Blu-ray Jaquette de : Le Crépuscule des Dieux (Metropolitan 2011)

Distribution

Interprètes
  • Jay Hunter Morris
    Siegfried
  • Iain Paterson
    Gunther
  • Hans-Peter König
    Hagen
  • Eric Owens
    Alberich
  • Deborah Voigt
    Brünnhilde
  • Wendy Bryn Harmer
    Gutrune
  • Waltraud Meier
    Waltraute
  • Maria Radner
    Norn
  • Elizabeth Bishop
    Norn
  • Heidi Melton
    Norn
  • Erin Morley
    Woglinde
  • Jennifer Johnson Cano
    Wellgunde
  • Tamara Mumford
    Floßilde
  • Erik Ralske
    Stage Horn Solo
Mise en scène
Robert Lepage
Orchestre
The Metropolitan Opera Orchestra
Chef d'orchestre
Fabio Luisi
Réalisation
Gary Halvorson
Origine
Metropolitan Opera
Année
2011

Informations techniques

Durée
271'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Région ALL
Éditeur
Deutsche Grammophon
Distributeur
Universal Music Classics
Date de sortie
01/10/2012

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Codec/Standard vidéo
AVC
Résolution vidéo
1080i

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS HD Master Audio
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Chinois
•  Espagnol
•  Français

Le Crépuscule des Dieux (Metropolitan 2011) Blu-ray

Götterdämmerung

Note générale : 8/10

Richard Wagner

Opéra


Dernière journée du cycle wagnérien, Le Crépuscule des Dieux rassemble et synthétise tous les éléments apparus et développés dans les trois opus précédents de la Tétralogie. Mais c'est surtout une suite et une fin de Siegfried dans laquelle nous allons retrouver le ténor Jay Hunter Morris et la soprano Deborah Voigt. Hormis la réapparition de certains rôles, Le Crépuscule des Dieux est crédité de trois nouveaux personnages importants : Gunther, Hagen et Gutrune, confiés respectivement à Iain Peterson, Hans-Peter König et Wendy Bryn Harmer. Comme pour Siegfried, l'orchestre du Metropolitan Opéra est placé sous la direction de Fabio Luisi. Cette captation du Crépuscule des Dieux réalisée le 11 février 2012 est disponible en Blu-ray et DVD chez Deutsche Grammophon.

 

Les Nornes - Prologue du <i>Crépuscule des Dieux</i> mis en scène par Robert Lepage.  Photo : Ken Howard/Metropolitan Opera

 

Le Crépuscule des Dieux (Götterdämmerung) marque une progression par rapport au monde créé par Wagner dans les trois premiers opéras de sa Tétralogie. En effet, alors que l'univers mythologique dominait largement L'Or du Rhin, La Walkyrie et Siegfried, Le Crépuscule des Dieux développe un univers dans lequel les humains prennent le pas sur le monde divin. De ce fait, les nouveaux personnages de Gunther, Hagen et Gutrune revêtiront visuellement des aspects beaucoup plus proches de nous.

Iain Paterson (Gunther) et Jay Hunter Morris (Siegfried).  Photo : Ken Howard/Metropolitan OperaIain Paterson propose un chef de clan intéressé et manipulable à souhait, à la personnalité naviguant sans cesse entre les sentiments de lâcheté et de faiblesse. Son allure physique un peu frêle, son visage étiré et très expressif permet au baryton d'exprimer des sentiments véritablement humains. La voix est assurée, à l'aise dans tous les registres et possède juste ce qu'il faut de caractère pour ne pas faire ombrage aux autres membres de sa famille.
Sa sœur Gutrune est logiquement assez proche physiquement de lui : longs cheveux blonds, visage fin et pâle, et possède aussi un caractère ambivalent qui passe de la duperie volontaire et intéressée à des sentiments beaucoup plus proches de l'amour que de la haine, et ce malgré le complot dans lequel elle se trouve mêlée. La soprano Wendy Bryn Harmer - qui assurait le rôle d'Ortlinde, une des Walkyrie - a la voix claire et l'innocence dans le timbre. Sa fraîcheur vocale convient bien à la personnalité finalement fragile qu'elle incarne et, comme son "frère", le timbre de voix n'est pas assez imposant pour faire de l'ombre aux autres personnages ce qui rentre finalement bien dans le cadre dramatique mis en place.

