Blu-ray Jaquette de : Luisa Miller (Parma 2007)

Distribution

Interprètes
  • Giorgio Surian
    Il Conte di Walter
  • Marcelo Alvarez
    Rodolfo
  • Francesca Franci
    Federica
  • Rafal Siwek
    Wurm
  • Leo Nucci
    Miller
  • Fiorenza Cedolins
    Luisa Miller
  • Katarina Nikolic
    Laura
  • Angelo Villari
    Un contadino
  • Coro del Teatro Regio di Pama
  • Rafal Siwek
    Wurm
  • Leo Nucci
    Miller
  • Fiorenza Cedolins
    Luisa Miller
  • Katarina Nikolic
    Laura
  • Angelo Villari
    Un contadino
  • Coro del Teatro Regio di Pama
Mise en scène
Denis Krief
Orchestre
Orchestra del teatro Regio di Parma
Chef d'orchestre
Donato Renzetti
Réalisation
Andrea Dorigo
Origine
Teatro Regio di Parma
Année
2007

Informations techniques

Durée
147'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Région ALL
Éditeur
C Major
Distributeur
Harmonia Mundi
Date de sortie
26/02/2013

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Codec/Standard vidéo
AVC
Résolution vidéo
1080i

Audio

Version(s) sonore(s)
5.0 DTS HD Master Audio
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Chinois
•  Coréens
•  Espagnol
•  Français
•  Italien
•  Japonais

Luisa Miller (Parma 2007) Blu-ray

Note générale : 7/10

Giuseppe Verdi

Opéra


Opéra de Verdi peu connu, Luisa Miller mérite davantage qu'une place éloignée du podium d'honneur du corpus verdien. Saluons alors l'éditeur C Major qui, par son intégrale Blu-ray et DVD Tutto Verdi, nous permet d'avoir accès à cette captation réalisée en 2007 au Teatro Regio de Parma. Fiorenza Cedolins, Marcelo Alvarez, Leo Nucci, Giorgio Surian, Francesca Franci et Rafal Siwek tiennent les rôles principaux du drame sous la baguette de Donato Renzetti dans cette production mise en scène par Denis Krief…

Fiorenza Cedolins (Luisa) face à Marcelo Alvarez (Rodolfo) dans <i>Luisa Miller</i>.  © Roberto Ricci/Teatro Regio di Parma

 

Quinzième opéra de Giuseppe Verdi, Luisa Miller tient traditionnellement une position dite "de transition" dans l'évolution de son style. Composé deux ans avant la fameuse trilogie populaire formée de Rigoletto, Le Trouvère et La Traviata, Luisa Miller se situe sur la voie des grands opéras qui vont définitivement asseoir la renommée du compositeur. En effet, par sa thématique plus proche des personnages et son écriture orchestrale plus raffinée, avec des parties solistes importantes dans les vents, c'est le début d'une recherche orchestrale qui ne quittera plus le compositeur. Autrement dit, Luisa Miller a tout à gagner avec un grand orchestre et un très bon chef…

Au Teatro Regio de Parme, la direction de Donato Renzetti ne met malheureusement pas assez en valeur ces qualités intrinsèques qui, oubliées ou peu soulignées, desservent considérablement la valeur musicale introduite par Verdi. Heureusement, la distribution vocale vient relever la qualité d'ensemble de la représentation, même si le jeu des d'acteur se trouve réduit à sa plus coutumière expression.

 

Fiorenza Cedolins interprète le rôle-titre de <i>Luisa Miller</i>.Le rôle-titre de Luisa Miller tenu par la soprano Fiorenza Cedolins évolue en bien au fil du temps. D'abord un peu froide, la voix gagne en ampleur et en chaleur. Il faut attendre son "Tu puniscimi, o Signore", le premier grand air de Luisa à l'Acte II, pour l'apprécier pleinement. Mais notre admiration s'arrêtera là, car, sur l'ensemble de la prestation, on ne sera jamais pleinement emporté par la voix assez neutre de la chanteuse.

Il en va tout autrement de l'autre rôle féminin, la Federica de la mezzo-soprano Francesca Franci, au timbre excellemment grave. Mais, regrettons-le, ce rôle est trop peu mis en avant par Verdi. De fait, son habit rouge flamboyant dessiné par le metteur en scène Denis Krief, également créateur des décors et des lumières de cette production, en fait le contraire d'une veuve malheureuse, et l'on se sent un peu frustré de sa place mineure au sein de Luisa Miller.

 

Marcelo Alvarez (Rodolfo) et Francesca Franci (Federica) dans <i>Luisa Miller</i> à Parme.

 

Leo Nucci interprète Miller.Les hommes sont en revanche bien mieux répartis dans la distribution.

 

C'est un réel plaisir de retrouver ici le ténor Marcelo Alvarez, tant la présence d'un grand ténor dans un opéra moins connu de Verdi est chose rare ! Point n'est besoin de s'étendre sur les qualités musicales de l'artiste, naturel et bien en voix d'un bout à l'autre de l'œuvre, au chant toujours coloré et adapté aux situations.

Le très populaire Leo Nucci est toujours apprécié du public qui le lui fait entendre, et sa prestation en père de l'héroïne est conforme à ce que l'on trouve chez lui depuis des décennies : musicalité, présence, et ce malgré un âge avancé. Une forme vocale qui n'est ni éclatante ni superlative, mais qui assure une grande stabilité. C'est moins le cas de la basse Giorgio Surian, dont l'expression se montre davantage usée et passe en force. Ceci étant, le rôle du Comte de Walter ne nécessite finalement pas de grands moyens. Quant à l'autre basse, Rafal Siwek, elle lui vole incontestablement la vedette en campant un Wurm si bien nommé : sorte de serpent tout de cuir noir vêtu à la face blafarde, il est celui par qui le malheur arrive. La voix, très colorée dans les graves, diffuse une image négative, sans toutefois forcer.

 

Rafal Siwek (Wurm) et Fiorenza Cedolins (Luisa) dans <i>Luisa Miller</i> au Teatro Regio de Parme.

 

Côté décors, on remarquera un mélange travaillé entre vision moderne et traditionnelle. Faisant fi de l'époque - l'action est censée se dérouler au XVIIe siècle -, Denis Krief nous transporte dans un monde moderne où les palissades en bois chaudes et rassurantes font place, aux moments stratégiques, à des sortes de damiers noirs et blancs irréguliers qui évoquent les combines malsaines d'esprits dérangés. Ceux-ci apparaissent ainsi lorsque les intrigues se tissent, pendant de terribles révélations ou lorsque les tensions dramatiques surgissent. Par moments, de longues ombres portées des personnages viennent souligner l'aspect inquiétant des situations. L'ensemble reste malgré tout aéré et mobile, tout comme la gestion des chœurs dont on appréciera le blanc des costumes tranchant avec la robe rouge de Federica et le noir des autres protagonistes. Une manière de souligner symboliquement une action scénique par trop classique mais, reconnaissons-le, efficace.

 

Francesca Franci (Federica) et Marcelo Alvarez (Rodolfo) dans <i>Luisa Miller</i> mis en scène à Parme par Denis Krief.

 

Il manque seulement une direction musicale plus engagée pour apprécier à sa juste valeur ce Luisa Miller. Ceci étant, la rareté de l‘œuvre au catalogue vidéo fait qu'elle trouvera sans problème une bonne place dans le cadre de l'intégrale Tutto Verdi sortie par C Major pour le bicentenaire de la naissance du compositeur.

 

 

Lire le test du DVD Luisa Miller enregistré à Parme en 2007

 

Retrouvez la biographie de Giuseppe Verdi sur le site de notre partenaire Symphozik.info

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du Blu-ray

Ce dessin figure dans le petit documentaire sur <i>Luisa Miller</i>.

En HD, et en italien et anglais stéréo PCM, mais sans sous-titres :


- Avec quelques documents d'archives et de nombreux extraits du spectacle, cette introduction à Luisa Miller a le mérite de replacer l'œuvre dans le corpus opératique verdien et de développer clairement son livret. Malheureusement, ni français ni sous-titres pour ces suppléments, comme sur tous les titres de l'intégrale Tutto Verdi ! (10'06)

- Six bandes-annonces tirées de l'intégrale Tutto Verdi.

Bande-annonce du Blu-ray

Critique Images et Son du Blu-ray

Images

C'est une précision d'excellente facture que nous offre ce master Haute Définition. Les plans serrés invitent le regard à détailler ce que propose la caméra, et les vues globales conservent un détail performant qui satisfera le spectateur exigeant. Les contrastes, basés sur des noirs profonds et des contours finement dessinés, permettent d'apporter un relief également très agréable. Enfin, le rendu global sert au mieux les lumières soignées de la production.

Son

La piste stéréo, assez dynamique, favorise le plateau sur la fosse. Les timbres des chanteurs passent bien, mais écrasent quelque peu l'orchestre. Les forte sont légèrement confus mais l'ensemble s'écoute avec plaisir. Un peu plus de présence aurait toutefois été souhaitable.
Le mixage multicanal booste la présence globale de l'ensemble et décuple les sonorités de l'orchestre. Les timbres gagnent en précision, les voix en projection et un vrai relief s'invite sur la scène avant. La jaquette indique un mix 5.1 mais il s'agit en vérité de 5.0. Or l'absence d'un canal de graves se sent dans la mesure où le rendu manque de basses. En revanche, la sensation d'espace est correctement installée par la bonne intégration des haut-parleurs arrière.

Note technique : 9/10

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Mots-clés

Denis Krief
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Giorgio Surian
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Luisa Miller
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