DVD Jaquette de : Zelmira (Pesaro 2009)

Distribution

Interprètes
  • Alex Esposito
    Polidoro
  • Kate Aldrich
    Zelmira
  • Juan Diego Flórez
    Ilo
  • Gregory Kunde
    Antenore
  • Marianna Pizzolato
    Emma
  • Mirco Palazzi
    Leucippo
  • Francisco Brito
    Eacide
  • Sávio Sperandio
    Gran Sacerdote
  • Coro del teatro Communale di Bologna
Mise en scène
Giorgio Barberino Corsetti
Orchestre
Teatro Comunale of Bologna Orchestra
Chef d'orchestre
Roberto Abbado
Réalisation
Tiziano Mancini
Origine
Rossini Opera Festival, Pesaro
Année
2009

Informations techniques

Durée
192'
Nombre de disques
2
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Decca
Distributeur
Universal Music Classics
Date de sortie
24/09/2012

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS mi-débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Espagnol
•  Français
•  Italien

Zelmira (Pesaro 2009) DVD

Note générale : 8/10

Gioachino Rossini

Opéra


Zelmira, opéra méconnu de Rossini, ressort de derrière les fagots lors du Festival de Pesaro - sa ville natale - cuvée 2009. Mais plus encore que la redécouverte musicologique, c’est bien la musique qui ravit les cœurs ! Juan Diego Flórez, Kate Aldrich, Alex Esposito et Gregory Kunde sont à la tête d'une distribution de qualité placée sous la baguette de Roberto Abbado. Giorgio Barberino Corsetti signe la mise en scène. Cette captation est disponible en Blu-ray et DVD sous label Decca.

 

Scène de <i>Zelmira</i> mis en scène par Giorgio Barberino Corsetti à Pesaro en 2009.

 

Gregory Kunde (Antenore) et Mirco Palazzi (Leucippo).Les compositeurs prolixes sont une manne pour les producteurs, et Rossini en fait définitivement partie. Son œuvre opératique est si importante et si clairement éditée qu’il suffit de piocher dedans pour en sortir une rareté qui fera les délices des musicographes ainsi que des amateurs en mal d’inédit.
Zelmira n’est pas a proprement parler un opus inconnu, mais il fait assurément partie des opéras les moins populaires de l’enfant de Pesaro. Dernier opéra "napolitain" de Rossini, créé le 16 février 1822, il fut boudé des scènes internationales jusqu’en 1965. La faute à un livret parfois invraisemblable et à une difficulté sensible des parties vocales, notamment pour les ténors… Ceci étant, l’indigence de sa représentation au catalogue fait de cette première en Blu-ray et DVD un événement en soi, insuffisant cependant à générer chez nous l’enthousiasme a priori. Car l’enthousiasme naît bien du contenu et non de son emballage.

 

Apparition de Polidoro (Alex Esposito) dans <i>Zelmira</i> mis en scène par Giorgio Barberino Corsetti.

 

Avec des moyens modestes – en comparaison avec d’autres grands rendez-vous lyriques -, le Festival Rossini de Pesaro a su tout d'abord réunir une pléiade de grands noms qui ont su sublimer cette partition ardue. Face à un Gregory Kunde plus comédien que chanteur avec sa projection limitée et son timbre étriqué, Juan Diego Flórez éblouit littéralement. Finalement assez classique dans sa stature et son interprétation d’un rôle très archétypal, il apporte une véritable lumière au personnage d’Ilo, mari abusé par les circonstances, mais qui retrouve la confiance en son épouse. Le pensum des traits virtuoses se transforme avec lui en une cascade de mélismes dont l’évidence et la suavité occultent avec art la technicité.
Quant à la Zelmira de Kate Aldrich, elle convainc sans peine par son implication et son incarnation vibrante du rôle-titre, combattant avec courage et intelligence l’usurpation du trône de son père. Beaucoup de charisme, de puissance et en même temps d’élégance dans son interprétation, défendant le rôle comme rarement ce fut le cas, et lui donnant une véritable actualité.
Enfin, Alex Esposito, roi déchu, nous emporte avec lui dans sa chute avec un désespoir qui n’a d’égal que la noblesse de son chant, profondément humain. Ses qualités d'acteur apportent à Polidoro une consistance assez unique par un regard et une posture qui parviennent à communiquer une gamme étendue d'émotions.

 

Kate Aldrich (Zelmira) et Juan Diego Flórez (Ilo) dans <i>Zelmira</i> de Rossini en 2009.

 

Or, si l’implication des interprètes ne peine jamais à nous convaincre, c’est l’orchestre qui nous étonne réellement. C’est un aspect mal connu et même mal compris de Rossini qui s’ouvre à nos oreilles. Romantique, subtil, émouvant. Écoutez ces lignes de cordes, ces échanges suaves avec les bois, et surtout cette harpe d’une délicatesse à tomber. Un Rossini orchestrateur à des années-lumière des crescendos mécaniques dont on l’affuble parfois et auxquels on le réduit trop souvent. Le tout dirigé par Roberto Abbado avec un véritable amour pour ce matériel qui résonne avec délices au cœur de sa ville natale !

 

Marianna Pizzolato (Emma).Juan Diego Flórez (Ilo) et Mirco Palazzi (Leucippo).

 

 

 

 

 

 

 

 

 






Alex Esposito (Polidoro) et Juan Diego Flórez (Ilo).Quant à la scénographie, pour maladroits que soient certains changements à vue et certains effets de miroirs instables, il convient de prendre en compte le fait que la salle a été construite en plein milieu d’une salle de sport. De fait, la machinerie réduite au minimum nous pousse à admirer encore davantage le travail réalisé par les équipes du Festival, sous la houlette de Giorgio Barberino Corsetti. Avec peu de moyens, ce dernier a réussi non seulement à donner une actualité à cette histoire d’usurpation (mais d’autres avaient déjà tenté l’expérience, notamment dans Haëndel), mais surtout à trouver une manière simple et efficace de représenter les différents niveaux de l’intrigue. Très bien expliqué dans les suppléments du programme principal, le dispositif consiste en un espace situé sous la scène, entre la prison et les catacombes, reflété par des miroirs situés au-dessus de la scène, afin de révéler au public les "dessous" de la dictature naissante. Saluons par la même occasion les chanteurs qui ont pu se glisser en temps et en heure dans cet espace et parvenir à chanter malgré son étroitesse.


Ceci en dit long sur l’implication de la troupe et participe définitivement à la réussite de ce Zelmira édité par Decca !


À noter : L'Acte I est proposé sur le DVD 1 (111'41) ; l'Acte II sur le DVD 2 (80'46).

Lire le test du Blu-ray Zelmira au Rossini Opera Festival de Pesaro

 

Retrouvez la biographie de Gioachino Rossini sur le site de notre partenaire Symphozik.info.

Jean-Claude Lanot

Suppléments du DVD

Le metteur en scène Giorgio Barberino Corsetti.

 

Sur le DVD 2, en italien stéréo PCM, uniquement sous-titré en anglais :

Très bon making-of expliquant à la fois les origines de l’œuvre et sa mise en scène. De nombreux intervenants, chanteurs et créateurs, participent à ce documentaire de Davide Mancini qui se suit avec beaucoup d'intérêt. Raison de plus de regretter l'absence de sous-titres français. (25')

 

 

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Le master d'origine Haute Définition apporte à ce DVD une excellente précision sur les plans moyens et serrés. À l'inverse, les plans larges souffrent d'une perte de détails, ce qui n'est pas le cas avec le Blu-ray de cette captation. Les contrastes sont assez appuyés et les couleurs saturées offrent un certain confort de visionnage. Mais les scènes sombres ont toutefois du mal à conserver le piqué des scènes mieux éclairées. Quoi qu'il en soit, le visionnage reste toujours agréable.

Son

La piste stéréo propose un bon équilibre entre la fosse et la scène. Les voix des chanteurs sont toujours très précisément rendues grâce au micro porté par chacun des interprètes principaux sur le côté du visage. Une réverbération assez prononcée apporte en outre une certaine sensation d'espace.
Avec le mixage multicanal 5.1, l'orchestre gagne en définition et en puissance. Les graves diffusés par le canal de basses se montrent particulièrement réalistes et leur présence parvient à densifier le message musical. Les voix s'expriment avec plus d'ampleur mais la réverbération devient parallèlement plus importante. On parvient en outre à entendre un certain souffle sur la totalité de la captation, laquelle avantage un peu trop le médium et l'aigu. Les enceintes arrière sont discrètement intégrées pour apporter une légère ouverture à l'ensemble.

Note technique : 7/10

Acheter ce titre

Tutti-magazine.fr est un site gratuit. Vous pouvez lui apporter votre soutien en commandant dans la Boutique Amazon les titres présentés aux mêmes prix et conditions de livraison que sur Amazon.fr

Mots-clés

Alex Esposito
Gioachino Rossini
Giorgio Barberino Corsetti
Gregory Kunde
Juan Diego Flórez
Kate Aldrich
Marianna Pizzolato
Mirco Palazzi
Roberto Abbado
Rossini Opera Festival, Pesaro
Zelmira

Index des mots-clés

Les derniers tests

Envoyer cette page à un(e) ami(e)

Envoyer

Imprimer cette page

Imprimer

Peuvent également vous intéresser

Tutti Ovation
Wozzeck mis en scène par Andreas Homoki - Tutti Ovation
Saul mis en scène par Barrie Kosky à Glyndebourne, Tutti Ovation
Adam's Passion d'Arvo Pärt mis en scène par Robert Wilson - Tutti Ovation
L'Elixir d'amour - Baden-Baden 2012 - Tutti Ovation
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg - Salzbourg 2013 - Tutti Ovation

Se connecter

S'identifier

 

Mot de passe oublié ?

 

Vous n'êtes pas encore inscrit ?

Inscrivez-vous

Fermer

logoCe texte est la propriété de Tutti Magazine. Toute reproduction en tout ou partie est interdite quel que soit le support sans autorisation écrite de Tutti Magazine. Article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle.