Blu-ray Jaquette de : Madame Butterfly (Macerata)

Distribution

Interprètes
  • Raffaella Angeletti
    Cio-Cio-San
  • Annunziata Vestri
    Suzuki
  • Massimiliano Pisapia
    B.F. Pinkerton
  • Claudio Sgura
    Sharpless
  • Thomas Morris
    Goro
  • Enrico Cossutta
    Il Principe Yamadori
  • Enrico Iori
    il Bonzo
  • Nino Batatunashvili
    Kate Pinkerton
  • Antonio Maria Golini
    lo Zio Yakusidé
  • Matteo Ferrara
    il Commissario imperiale
  • Alessandro Pucci
    l'Ufficiale del registro
  • Mirela Cisman
    la Madre di Cio-Cio-San
  • Roberta Carota
    la Zia di Cio-Cio-San
  • Maria Elena Mariangeli
    la Cugina di Cio-Cio-San
Mise en scène
Pier Luigi Pizzi
Chorégraphie
Roberto Maria Pizzuto
Orchestre
Fondazione Orchestra Regionale Delle Marche
Chef d'orchestre
Daniele Callegari
Réalisation
Tiziano Mancini
Origine
Sferisterio Opera Festival, Macerata
Année
2009

Informations techniques

Durée
137'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Région ALL
Éditeur
C Major
Distributeur
Harmonia Mundi
Date de sortie
29/09/2011

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Codec/Standard vidéo
AVC
Résolution vidéo
1080i

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS HD Master Audio
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Chinois
•  Coréens
•  Espagnol
•  Français
•  Italien

Madame Butterfly (Macerata) Blu-ray

Madama Butterfly

Note générale : 9/10

Giacomo Puccini

Opéra


C Major propose avec cette captation de Madame Butterfly disponible en DVD et en Blu-ray, la production de 2009 mise en scène par Pier Luigi Pizzi pour le Sferisterio Opera Festival de Macerata. Raffaella Angeletti, Massimiliano Pisapia, Annunziata Vestri et Claudio Sgura tiennent les principaux rôles de l'opéra de Puccini, tandis que Daniele Callegari dirige l'orchestre…

 

Pinkerton et Cio-Cio-San incarnés par deux danseurs. Chorégraphie de Roberto Maria Pizzuto.  Photo © Alfredo Tabocchini

 

Massimiliano Pisapia (Pinkerton) et Raffaella Angeletti (Cio-Cio-San) dans <i>Madame Butterfly</i> mis en scène par Pier Luigi Pizzi.  Photo © Alfredo TabocchiniOn sera presque surpris par l'aspect traditionnel de cette Madame Butterfly orchestrée par le metteur en scène Pier Luigi Pizzi dont nous avions déjà eu l'occasion d'apprécier le travail plus novateur au travers d'autres productions comme Death in Venice de Benjamin Britten ou Die Tote Stadt d'Erich Wolfgang Korngold. La beauté toute classique de la recréation parfaite d'une petite maison traditionnelle japonaise, de ses pontons et de son cerisier en fleurs agencés au milieu de l'immense scène longitudinale du Sferisterio de Macerata ne laisse planer ni ambiguïté ni surprise. Mais cette configuration particulière sera le moyen de mettre en mouvement les chœurs cérémoniels lors de l'Acte I, ainsi que la longue procession funèbre du très célèbre chœur à bouche fermée à la fin de l'Acte II. Elle renforcera également la symbolique de l'enfermement de l'héroïne puisqu'elle isole d'autant plus son habitation.
Le travail sur la couleur dans des camaïeux de gris-blanc semble une constante dans le travail de Pier Luigi Pizzi. Agrémenté par moments d'une intense valeur bleutée, le rendu global donne une impression plastique et picturale très réussie tendant vers les estampes japonaises.
Précisons que ce décor reste identique tout au long des deux bonnes heures que dure l'opéra et participe de fait à accentuer l'impression d'immobilisme et d'immuabilité de l'attente. L'action se déroule uniquement à l'extérieur, et l'on ne fait qu'apercevoir un bouddha trônant dans la maison. Ceci étant, une curiosité mérite qu'on s'y arrête : l'introduction purement orchestrale de l'Acte III est dansée par deux substituts oniriques de Cio-Cio-San et Pinkerton. Plus jeunes, les danseurs recréent leur rencontre, leur amour et la séparation. Le bien fondé de cette chorégraphie de Roberto Maria Pizzutofort fort agréable reste cependant à prouver.

Daniele Callegari dirige classiquement sa Butterfly, et modère les élans de la musique vériste de Puccini dans le respect des possibilités vocales des chanteurs, atténuant les inévitables boursouflures qui peuvent apparaître ici ou là et déformer l'écriture sensible et réaliste du compositeur.

