Blu-ray Jaquette de : Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (Glyndebourne, 2011)

Distribution

Interprètes
  • Gerald Finley
    Hans Sachs
  • Marco Jentzch
    Walther von Stolzing
  • Johannes Martin Kränzle
    Sixtus Beckmesser
  • Alastair Miles
    Veit Pogner
  • Anna Gabler
    Eva
  • Topi Lehtipuu
    David
  • Michaela Selinger
    Magdalene
  • Colin Judson
    Kunz Vogelgesang
  • Andrew Slater
    Konrad Nachtigal
  • Henry Waddington
    Fritz Kothner
  • Robert Poulton
    Hermann Ortel
  • Alasdair Elliott
    Balthasar Zorn
  • Daniel Norman
    Austin Moser
  • Adrian Thompson
    Ulrich Eisslinger
  • Graeme Broadbent
    Hans Foltz
  • Maxim Mikhailov
    Hans Schwarz
  • Mats Almgren
    A Nightwatchman
  • The Glyndebourne Chorus
Mise en scène
David McVicar
Chorégraphie
Andrew George
Orchestre
London Philharmonic Orchestra
Chef d'orchestre
Vladimir Jurowski
Réalisation
François Roussillon
Origine
Glyndebourne
Année
2011

Informations techniques

Durée
281'
Nombre de disques
2
Zone/Région
Région ALL
Éditeur
Opus Arte
Distributeur
DistrArt Musique
Date de sortie
26/09/2012

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Codec/Standard vidéo
AVC
Résolution vidéo
1080i

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS HD Master Audio
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Français

Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (Glyndebourne, 2011) Blu-ray

Die Meistersinger von Nürnberg

Note générale : 10/10

Richard Wagner

Opéra


Pour une première production des Maîtres Chanteurs de Nuremberg à Glyndebourne, il nous est permis d'affirmer sans jeu de mots que, malgré les contraintes techniques dues à la taille restreinte du lieu, il s'agit d'un vrai "coup de maître" ! La distribution en tête de laquelle s'illustrent avec panache Gerald Finley, Johannes Martin Kränzle et Alastair Miles, ainsi que la direction de Vladimir Jurowski, la mise en scène de David McVicar, et la captation réalisée par François Roussillon en 2011, méritent en tout point notre Tutti Ovation !

Gerald Finley en 2011 à Glyndebourne pour son premier Hans Sachs dans <i>Les Maîtres chanteurs de Nuremberg</i>.  © Bill Cooper

 

Johannes Martin Kränzle interprète Sixtus Beckmesser dans <i>Les Maîtres chanteurs de Nuremberg</i> à Glyndebourne.  © Bill CooperL'éloge principal reviendra au jeune chef russe Vladimir Jurowski qui, d'un coup de baguette, balaye la lourde tradition allemande qui pèse bien trop souvent sur Les Maîtres Chanteurs dont l'esprit dominant est bien celui d'une comédie, la seule qu'écrivit Wagner. Dans les Préludes et Interludes règnent une clarté exemplaire, une finesse, une aération et un remarquable équilibre des voix. Dans tout le texte musical, y compris les récitatifs les plus "neutres", lignes mélodiques, phrasés et harmonies prennent leur sens et tissent un lien avec l'action qu'ils illustrent. Les premières secondes de l'Ouverture donnent le ton parfait, et cette justesse prévaudra jusqu'à la fin de l'ouvrage. Ce lien entre la fosse d'orchestre et la scène s'illustre également au travers de la mise en scène de David McVicar. Par exemple, au début de l'Acte III, lorsque Beckmesser entre en voleur chez Hans Sachs, la chorégraphie d'Andrew George nous fait voir ce que nous entendons d'une manière subtilement précise et imagée.

La mise en scène réussit sa transposition temporelle quant au saut dans le temps de quelque 300 années : de la renaissance allemande aux premières décennies du XIXe siècle, il y a ici tant de recherche esthétique portant sur les costumes et le mobilier, l'architecture et les nombreux détails de la production, que nous tombons immédiatement sous le charme. La superbe voûte, avec ses liernes et tiercerons enlacés, domine toutes les scènes. Des panneaux mobiles assureront la transition entre l'église, la place de la ville et le cabinet de travail de Sachs… Dans ce merveilleux décor, la qualité de la mise en scène transforme les chanteurs en véritables acteurs. Dans les bonus, Gerald Finley [Lire notre interview de Gerald Finley] nous apprend jusqu'où est allé ce souci du détail. En effet, rien n'est laissé au hasard, tout est soigné. Certaines scènes se conçoivent même comme des tableaux où David et Brueghel se seraient donné rendez-vous.
Le réalisateur François Roussillon a capté cette production avec une totale maestria, alternant toujours avec raison plans larges, plans serrés et inserts.

 

Alastair Miles (Veit Pogner) et Anna Gabler (Eva) dans <i>Les Maîtres chanteurs de Nuremberg</i> en 2011.  © Bill Cooper

 

C'est au milieu de ce foisonnement visuel qu'évoluent les chanteurs. À la tête des six rôles majeurs, Gerald Finley interprète un Hans Sachs plus vrai que nature. Le baryton-basse donne vie au personnage avec beaucoup de présence scénique et vocale, sans faiblesse ni baisse de régime du début à la fin malgré la dimension écrasante du rôle. Cette aisance vocale et son jeu parfaitement naturel s'imposent d'emblée comme une réussite totale.
Johannes Martin Kränzle donne au rôle de Beckmesser un aspect tragi-comique qui évite l'excès. De nombreux gros plans nous font apprécier une incarnation tout en finesse de ce rôle de manipulateur manipulé. Johannes Martin Kränzle en arriverait presque à nous attendrir et à voler la vedette à Gerald Finley ! De fait, le public s'esclaffe en assistant à ses maladresses, situation assez rare dans un opéra de Wagner !
Veit Pogner n'intervient pas souvent dans Les Maîtres, cependant Alastair Miles apporte une forte personnalité au père d'Eva. Il sera ovationné comme il se doit au moment des saluts.
Nous nous montrerons en revanche plus circonspects envers le David de Topi Lehtipuu, vocalement et physiquement assez neutre, écrasé par la présence de Gerald Finley. Quand au couple Walther/Eva, il se montre lui aussi bien fade : lui en raison d'un timbre vocal beaucoup trop léger et vite limité, sans profondeur ni couleur, elle tout aussi impersonnelle et transparente. Marco Jentzsch et Anna Gabler, sans nuire véritablement à l'opéra, apparaissent sans passionner, comme des amoureux béatement transis.

 

Gerald Finley dans la scène finale des <i> Maîtres chanteurs de Nuremberg</i> à Glyndebourne en 2011.  © Bill Cooper

 

Mais un opéra est un tout, et on peut sans réserve recommander ces Maîtres Chanteurs de Nuremberg comme une des meilleures productions de la décennie. Du reste, au moment où nous publions ces lignes, ce spectacle est à nouveau à l'affiche de Glyndebourne !

À noter : Les Actes I et II sont proposés sur le disque 1 (152’16) ; l’Acte III sur le disque 2 (129’05).


Lire le test du DVD Les Maîtres chanteurs de Nuremberg à Glyndebourne en 2011

Retrouvez la biographie de Richard Wagner sur le site de notre partenaire Symphozik.info

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du Blu-ray

Sur le disque 2, en anglais stéréo PCM, avec des sous-titres anglais sur les propos en allemand :


- Deux sujets permettent de préparer au mieux le visionnage de l’opéra. Die Meistersinger von Glyndebourne revient sur les enjeux qui consistent à monter un opéra d’une telle envergure pour la structure de Glyndebourne, et propose les témoignages ponctués de quelques instantanés de répétitions. (8’22)
- Die Meistersinger von Nürnberg – An Opera with Baggage propose un regard sur le livret de l’opéra de Wagner étayé par quelques témoignages et extraits de la représentation. (10’38)
- Photos de la distribution. (Sur les deux disques)

Bande-annonce du Blu-ray

Critique Images et Son du Blu-ray

Images

La finesse des éclairages de la production est merveilleusement portée par ce master Haute Définition. Le détail s’invite sur chaque plan et permet d’apprécier le soin apporté à l’aspect visuel du spectacle. Des accessoires aux costumes, les gros plans rendent justice aux artisans à l’origine de cette réussite. Les plans larges, sans se départir de la précieuse définition, régalent les yeux lors des scènes de foule. Lorsque la qualité de la captation se conjugue à une réussite picturale comme celle-ci, le spectateur se trouve assis à la meilleure place de l’auditorium…

Son

La piste stéréo propose un message particulièrement clair qui permet une écoute globale bien équilibrée entre les voix solistes, les masses chorales et l’orchestre. Les timbres sont naturels et la dynamique générale, sans être renversante, convainc par ses contrastes.
Le mixage multicanal, par la définition qu’il apporte, s’impose d’emblée en comparaison à la pourtant bonne piste stéréo. L’orchestre semble s’étoffer latéralement en dévoilant une richesse de couleurs bien supérieure, tandis que sur le plateau, un relief incontestable pare les timbres vocaux, apportant vie et dynamisme à l’écoute. Les enceintes arrière relayent un signal mesuré mais qui parvient à donner une sensation d’espace des plus agréables. Quant à l’intégration du caisson de graves, il dote la restitution de basses à même d’étoffer l’ensemble. Cette piste, de plus, décuple la puissance du message sans jamais sacrifier au naturel de l’écoute. Une réussite sonore !

Note technique : 10/10

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