Hans-Peter König (Hagen) et Wendy Bryn Harmer (Gutrune).  Photo : Ken Howard/Metropolitan OperaOn retrouve la basse Hans-Peter König dans le rôle du demi-frère des deux précédents puisqu'il est en fait le fruit de l'union d'Alberich avec une mortelle. Ce chanteur avait déjà joué le rôle de Fafner dans L'Or du Rhin, de Hunding dans La Walkyrie et du Dragon dans Siegfried. Nous avions noté dans nos critiques de ces opéras que le chanteur n'impressionnait pas outre mesure au niveau de sa tessiture. Presque à contre-emploi dans La Walkyrie par ses allures plus débonnaires qu'agressives, loin de terrifier dans le rôle du Dragon, il est étonnant de constater une nette évolution positive en faveur de son Hagen de ce Crépuscule des Dieux, avec enfin des notes graves bien sonnantes et des couleurs sombres pour un personnage visuellement digne fils de son père - il en adopte la même chevelure rasta -, à la carrure physique imposante. On ne pourra que regretter un certain statisme sur scène largement compensé par les qualités vocales. Nous tenons là sans nul doute une des meilleures incarnations vocales de ce Crépuscule.

Lors du visionnage de Siegfried, nous nous étions posé la question de savoir comment allaient évoluer les rôles de Siegfried et de Brünnhilde dans ce dernier volet. On peut, dans un premier temps, souligner l'absence de rupture. Curieusement, la voix si particulière de Deborah Voigt semble posséder un peu plus d'assise et donc relativement moins de vibrato. Peut-être est-ce l'effet d'une certaine accoutumance d'audition de notre part, mais on ne peut nullement reprocher à la soprano américaine de camper une mauvaise Brünnhilde tant ce type de voix est affaire de goût personnel. Tout au plus, pourra-t-on remarquer qu'elle force tout de même souvent le trait. Mais ce rôle si éprouvant vocalement demande une énergie propre sous peine d'être complètement écrasé et de devenir impersonnel face à un orchestre gigantesque, surtout dans la scène finale. Forcer le trait c'est un peu renforcer le caractère du personnage, et reconnaissons que la soprano est une bonne actrice dont la présence à l'écran est indiscutable et qui a su négocier avec justesse la perte de sa divinité. Du reste, la simple robe de tissu gris lui sied bien mieux que l'armure moyenâgeuse portée dans La Walkyrie.

 

Jay Hunter Morris (Siegfried) et Wendy Bryn Harmer (Gutrune) dans <i>Le Crépuscule des Dieux</i>.  Photo : Ken Howard/Metropolitan Opera

 

Quant au Siegfried de Jay Hunter Morris, il ne fait malheureusement preuve d'aucune évolution, ni physique ni vocale : la nasalité de l'émission est toujours aussi désagréable et l'étroitesse du son hélas récurrente. Il conserve l'attitude du héros naïf affichée précédemment dans Siegfried. Visiblement, le grand héros blond aux yeux bleus, invincible et sans peur, se laisse facilement manipuler par des adversaires farouches prêts à tout pour récupérer l'anneau tant convoité. Jay Hunter Morris ne soulève pas d'ambiguïté, ne génère pas de compassion, n'enrichit pas psychologiquement ce rôle qui malgré les épreuves demeure celui d'un adolescent adulte. Paradoxalement, nous ne serons que très peu touché lorsque celui-ci sera transpercé par la lance de Hagen.

Eric Owens (Alberich) et Hans-Peter König (Hagen).  Photo : Ken Howard/Metropolitan OperaEric Owens assure également une belle continuité dans son incarnation du Nibelungen maléfique. La confrontation avec son fils au début de l'Acte II est un beau moment d'échange vocal dans une atmosphère qui aurait pu être beaucoup plus mystérieuse et onirique, mais la réitération obsessionnelle du "mein Sohn" d'un Alberich vieilli par le temps tournant autour de Hagen, souligné par force gros plans, marquera les mémoires.

La mezzo-soprano allemande Waltraud Meier dans la scène 3 de l'Acte I, courte scène tout en expression et en intensité qui la confronte avec sa sœur Brünnhilde, utilise une voix hybride entre mezzo et soprano qui lui permet l'émission de graves et d'aigus facilement colorés. Le visage de Waltraud Meier se fait très expressif dans la multitude de sentiments qu'elle doit exprimer en peu de temps : soit l'art de passer de la joie à la haine, de convaincre, d'apitoyer, et de se faire bannir après avoir jeté sa vindicte. Waltraud Meier aime ce rôle et cela se sent.


Deborah Voigt (Brünnhilde) et Waltraud Meier (Waltraute).  Photo : Ken Howard/Metropolitan OperaPour finir, les trois Nornes du prologue (Maria Radner, Elizabeth Bishop et Heidi Melton) assurent le minimum sans laisser un souvenir impérissable, bien trop empêtrées dans les fils du destin pour transmettre une véritable émotion dans ce qui aurait pu être une introduction prémonitoire et inquiétante de la fin de la Tétralogie. Quant aux trois filles du Rhin (Erin Morley, Jennifer Johnson Cano et Tamara Mumford), l'efficacité du trio vocal marche de concert avec l'écriture beaucoup fluide comme avec le décor magique dans lequel elles évoluent.

Comme pour les trois volets précédents, nous retrouvons l'unique système mis en place par Robert Lepage - la "machine" - pour illustrer l'action évolutive et parfois difficile à mettre en scène de la Tétralogie. Par moments, cette structure monumentale donne l'impression d'un certain statisme dû, force est de le reconnaître, à la nature même de quelques passages de la musique de Wagner, mais les animations vidéo et colorées qu'elle accueille sont toujours d'une très grande qualité visuelle. Dans ce Crépuscule des Dieux, le monde des humains est visuellement créé par des effets de verticalité impressionnants - tel le mur veiné de bois du château des Gibichungen, ou les chutes du Rhin. Les transitions sont toujours aussi parfaitement mises en place et constituent un réel plaisir visuel. Les superbes effets de lumière, la présence d'un soleil central aux couleurs évolutives rentrent bien dans le cadre d'un monde crépusculaire. De plus, certains effets de spatialisation donnent toute la dimension de la hauteur de la cage de scène : les Nornes et les fils du destin, la salle de réception du château où se trouvent des gardes. Quant au traitement scénique du Voyage de Siegfried sur le Rhin ainsi que la scène d'immolation de Brünnhilde, ils seront laissés à l'appréciation personnelle de nos lecteurs afin de ne pas en dévoiler la teneur visuelle. Quoi qu'il en soit, la dernière image remplit indéniablement le rôle logiquement conclusif de l'aboutissement de tout le cycle wagnérien.

 

Iain Paterson (Gunther), Deborah Voigt (Brünnhilde) et Hans-Peter König (Hagen).  Photo : Ken Howard/Metropolitan Opera

 

En guise de conclusion artistique, Le Crépuscule des Dieux est le seul opéra du cycle à faire intervenir des chœurs, ce qui rentre bien dans le cas d'une socialisation de l'intrigue en lieu et place des aventures mythologiques. Quant à la qualité de l'orchestre du Met, Fabio Luisi parachève les intentions musicales développées dans Siegfried. Mais, si l'on peut être sensible à une plus grande finesse et à des détails exposés avec relief, l'austérité et le masque fermé en apparence du chef retiennent les élans de violence, d'intensité et d'ardeur amoureuse du Crépuscule des Dieux. Ainsi, Le Voyage de Siegfried sur le Rhin ne donne pas l'impression d'un voyage initiatique mais simplement d'un périple symphonique sans surprise, pas plus que La Marche Funèbre n'est déroulée dans l'intensité requise par Wagner pour dire adieu à son héros. L'extrême complexité du texte musical du Crépuscule offre la possibilité à un chef de réaliser une véritable performance en matière de visibilité et de mise en valeur des dizaines de motifs utilisés par Wagner et synthétisés ici dans une extraordinaire mixture orchestrale présente à presque chaque mesure, performance inégalée dans l'art lyrique pour une telle longueur. Or, Fabio Luisi n'est ni Pierre Boulez pour la transparence des textures, ni Herbert von Karajan pour l’allégement de l'effectif orchestral, ni Karl Böhm pour la recherche obsessionnelle des motifs. L'orchestre du Met se fait presque trop discret par moments, et bien trop terre à terre à d'autres. De fait, malgré les nombreuses représentations du Ring wagnérien sur la scène new-yorkaise depuis des années, l'orchestre a encore tout à envier à la colline de Bayreuth.

 

Tamara Mumford (Floßilde), Jennifer Johnson Cano (Wellgunde) et Erin Morley (Woglinde).  Photo : Ken Howard/Metropolitan Opera

 

Au terme du visionnage de la nouvelle production de la Tétralogie du Met, on devra reconnaître dans la production de Robert Lepage l'absence évidente d'une intention dramatique particulière et personnelle, d'un lien conducteur autre qu'une très traditionnelle lecture de la mythologie germanique et nordique réinventée par Wagner. Les représentations de ce Ring s'inscrivent du reste délibérément dans une lignée qui obéit aux critères de confort, confort toutefois résolument plus moderne par l'utilisation des décors et des superbes projections vidéo que celui de la précédente production d'Otto Schenk, parue en DVD chez Deutsche Grammophon dans les années 1990. Robert Lepage nous raconte une histoire sans surprises dramatiques de dieux déchus, une quête du pouvoir, le tout dans une ambiance qui mélange volontairement du déjà vu (costumes, fidélité aux didascalies du livret) et de la modernité technique mais qui reste pourtant essentiellement obtenue par les projections d'images vidéo animées naturalistes. Le tout réaliste des années 1990 est ici tempéré, tout comme le tout moderniste, dans un équilibre assez juste. À des lieux de la production de Carlus Padrissa à Valence avec son futurisme échevelé et du Ring de Copenhague de Kasper Holten épaulé dans sa recréation par l'aide du dramaturge Henrik Engelbrecht, totale et sidérante, de la plus grande partition lyrique jamais écrite, le temps nous dira comment cette production du Metropolitan Opera vieillira.


Lire le test du DVD du Crépuscule des Dieux au Metropolitan Opera

 



En France, les différents opus du Ring du Met ne sont pas disponibles séparément, mais seulement en coffret DVD ou Blu-ray rassemblant les quatre éléments de la Tétralogie, accompagnés de l'excellent documentaire Wagner's Dream.

 

 

 

 

 

 

Retrouvez la biographie de Richard Wagner sur le site de notre partenaire Symphozik.info.

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du Blu-ray

En HD et en anglais stéréo non sous-titré dans le même format que celui choisi pour l'opéra.


- Interviews backstage menées par Patricia Recette, ponctuées par quelques plans de mise en place des décors : Robert Lepage, sur sa manière de raconter une histoire traditionnelle avec des moyens contemporains ; Wendy Bryn Harmer et Iain Paterson ; Waltraud Meier, sur le court mais riche rôle de Waltraute qu'elle affectionne ; Jay Hunter Morris, qui parle du confort de préparation de cet opus par rapport à Siegfried ; Deborah Voigt, qui s'exprime sur la place du rôle de Brünnhilde dans sa carrière ; et Fabio Luisi. (15'05 au total)

 

Bande-annonce du Blu-ray

Critique Images et Son du Blu-ray

Images

Comme les trois premiers volets de cette nouvelle production du Ring, Le Crépuscule des Dieux bénéficie des hautes qualités appréciées jusque-là. Le master HD délivre en permanence une précision d'excellente tenue qui ne faiblit nullement dans les zones du plateau rendues sensibles en raison d'un éclairage moindre. La luminosité est par ailleurs savamment dosée et s'allie à de puissants contrastes générés par des noirs très denses. Les contours sont finement sculptés et les couleurs resplendissent. La vidéo utilisée en projection quasi permanente sur les lattes mobiles du décor passe en outre très bien à l'écran. On tient ici une captation pour ainsi dire parfaite qui, grâce au support Blu-ray, conserve intact son pouvoir d'attraction.

 

 

Son

Le mixage stéréo investit une scène avant particulièrement détaillée. Une certaine profondeur permet de situer les voix correctement timbrées au devant d'un orchestre assez sonore dans un équilibre réussi. La dynamique se montre confortable pour une écoute relativement contrastée.
Mais c'est avec le mixage multicanal que la splendide prise de son dévoile ses spectaculaires atouts. La richesse des timbres vocaux apparaît bien plus clairement grâce à une projection accentuée mais toujours naturelle et l'orchestre se développe, dévoilant la richesse des pupitres avec un détail surprenant. La réserve de dynamique répond parfaitement à l'orchestration wagnérienne et à ses nombreux contrastes. Des graves puissants sont relayés par le caisson de basses, tandis que la scène arrière apporte discrètement une respiration bienvenue à l'écoute. Cette piste 5.1 tient le pari d'allier la musicalité au spectacle.

Note technique : 10/10

Acheter ce titre

Tutti-magazine.fr est un site gratuit. Vous pouvez lui apporter votre soutien en commandant dans la Boutique Amazon les titres présentés aux mêmes prix et conditions de livraison que sur Amazon.fr

Mots-clés

Deborah Voigt
Fabio Luisi
Hans-Peter König
Jay Hunter Morris
Le Crépuscule des Dieux
Metropolitan Opera
Richard Wagner
Robert Lepage
Waltraud Meier

Index des mots-clés

Les derniers tests

Envoyer cette page à un(e) ami(e)

Envoyer

Imprimer cette page

Imprimer

Peuvent également vous intéresser

Tutti Ovation
Andrea Chénier avec Jonas Kaufmann et Eva-Maria Westbroek - Tutti Ovation
Don Pasquale à Glyndebourne, Tutti Ovation
Les Blu-ray et DVD des Maîtres chanteurs de Nuremberg à Glyndebourne obtiennent le label Tutti Ovation
L'Elixir d'amour - Baden-Baden 2012 - Tutti Ovation
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg - Salzbourg 2013 - Tutti Ovation

Se connecter

S'identifier

 

Mot de passe oublié ?

 

Vous n'êtes pas encore inscrit ?

Inscrivez-vous

Fermer

logoCe texte est la propriété de Tutti Magazine. Toute reproduction en tout ou partie est interdite quel que soit le support sans autorisation écrite de Tutti Magazine. Article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle.