DVD Jaquette de : La Petite renarde rusée (Glyndebourne 2012)

Distribution

Interprètes
  • Lucy Crowe
    Vixen Sharp Ears
  • Emma Bell
    Fox
  • Sergei Leiferkus
    Forester
  • Mischa Schelomianski
    Badger/Priest
  • Adrian Thompson
    Schoolmaster/Mosquito
  • William Dazeley
    Harašta
  • Jean Rigby
    Forester'Wife/Owl
  • Colin Judson
    Pásek, Inkeeper
  • Sarah Pring
    Inkeeper's Wife
Mise en scène
Melly Still
Chorégraphie
Maxine Doyle
Orchestre
London Philharmonic Orchestra
Chef d'orchestre
Vladimir Jurowski
Réalisation
Thomas Grimm
Origine
Glyndebourne
Année
2012

Informations techniques

Durée
97'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Opus Arte
Distributeur
DistrArt Musique
Date de sortie
17/02/2014

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS Plein débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Coréens
•  Français

La Petite renarde rusée (Glyndebourne 2012) DVD

The Cunning Little Vixen

Note générale : 9/10

Leoš Janáček

Opéra


Sous la houlette de son directeur musical, Vladimir Jurowski, le festival de Glyndebourne se lançait au printemps 2012 dans une production pleine d’imagination de La Petite renarde rusée de Janáček. Une version très colorée, dansante et bigarrée qui n’oublie à aucun moment qu’il s’agit d’une œuvre bien moins naïve qu’on a l’habitude de le penser. Une mise en scène inventive et ravissante signée Melly Still, avec Lucy Crowe, Emma Bell et Sergei Leiferkus dans les principaux rôles. Cette captation est disponible en Blu-ray et DVD sous le label Opus Arte.

 

Lucy Crowe (la renarde) et Joshua Richardson (Pepík) dans <i>La Petite renarde rusée</i> à Glyndebourne en 2012.  © Bill Cooper

 

Lucy Crowe (la renarde) et Emma Bell (le renard).  © Bill CooperQuand on songe à La Petite renarde rusée, on oublie souvent que, derrière son image de fable animalière se cache un compositeur au soir de sa propre vie, qui porte sur le monde et ses vanités un regard empreint non pas seulement de poésie, mais bien de lucidité – en particulier dans l’Acte III dont le livret est également l’œuvre de Leoš Janáček. Un regard sur la ville et ses tourments, sur la nature, ses merveilles mais aussi sa dure loi, que le Garde-chasse finit par choisir.

Pour symboliser l’immuabilité du temps qui passe au fil des saisons, la mise en scène de Milly Still prend le parti d’organiser son dispositif autour d’un arbre central à la riche valeur tant littérale (l’abri, le terrier) que métaphorique (l’arbre du pendu de Peter Pan avec ses multiples entrées, l’arbre de vie, la métonymie de la nature dans sa globalité). Tel le terrier du Lapin Blanc, il nous fait pénétrer un pays des merveilles revisité par Le Labyrinthe de Pan. Éternel par son omniprésence, il change d’attributs au gré des saisons et contemple avec bienveillance les vicissitudes de la vie et de la mort de ses hôtes. Autour de lui, les valeurs s’opposent : couleurs chaudes ou saturées pour le règne animal, froides et monolithiques pour le monde des hommes.