 

Claudio Sgura (Sharpless), Raffaella Angeletti (Cio-Cio-San) et Annunziata Vestri (Suzuki).  Photo © Alfredo Tabocchini

 

Raffaella Angeletti (Cio-Cio-San) et Annunziata Vestri (Suzuki).  Photo © Alfredo TabocchiniLe rôle-titre incarné par Raffaella Angeletti retient toute l'attention. L'opéra entier repose sur elle, et les expressions de joie, de soumission, d'attente et de désespoir sont parfaitement intégrés au jeu et au chant de la soprano. Cio-Cio-San est logiquement une jeune fille de 15 ans… Mais Raffaella Angeletti sait transposer voire transcender cet état de fait en rendant son personnage d'autant plus poignant qu'il n'a plus l'âge d'être abusé comme on peut l'être dans la prime jeunesse. Dès lors, la cantatrice ne se livre à aucune minauderie et ne tire pas plus le rôle vers une frêle poupée asiatique à même de déclencher l'apitoiement du spectateur. Les tremblements qui la parcourent au moment où la vérité crue se dévoile transforment Raffaella Angeletti en une tragédienne véritable. La voix est ample et garantie la puissance et la couleur sur tous les registres. On pourra toutefois regretter une tenue un peu courte dans l'air principal du début de l'Acte II "Un bel dí, vedremo".
La servante volontaire Suzuki de Annunziata Vestri sait s'affirmer aux côtés de sa maîtresse grâce à un mezzo assez léger, bien en phase avec la fragilité du personnage. Son jeu de scène est très bien conduit, toujours en accord avec l'absence de sensiblerie et de maniérisme qui caractérise l’ensemble de cette production.
Du côté des chanteurs, Massimiliano Pisapia incarne un Pinkerton exempt de vulgarité. Massif, parfait représentant de l'Occidental conquérant en pays asiatique qui distribue ses dollars à l'entremetteur Goro – médiocre Thomas Morris –, il joue toutefois de façon irrespectueuse avec les statuettes de l'âme des ancêtres de Cio-Cio-San. Sa veulerie combinée à sa lâcheté finale nous apparaissent là aussi maîtrisées, presque trop.
Le consul des États-Unis Sharpless trouve en Claudio Sgura un baryton impressionnant par le registre et par la taille, à l'image d'Enrico Iori dans le petit rôle de l'oncle bonze qui ne passe pas inaperçu.

 

<i>Madame Butterfly</i> présenté en 2009 durant le Sferisterio Opera Festival de Macerata.  Photo © Alfredo Tabocchini

 

En conclusion, cette Madame Butterfly sera tenue pour très satisfaisante dès lors qu'on adhère sans restriction au classicisme de Pier Luigi Pizzi. Bien entendu, il est permis d'attendre aujourd'hui une nouvelle lecture, plus audacieuse, d'un des piliers du répertoire lyrique. Mais ne vaut-il pas mieux un traditionalisme assumé qu'un modernisme gratuit ?

À noter : Ce programme ne propose pas de menu d'accueil et démarre automatiquement. Les options sont accessibles par un menu pop-up.

Lire le test du DVD Madame Butterfly à Macerata

 

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du Blu-ray

Aucun.

Bande-annonce du Blu-ray

Critique Images et Son du Blu-ray

Images

La Haute Définition du Blu-ray apporte un gain on ne peut plus appréciable à ces images naturelles mais assez plates en raison des partis pris de couleurs de la production. Le détail constant permet à l'œil de s'intéresser à la qualité des textures et rend le spectacle bien plus attrayant. Le contraste se montre assez satisfaisant et les contours sont très finement dessinés. Quelques pertes de netteté dans certains mouvements de caméras ou lors de déplacements rapides sur scène se font remarquer sur plusieurs plans.

Son

La piste stéréo pêche par une réverbération trop importante qui apparaît peu naturelle. les voix prédominent sur l'orchestre ce qui crée parfois un déséquilibre. Si l'ensemble se montre assez dynamique, le manque de basses est en revanche flagrant.
Le mixage 5.1, bien plus équilibré que la stéréo, diffuse un meilleur ratio entre la fosse et la scène. La réverbération est de même bien mieux maîtrisée et les timbres gagnent en naturel. Les graves sont également plus présents grâce au signal délivré par le caisson de basses, et la scène sonore arrière permet un élargissement plaisant de l'espace sans nuire à la précision de l'ensemble.

 

Note technique : 8/10

Acheter ce titre

Tutti-magazine.fr est un site gratuit. Vous pouvez lui apporter votre soutien en commandant dans la Boutique Amazon les titres présentés aux mêmes prix et conditions de livraison que sur Amazon.fr

Mots-clés

Claudio Sgura
Giacomo Puccini
Madame Butterfly
Pier Luigi Pizzi

Index des mots-clés

Les derniers tests

Envoyer cette page à un(e) ami(e)

Envoyer

Imprimer cette page

Imprimer

Peuvent également vous intéresser

Tutti Ovation
Wozzeck mis en scène par Andreas Homoki - Tutti Ovation
Saul mis en scène par Barrie Kosky à Glyndebourne, Tutti Ovation
Adam's Passion d'Arvo Pärt mis en scène par Robert Wilson - Tutti Ovation
L'Elixir d'amour - Baden-Baden 2012 - Tutti Ovation
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg - Salzbourg 2013 - Tutti Ovation

Se connecter

S'identifier

 

Mot de passe oublié ?

 

Vous n'êtes pas encore inscrit ?

Inscrivez-vous

Fermer

logoCe texte est la propriété de Tutti Magazine. Toute reproduction en tout ou partie est interdite quel que soit le support sans autorisation écrite de Tutti Magazine. Article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle.