Blu-ray Jaquette de : Tosca (Dessì, Armiliato, Sgura - 2010)

Distribution

Interprètes
  • Daniella Dessi
    Floria Tosca
  • Fabio Armiliato
    Mario Cavaradossi
  • Claudio Sgura
    Il Barone Scarpia
  • Nikolay Bikov
    Cesare Angelotti
  • Paolo Maria Orecchia
    Il Sagrestano
  • Max De Angelis
    Spoletta
  • Angelo Nardinocchi
    Sciarrone
  • Roberto Conti
    Un Carceriere
  • Luca Arrigo
    Un Pastore
  • Chorus of the Teatro Carlo Felice
Mise en scène
Renzo Giacchieri
Orchestre
Orchestra of the Teatro Felice
Chef d'orchestre
Marco Boemi
Réalisation
Ettore Rondelli
Origine
Teatro Carlo Felice, Genoa
Année
2010

Informations techniques

Durée
142'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Région ALL
Éditeur
Arthaus Musik
Distributeur
Intégral Distribution
Date de sortie
16/03/2012

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Codec/Standard vidéo
AVC
Résolution vidéo
1080i

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS HD Master Audio
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Coréens
•  Espagnol
•  Français
•  Italien
•  Japonais

Tosca (Dessì, Armiliato, Sgura - 2010) Blu-ray

Note générale : 7/10

Giacomo Puccini

Opéra


Daniella Dessì et Fabio Amiliato sont réunis avec Claudio Sgura sur la scène du Théâtre Carlo Felice de Gênes pour une Tosca dont les décors visent à se rapprocher de ceux de la création en 1900. Cette production mise en scène par Renzo Giacchieri et filmée en 2010 est éditée en Blu-ray et DVD par Arthaus Musik.

 

Daniela Dessì (Tosca) et Fabio Armiliato (Cavaradossi) dans <i>Tosca</i> mis en scène par Renzo Giacchieri.

 

Tel est le choix du décorateur Adolf Hohenstein : s'inspirer de l'esthétique de la première mondiale de Tosca au Théâtre Costanzi de Rome le 14 janvier 1900. Une démarche qui peut paraître étonnante tant ces décors nous semblent "standard". À commencer par l'intérieur bien anodin de l'église Sant'Andrea della Valle à L'Acte I. Le Palais Farnèse de l'Acte II se montre certes plus riche, mais reste malgré tout plus dépouillé que dans la plupart des productions se réclamant de la tradition. Enfin, la terrasse du château Saint-Ange qui sert de cadre à l'Acte III est reproduite avec un certain réalisme à l'inverse de la perspective sur Rome qui manque de relief. Ceci étant, ces décors sans surprise permettent aux chanteurs des déplacements assez aisés.

Quelques images des coulisses et de l'activité derrière le rideau illustrent un générique énergique. Mais pourquoi Diable avoir accompagné cette introduction par "E lucevan le stelle", qui nous précipite avant terme à l'Acte III ? Quant à la captation live, on se montrera plus que réservé sur les éclairages qui jettent en quasi-permanence une ombre fort peu seyante sur les chanteurs. Par ailleurs, les gros plans se montreront souvent à la limite de la muflerie, révélant les marques du temps gravées sur les visages. En outre, les maquillages outranciers, sans doute conçus pour la scène et non en vue d'un enregistrement vidéo, accentuent l'artifice, en particulier pour Scarpia et Cavaradossi.

Marco Boemi dirige l'Orchestre du Théâtre Carlo Felice.Mais Tosca est avant tout affaire de trio amoureux et les interprètes peuvent être à même de transfigurer une production moyenne. De même un orchestre capable de révéler la beauté de l'orchestration pucinienne est primordial dans la réussite de l'entreprise. Tel est le cas ici. Sous la baguette de Marco Boemi, l'Orchestre du Théâtre Carlo Felice s'enflamme pour délivrer avec passion un superbe support de chant mais aussi des accents dramatiques dignes des meilleures fosses. Alors, on pardonnera bien volontiers ces violons parfois un peu "justes", car la conviction de ces musiciens irradie sans jamais lâcher le spectateur. Soutenue par une excellente prise de son, l'expression orchestrale de cette Tosca nous emballe.

Daniela Dessì à l'Acte II de <i>Tosca</i>.

 

Le public italien connaît bien le couple formé par la soprano lirico spinto Daniela Dessì et le ténor Fabio Armiliato. Partenaires à la ville comme sur de grandes scènes lyriques, ils ont participé à de nombreux enregistrements, dont une Tosca en 2004 au Teatro Real de Madrid, disponible en DVD chez Opus Arte.
Fabio Armiliato est un Cavaradossi très crédible. Son timbre est riche de graves assez nourris, d'aigus projetés d'une grande justesse et d'une tenue parfaite, ce qui étonne car le souffle paraît souvent assez court sur les fins de phrases, en particulier à l'Acte I. En revanche, cette réserve explose lorsque la bravoure est de mise, sitôt applaudie avec ferveur par le public gênois. Armiliato est un fin musicien et il convient de saluer la qualité de son chant, comme les nuances assez personnelles qu'il apporte au peintre Cavaradossi. L'allure du chanteur participe bien sûr à la crédibilité du personnage : mince et nerveux, Fabio Armiliato entre avec justesse dans un format de personnage qui lui convient parfaitement.
Daniela Dessì (Tosca) et Fabio Armiliato (Cavaradossi) à l'Acte III de <i>Tosca</i>.Daniella Dessì à une grande voix qui ne rencontre aucun problème à passer au-dessus de l'orchestre. La maîtrise totale du souffle lui permet des tenues de notes impressionnantes, aussi bien dans les forte que dans certaines nuances parfois assez inattendues. Mais cette voix paraît usée et un vibrato intempestif dénature trop souvent la hauteur du son. De fait, certains aigus deviennent à peine justes et les harmoniques sont souvent ingrates. De plus, le rythme n'est pas toujours précis et malmène parfois la ligne de chant. Mais l'expérience de ce rôle écrasant se retrouve à chaque instant, ce qui nous permet de passer outre certains aspects musicalement contestables. Daniella Dessì bissera "Vissi d'arte" après un amusant échange de gestes voulus discrets avec le chef et, chose surprenante, parviendra à se risquer avec succès dans des pianissimi malgré la fatigue vocale. De même, "E lucevan le stelle" sera chanté une seconde fois par Fabio Armiliato (une 3e fois pour le spectateur en raison de l'accompagnement du générique !). Une reprise moins téméraire mais toujours musicale après une première interprétation de toute beauté, chargée d'expression et d'une intelligence vocale rare.
Ceci étant, on est en droit de se montrer déçu devant l'interprétation d'un couple qui se connaît si bien. Les intentions sont téléphonées, peu sincères et le jeu de l'un par rapport à l'autre en définitive assez convenu. Dès l'entrée en scène de Tosca à l'Acte I, la démarche de la chanteuse nous oriente vers un manque de subtilité. Il se confirmera tout au long de l‘œuvre. C'est en fait après avoir assassiné Scarpia que cette Floria Tosca se montre la plus convaincante… Toutefois, l'Acte III permettra au duo plus de spontanéité pour accompagner une complémentarité vocale convaincante dans le versant superlatif de la partition.

 

Finale (Te Deum) de l'Acte I de <i>Tosca</i>. Au centre : Claudio Sgura.

 

Claudio Sgura (Scarpia) à l'Acte II <i>Tosca</i>.

La grande surprise de cette production est en fait le Scarpia interprété par Claudio Sgura, par ailleurs excellent Sharpless dans Madame Butterfly enregistré à Macerata en 2009. L'imposante stature du baryton est en parfait accord avec un timbre impérieux et une ligne de chant toujours parfaite. Quelque peu handicapé par un maquillage poussif, le chef de la police parvient à exprimer une gamme d'expressions particulièrement riche. Ce Scarpia, monolithique dans le Te Deum finale de l'Acte I, se montre bien plus humain voire touchant au début de l'Acte II.


La distribution des rôles secondaires se montre assez approximative. On passera très vite sur l'Angelotti de Nikolay Bikov au vibrato trop prononcé et le timbre vraiment ingrat de Max De Angelis dans le rôle de Spoletta, l'âme damnée de Scarpia. En revanche, il convient de s'incliner devant l'excellent Paolo Maria Orecchia dans le rôle souvent sacrifié du sacristain, et la spontanéité du chœur d'enfants du Théâtre Carlo Felice qui, vêtu de rouge vif, apporte un peu d'air frais à une production en fait assez terne. Enfin, on retiendra la jeune voix de Luca Arrigo dans le rôle du berger. Au début de l'Acte III, le naturel de son chant s'impose bien mieux que les timbres policés habituellement choisis pour ce rôle.

Daniela Dessì ovationnée par le public.Cette Tosca ne s'imposera sans doute pas comme une référence auprès de l'amateur exigeant mais certaines qualités telles l'investissement de l'orchestre, la subtilité du chant de Fabio Armiliato et l'étonnant Scarpia de Claudio Sgura méritent le détour…




Lire le test du DVD Tosca avec Daniela Dessi et Fabio Armiliato

 

 

Jean-Claude Lanot

Suppléments du Blu-ray

Aucun.

Bande-annonce du Blu-ray

Critique Images et Son du Blu-ray

Images

Une excellente précision s'invite sur tous les plans, y compris les plus généraux. Les couleurs sont naturelles mais la qualité du rendu est mise à mal par des éclairages bien peu en adéquation avec une captation et parfois trop faibles pour faire ressortir correctement le décor (Acte I). D’où un niveau de luminosité parfois approximatif.

Son

La piste stéréo est un modèle de présence quant à la diffusion de l'orchestre qu'elle dote d'une projection brillante et puissante. Les voix s'inscrivent à l'avant avec une définition précise au sein d'une balance équilibrée avec la fosse. Toutefois, la latéralisation gauche/droite n'est pas toujours raccord avec les images.
Avec le mixage 5.1, l'ouverture avant accentue son côté panoramique et les voix ressortent davantage, chargées d'harmoniques. L'orchestre est finement détaillé et exprime d'excellents contrastes dynamiques. La scène arrière ajoute à l'ensemble une discrète aération, tandis que le caisson de graves apporte son appui à la structure. La définition musicale est optimale.

Note technique : 8/10

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Mots-clés

Claudio Sgura
Daniela Dessi
Fabio Armiliato
Giacomo Puccini
Marco Boemi
Tosca

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