 

Sergei Leiferkus (le garde-chasse) et William Dazeley (Harašta) sous la direction de Vladimir Jurowski.  © Bill Cooper

 

Pour autant, il y a uniformément beaucoup de couleurs chez les chanteurs qui interprètent ces rôles. De la voix minérale et profondément humaine de Sergei Leiferkus (le Garde-chasse) aux sursauts hirsutes et pétillants du chœur des poules, en passant par la rusticité désespérée de la femme du Garde-chasse (Jean Rigby) et le travestissement savoureux du Renard (Emma Bell), tout concourt à faire de chaque partie vocale un élément savamment dosé d’un incroyable kaléidoscope sonore dont la direction d'orchestre de Vladimir Jurowski a le secret. Sans parler de la réelle performance de Lucy Crowe dans le rôle-titre, aussi fantasque que dramatique, parfaitement intégrée à cette ronde, avec une présence scénique et un naturel qui ne peuvent laisser indifférent.
Il n’est pas question de technique ici, mais d’évidence. Vladimir Jurowski a bien trouvé "sa" renarde, tout comme en leur temps l’avaient trouvée des chefs comme Vaclav Neumann (Hana Böhmova en 1957) ou encore Sir Charles Mackerras (Lucia Popp en 1981) et, plus récemment Dennis Russell Davies (Elena Tsallagova, 2008) pour ne citer que ceux-là.
Le London Philharmonic Orchestra est quant à lui toujours sublime d’élégance et d’éloquence, enfin pour ce qu’on peut en deviner au gré d’une prise de son malheureusement distanciée.

 

Lucy Crowe dans la <i>La Petite renarde rusée</i> mis en scène par Milly Still à Glyndebourne.  © Bill Cooper

 

Lucy Crowe.  © Bill Cooper
Les rythmes s’opposent également, et si les Actes I et II font montre d’un entrain, d’un enthousiasme, d’une fraîcheur et d’une fluidité tout chorégraphiques - beau travail de Maxine Doyle - , ils ne font qu’accentuer le contraste avec un Acte III clairement introspectif. Cette nouvelle dichotomie aux allures de virage est également parfaitement négociée par l’ensemble des interprètes et témoigne d’un véritable esprit d’équipe, un souffle fédérateur sur cette production de Glyndebourne décidément touchée par la grâce.


Lire le test du Blu-ray La Petite renarde rusée à Glyndebourne



Retrouvez la biographie de Leoš Janáček sur le site de notre partenaire Symphozik.info

 

Jean-Claude Lanot

Suppléments du DVD

En anglais stéréo PCM non sous-titré :


- Honnête making-of dans lequel le chef et les créateurs s'expriment sur leur vision de l'œuvre et la production. Quelques plans de répétitions et les brefs témoignages des interprètes principaux nous font partager l'ambiance du travail qui a permis d'aboutir à ce beau spectacle. (22’)
- Photos de la distribution.

 

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Les merveilleuses couleurs de la scénographie, des costumes et des éclairages changeants ravissent l'œil. Les scènes bien éclairées profitent d'une belle définition, de contrastes appuyés et de contours finement dessinés. En revanche, les nombreuses scènes assez sombres manquent de piqué et de définition, au contraire du Blu-ray de ce programme, dont la qualité s'impose tout au long du spectacle. Un peu décevant à ce niveau, mais le spectacle reste fort recommandable en l'état.

Son

La piste stéréo, claire, précise et ouverte, propose un très bon équilibre entre les voix et l'orchestre. Les timbres instrumentaux et vocaux sont diffusés avec précision et la dynamique globale installe un spectacle sonore vivant.
Avec le mixage 5.1, la précision des timbres est accentuée et les graves ventilés par le caisson de basses ponctuent notablement la diffusion en apportant à la fois assise et profondeur à l'ensemble. Les voix sont également mieux projetées, mais on peut regretter qu'elles couvrent parfois un peu trop l'orchestre. Les enceintes surround apportent une belle aération en plongeant le spectateur dans une acoustique de salle très réaliste. Enfin, l'encodage DTS plein débit de ce mixage est en outre le meilleur parti qui soit. Merci à l'éditeur Opus Arte !

Note technique : 8/10

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Mots-clés

Emma Bell
Glyndebourne
La Petite renarde rusée
Leos Janacek
Lucy Crowe
Milly Still
Sergei Leiferkus
The Cunning Little Vixen
Vladimir Jurowski

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