il va…

À noter : Le DVD 1 propose les Actes I et II (95'10) ; le DVD 2, les Actes III, IV et V (80'54).


Lire le test du Blu-ray Rienzi mis en scène par Jorge Lavelli à Toulouse



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Jean-Luc Clairet

Suppléments du DVD

Interview de Frédéric Chambert, Directeur artistique du Théâtre du Capitole de Toulouse.Sur le DVD 2, en anglais, allemand ou français stéréo DD, avec sous-titres uniquement anglais sur l'allemand et le français.

- Divers points de vue sont exprimés de façon claire et approfondie et permettent d'enrichir notre visionnage (53'59 au total) : ceux du chef d'orchestre Pinchas Steinberg (qui répond curieusement en anglais à des questions écrites en français !), de Torsten Kerl (Rienzi), Marika Schönberg (Irene), le metteur en scène Jorge Lavelli (qui s'exprime en français) et Frédéric Chambert, Directeur artistique du Théâtre du Capitole (en français également).
- Photos de la distribution.

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Le support DVD s'arrange plutôt bien des scènes pourtant fort sombres qui ouvrent la représentation. Le détail est bien sûr en retrait mais le visionnage reste confortable. Les couleurs le plus souvent très froides de la production sont plutôt bien rendues, et le noir particulièrement dense est à l'origine de bons contrastes. La Haute Définition d'origine permet au spectateur de profiter sans peine des détails des expressions et des textures sur les plans rapprochés.

Son

Le mixage stéréo, ouvert et détaillé, expose un bon équilibre entre le plateau et la fosse. Les contrastes de dynamique sont bien rendus et une bonne intelligibilité des solistes vocaux permet une écoute aisée. L'ensemble manque cependant d'une légère aération malgré la réverbération appliquée aux voix.
La piste multicanale, encodée dans un très bon DTS plein débit, véhicule parfaitement cette aération. Certaines voix, cependant, même si elles gagnent en projection, restent trop lointaines pour apporter la lisibilité qu'apporte la plupart du temps une piste 5.1. Les graves, en revanche, sont plus marqués et plus riches sans être envahissants. Les enceintes arrière complètent harmonieusement la scène avant en favorisant une immersion plus concrète du spectateur.

Note technique : 8/10

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Rienzi
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