Blu-ray Jaquette de : Lang Lang at the Royal Albert Hall (2013)

Distribution

Interprètes
  • Lang Lang
    Piano
Réalisation
Christian Kurt Weisz
Origine
Royal Albert Hall, Londres
Année
2013

Informations techniques

Durée
123'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Région ALL
Éditeur
Sony Classical
Distributeur
Sony Classical
Date de sortie
20/10/2014

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Codec/Standard vidéo
AVC
Résolution vidéo
1080i

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS HD Master Audio
Sous-titres
•  Aucun

Lang Lang at the Royal Albert Hall (2013) Blu-ray

Note générale : 9/10

Wolfgang Amadeus Mozart  - Frédéric Chopin  - Alexandre Scriabine

Concert


En novembre 2013, le phénomène pianistique Lang Lang enregistrait le présent récital lors de deux concerts donnés au Royal Albert Hall. Le programme principal était consacré à Mozart et Chopin, mais les très nombreux bis nous permettaient de voyager bien au-delà de l'Europe, du Mexique avec Manuel Ponce, à la Chine traditionnelle avec Wu Zuqiang et Du Mingxin. Le réalisateur Christian Kurt Weisz a capté ces moments désormais disponibles en Blu-ray et DVD chez Sony Classical.

 

Lang Lang au Royal Albert Hall - Novembre 2013.

 

Après moult prestations spectaculaires, le versatile Lang Lang nous propose ici un concert plutôt, tout du moins dans son programme principal, autour de Mozart et Chopin, deux compositeurs où on ne l'attend pas forcément. Et il faut reconnaître que la surprise est heureuse, et de taille…

Du côté mozartien, trois Sonates, dont la pathétique en la mineur. Or c'est bien là qu'on l'attendait au tournant. Les deux premières sonates, K. 283 et K. 282, s'écoutent sans déplaisir. Le jeu est, comme à son habitude, gracieux et délié, romantique et chantant dans les mouvements lents. Mais, au final, pas forcément bouleversant. Il faut dire, pour être juste, que ce n'est là ni l'ambition de Mozart, ni celle du pianiste pour qui ces deux œuvres constituent une agréable mise en doigts, et une manière d'apprivoiser l'important public londonien rassemblé au Royal Albert Hall.
Puis arrive cette fameuse Sonate en la mineur K. 310, dont certains ont comparé à tort ou à raison le pathos à celui du Requiem. Il est vrai qu'Einstein a supposé qu'elle fut composée à la suite du décès de la mère du Mozart. Œuvre tourmentée, presque chaotique dans le développement de son premier mouvement, surprenante, elle offre à l'imagination de Lang Lang un boulevard. De fait, chaque phrase, chaque note même, est ciselée et se distingue de celles qui l'entourent par une nuance, une intention chaque fois différente, sans jamais déséquilibrer le phrasé dans une approche souvent dialectique de l’interprétation. Il y a de l'Arthur Schnabel dans cette interprétation souple, élégante et jamais brutale, mais ô combien contrastée et habitée. À la lumière du deuxième mouvement, on pourrait qualifier cette interprétation de romantique, tant Lang Lang étire le temps pour explorer la matière "entre les notes", mais la science évidente du discours - oserons-nous écrire "de la rhétorique" ? - évoque presque le baroque. L'on comprend alors sans peine l'intérêt du maestro Harnoncourt qui, lors de l'été 2014, a tenté (en vain) d'initier le pianiste au pianoforte à l'occasion de l'enregistrement de deux Concertos du divin Mozart.

 

Diffusion multi-écrans pour le récital de Lang Lang au Royal Albert Hall.

 

Côté Chopin, Lang Lang n'a pas peur d'enchaîner les quatre Ballades et l'on retrouve ce sens quasi mozartien du chant, lequel n'est pas étranger au compositeur, admiratif de Don Giovanni et du... Requiem ! Le pianiste se sent donc en parfaitement affinité ici avec le répertoire, et cela se ressent. Ccomme chez Mozart, on retrouve ici ce même sens du discours.
Cela peut surprendre : Lang Lang choisit ici des tempi plutôt retenus. Mais c'est pour mieux créer des contrastes et, plus encore, un véritable sens de la narration, du drame. Il nous prend par la main, attire notre attention par un galbe, une variation de dynamique, une agogique naturelle et fluide, pour mieux nous emporter avec lui dans une virtuosité qui n'a rien de gratuite. Au contraire, la technique sert le discours et son intensité, en particulier dans la Ballade No. 1, qui nous ferait presque penser à une ouverture à la Française.

 

Applaudissements pour Lang Lang au Royal Albert Hall.

 

Lang Lang annonce ses "bis" aux spectateurs du Royal Albert Hall.Les "bis" sont plus directs, et privilégient le plaisir et l'immédiateté sur l'esprit. Mais au bout d'une première heure de cette intensité, c'est presque un soulagement, avec ce sentiment presque enfantin d'essayer de prolonger la rencontre comme par crainte de la séparation.
Certaines œuvres présentées ici seront d'ailleurs reprises dans le double album-rencontre avec Harnoncourt, à commencer par la Marche Turque, qui aurait peut-être mérité un nouvel enregistrement, plus approfondi. D'autres, comme Dance of the Seaweed, sont comme une madeleine de Proust, l'hommage naturel au pays, comme un retour à l'enfance, même si celle-ci ne fut pas facile.

Du reste, d'aucuns peuvent voir dans le pianiste un éternel gamin qui en fait des tonnes, ou encore un racoleur maniéré. Mais son rapport presque charnel au texte et à sa musicalité en fait un authentique musicien, dont la jeunesse ne fait que vivifier une intelligence brillante. Or, a fortiori, l'énergie éternelle qui sourd de chaque chef-d'œuvre n'attend que ce genre d'interprète pour s'envoler !

Lire le test du DVD Lang Lang at the Royal Albert Hall

Jean-Claude Lanot

Suppléments du Blu-ray

Aucun.

Bande-annonce du Blu-ray

Critique Images et Son du Blu-ray

Images

Ce master Haute Définition s’en donne à cœur joie pour retranscrire les diverses matières avec une précision parfaite. La qualité du détail l’emporte sur le DVD de ce programme lorsqu’il s’agit de montrer en plan large l’immense Royal Albert Hall rempli à craquer de spectateurs. Les couleurs, un peu trop saturées à notre goût, jouent avec des noirs d’encre et l’ensemble affiche un impressionnant niveau de contraste.

Son

Le mixage stéréo est à la fois présent et aéré. Le piano sonne avec naturel et des basses non-envahissantes rivalisent avec des aigus jamais agressifs. Le rendu se montre à la fois détaillé, précis et plaisant.
La présence est sensiblement supérieure avec la piste multicanale. Le piano se détache légèrement à l’avant, ce qui a pour effet d'accentuer la présence, et l’écoute gagne en aération pour offrir un volume à même de nous transporter in situ. Le caisson de basses apporte une subtile assise aux graves, tandis que les haut-parleurs arrière, discrètement mixés, offrent une respiration supplémentaire. Tout cela, avec le plus grand naturel.

Note technique : 9/10

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Mots-clés

Alexandre Scriabine
Frédéric Chopin
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