DVD Jaquette de : Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (Deutsche Oper Berlin, 1995)

Distribution

Interprètes
  • Wolfgang Brendel
    Hans Sachs
  • Victor von Halem
    Veit Pogner
  • David Griffith
    Kunz Vogelgesang
  • Barry McDaniel
    Konrad Nachtigall
  • Eike Wilm Schulte
    Sixtus Beckmesser
  • Lenus Carlson
    Fritz Kothner
  • Volker Horn
    Balthasar Zorn
  • Peter Maus
    Ulrich Eisslinger
  • Otto Heuer
    Augustin Moser
  • Hans Lang
    Hermann Oertel
  • Ivan Sardi
    Hans Schwarz
  • Friedrich Molsberger
    Hans Foltz
  • Gösta Winbergh
    Walther von Stolzing
  • Uwe Peper
    David
  • Eva Johansson
    Eva
  • Ute Walther
    Magdalena
  • Peter Edelmann
    Ein Nachtwächter
  • Chorus of the Deutsche Oper Berlin
Mise en scène
Götz Friedrich
Orchestre
Orchestra of the Deutsche Oper Berlin
Chef d'orchestre
Rafael Frühbeck de Burgos
Réalisation
Brian Large
Origine
Deutsche Oper Berlin
Année
1995

Informations techniques

Durée
267'
Nombre de disques
2
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Arthaus Musik
Distributeur
Harmonia Mundi
Date de sortie
27/08/2013

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Coréens
•  Espagnol
•  Français
•  Japonais

Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (Deutsche Oper Berlin, 1995) DVD

Die Meistersinger von Nürnberg

Note générale : 7/10

Richard Wagner

Opéra


Réédition d'une précédente sortie chez Arthaus Musik en 2000, ces Maîtres Chanteurs de Nuremberg enregistrés en 1995 au Deutsche Oper Berlin offrent une alternative à des versions plus récentes comme celle montée en 2001 au Staatsoper Nürnberg. Plus traditionnelle, la mise en scène de Götz Friedrich mise sur une esthétique et une interprétation assez convenues dans lesquelles s'expriment Wolfgang Brendel, Gösta Winbergh et Eva Johansson, dans les rôles principaux, sous la baguette de Rafael Frühbeck de Burgos…

 

Scène finale des <i>Maîtres chanteurs de Nuremberg</i> mis en scène par Götz Friedrich au Deutsche Oper Berlin en 1995.

 

Le metteur en scène Götz Friedrich fait le choix de nous transporter, non dans la Renaissance allemande voulue par le livret, mais dans le milieu du XIXe sièclen soit près de 400 ans plus tard. En soi, cela ne pose aucun problème puisque le spectateur demeure dans un cadre historique de bon aloi et confortable sur le plan visuel. Les éléments d'architecture et le mobilier s'accordent à l'époque et, durant les préludes et interludes, seront mis en valeur des maquettes reproduisant les maisons renaissance d'un Nuremberg révolu. La ville ayant été rasée par les bombardements alliés, une grande photographie en fond de scène rappellera durant un court moment la désolation qui a suivi.


Gösta Winbergh interprète Walther von Stolzing.Les Maîtres chanteurs de Nuremberg est un opéra particulièrement difficile à scénariser car l'action y est plutôt restreinte et n'engage pas à beaucoup de spectaculaire. Excepté le pugilat de la fin de l'Acte II, rien ne viendra troubler l'ordre établi. Quelques beaux moments visuels sont pourtant à souligner, notamment le premier tableau de l'Acte III, lorsque Hans Sachs, assis à son pupitre, réfléchit sur la destinée humaine. La lumière qui l'éclaire de l'extérieur, les couleurs ocre de l'environnement intime et chargé du penseur, voilà bien un univers à la Rembrandt en plein opéra allemand romantique. Ceci étant, la longueur des scènes amène par moments des plages statiques impossibles à combler par la seule présence des interprètes dont le jeu, en outre, manque singulièrement d'imagination. Seuls les chœurs, en définitive, réussissent à animer le statisme de cette production. Par ailleurs, la baguette de Rafael Frühbeck de Burgos ne soulève pas non plus un enthousiasme débridé.

 

Eva Johansson (Eva) et Ute Walther (Magdalena) dans <i>Les Maîtres chanteurs de Nuremberg</i> en 1995.

 

Eike Wilm Schulte interprète le rôle de Sixtus Beckmesser.La musique des Maîtres chanteurs de Nuremberg est un cas à part dans l’œuvre immense de Richard Wagner. Plus traditionnel, plus harmonique et mélodique, mais aussi chargé d'humour, de sous-entendus et d'illustrations musicales le temps de quelques mesures, c'est bien l'ironie qui fait tout le sel de cet opéra. Ironie incarnée par le personnage de Sixtus Beckmesser, symbole de la bêtise et de la vantardise. Eike Wilm Schulte nous propose un petit bonhomme rondouillard, pétri de suffisance et finalement ridicule. Le jeu du chanteur s'avère convaincant car il évite la caricature facile, mais le chant reste sans surprise, aux antipodes de ce que l'on a pu voir et entendre, par exemple, avec Jochen Kupfer en 2011 à Nuremberg. Des autres maîtres chanteurs, on retiendra surtout un ensemble très cohérent sur le plan vocal et gestuel.
Victor von Halem campe un Veit Pogner tout en verticales, de par sa figure longiligne et sa voix grave qui en impose dans les basses. Mais là encore, la gestique s'avère très minimale. Seul le David du ténor Uwe Peper, évitant avec soin de verser dans la figure d'un Scapin fatiguant, fait exception par son dynamisme. Son timbre apporte de plus une touche légère bienvenue qui équilibre l'ensemble.
Uwe Peper interprète le rôle de David.Enfin, Gösta Winbergh et Wolfgang Brendel respectivement Walther von Stolzing et Hans Sachs s'affirment comme de bons, voire excellents, éléments de la distribution. Gösta Winbergh ne possède pas une voix exceptionnelle. Elle aurait même tendance à faiblir sur la durée. Mais jamais elle ne présentera de faille susceptible de casser la crédibilité de l'amoureux éperdu et du pourfendeur de l'ordre établi. Son jeu, malheureusement, est tout aussi convenu que celui de ses partenaires. Wolfgang Brendel, en revanche, justifie à lui tout seul l'attachement que l'on portera à cette version classique des Maîtres chanteurs de Nuremberg. Hans Sachs, ni sentencieux ni propre à porter un jugement blessant, est la figure même de l'intellectuel issu du peuple qui regarde vivre ses congénères et joue le rôle d'un maître de vie auprès duquel les uns et les autres viennent prendre conseil. Le baryton développe cette approche dans un chant tout aussi empathique, humain et émouvant. Son solo à la fin de la première scène du dernier acte sera d'une très intérieure et émouvante expression. Le personnage est par ailleurs défini par un jeu de scène tout en nuances.
Les deux seules voix féminines de l'œuvre assurent quant à elles le service minimum. Au côté de la Magdalena de Ute Walther, Eva Johansson interprète une jeune Eva amoureuse un peu convenue, et son timbre assez banal n'apporte rien de particulier.

 

Wolfgang Brendel (Hans Sachs) dans <i>Les Maîtres chanteurs de Nuremberg</i> mis en scène par Götz Friedrich.

 

Les Maîtres chanteurs de Nuremberg est un opéra très long. Aussi, le relief et les contrastes s'avèrent indispensables pour maintenir l'attention du spectateur. Dans cette production du Deutsche Oper de Berlin, on reste sagement au pied de la lettre et l'on risque par voie de conséquence de trouver le temps long. Heureusement, la prestation de Wolfgang Brendel rallie tous les suffrages par son Hans Sachs inspiré et fédérateur.

 

Applaudissements pour <i>Les Maîtres chanteurs de Nuremberg</i> mis en scène par Götz Friedrich au Deutsche Oper Berlin.

 

À noter : Le DVD 1 propose les Actes I et II (141’47) ; le disque 2, l’Acte III (124’45).

Retrouvez la biographie de Richard Wagner sur le site de notre partenaire Symphozik.info

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du DVD

Aucun.

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Des couleurs naturelles et de bons contrastes s’affichent à l’écran. Les blancs sont lumineux, et les noirs denses parviennent même à installer parfois une sorte de relief. La précision, excellente sur les plans serrés, reste très correcte sur les plans moyens. Bien sûr, les plans larges perdent cette définition, mais c’est là une des limites du support DVD, et non du master vidéo d’origine. Les éclairages sont magistralement rendus et l’ensemble se regarde avec un plaisir évident.

Son

L’unique piste proposée ici est une magnifique stéréo PCM. La clarté générale qui qualifie la reproduction enthousiasme dès les premières mesures. L’aération est exemplaire, la diffusion ouverte et large, et l’équilibre entre les voix solistes, le chœur et l’orchestre force le respect. La dynamique est des plus satisfaisantes et les contrastes musicaux s’expriment avec panache. Une véritable réussite de 1995 qui peut sans problème concurrencer des mixages plus récents.

Note technique : 9/10

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Mots-clés

Deutsche Oper Berlin
Eva Johansson
Götz Friedrich
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg
Rafael Frübeck de Burgos
Richard Wagner
Wolfgang Brendel

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