Blu-ray Jaquette de : Palestrina

Distribution

Interprètes
  • Peter Rose
    Papst Pius IV
  • Michael Volle
    Giovanni Morone
  • John Daszak
    Bernardo Novagerio
  • Roland Bracht
    Kardinal Christoph Madruscht
  • Falk Sruckman
    Carlo Borromeo
  • Steven Humes
    Der Kardinal von Lothringen
  • Kenneth Roberson
    Abdisu
  • Christian Rieger
    Anton Brus von Müglitz
  • Wolfgang Koch
    Graf Luna
  • Ulrich Reß
    Der Bischop von Budoja
  • Kevin Conners
    Theophilus
  • Kevin Conners Theophilus Alfred Kuhn
    Avosmediano
  • Christopher Ventris
    Giovanni Pierluigi da Palestrina
  • Christiane Karg
    Ighino
  • Claudia Mahnke
    Silla
  • Christoph Stephinger
    Bischof Ercole Severolus
  • Chor der Bayerschen Staatsoper
Mise en scène
Christian Stückl
Orchestre
Bayerishes Staatsorchester
Chef d'orchestre
Simone Young
Réalisation
Karina Fibich
Origine
Nationaltheater, Munich
Année
2009

Informations techniques

Durée
206'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Région ALL
Éditeur
EuroArts
Distributeur
Harmonia Mundi
Date de sortie
12/02/2013

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Codec/Standard vidéo
AVC
Résolution vidéo
1080i

Audio

Version(s) sonore(s)
5.0 DTS HD Master Audio
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Français

Palestrina Blu-ray

Note générale : 7/10

Hans Pfitzner

Opéra


À l’occasion du 60e anniversaire de la mort du compositeur controversé Hans Pfitzner, l’Opéra de Munich nous propose son plus célèbre opéra, Palestrina, produit sur les lieux mêmes de sa création en juin 1917. Christopher Ventris, Peter Rose, Michael Volle et Christiane Karg chantent sous la direction de Simone Young. La mise en scène est assurée par Christian Stückl. Cette captation de 2009 est disponible en Blu-ray et DVD sous le label EuroArts.

 

Christopher Ventris (Giovanni Pierluigi da Palestrina)  © Photo Wilfried Hoesl

 

Une œuvre musicale peut-elle réhabiliter son compositeur, notamment quand celui-ci a soutenu, sans jamais les démordre, des thèses nazies ?
Certainement pas.
En revanche, peut-on rejeter une œuvre musicale sous prétexte que son compositeur a soutenu de telles thèses ?
Si l’on en croit le chef d'orchestre juif Bruno Walter qui a dirigé l’œuvre à sa création en 1917 et qui l’a toujours soutenue - l'œuvre, précisément, et non son compositeur ! -, puis l’opéra de Munich aujourd’hui, la réponse est de nouveau négative.
Car c’est bien la question qu’on peut se poser devant l’œuvre de Hans Pfitzner en général et devant ce Palestrina en particulier, que l’on considère comme son œuvre la plus réussie.

Michael Volle (Giovanni Morone).  © Photo Wilfried HoeslModestement, nous remettrons en cause l’engouement quelque peu excessif que suscita cet opéra.
Certes, il fait montre d’un sens inné et tout à fait séduisant des couleurs et d’une réelle technique d’écriture.
Mais cela n’empêche pas son net déséquilibre sur le plan de la forme, avec un Acte I gigantesque qui tient à lui seul la moitié de l’œuvre, et beaucoup de récitatifs maladroits, dans lesquels les rapports texte/musique sont nettement déséquilibrés au profit d’un bavardage inutile, tandis que les commentaires instrumentaux sont écrits de manière bien triviale.

Pour autant, on ne peut nier les qualités intrinsèques de cette œuvre associant un romantisme post-wagnérien, des touches schumaniennes et un langage dramatique proche de Humperdinck, autour d’un sujet pour le moins intéressant : le drame de l’artiste en mal d’inspiration qui trouvera refuge dans l’alcool (d’où les visions très oniriques de cette version) et la satire de l’église, plus attachée à la politique qu’à la foi.
De plus, cette production ne manque pas de qualités musicales lorsqu'il s’agit de ses interprètes.

Christopher Vendris campe un Palestrina totalement crédible, torturé par le manque d’inspiration et la disparition de son épouse.
Son émotion, parfaitement maîtrisée sur le plan technique, et servie par un timbre solide et empathique, nous envahit immédiatement tant son interprétation est à l’unisson avec la chef et son orchestre, dans le prolongement direct du Prélude d’ouverture.

 

Christopher Ventris.  © Photo Wilfried Hoesl


On ne manquera pas non plus de remarquer l’Ighino de Christiane Karg, aux couleurs irrésistibles.
Du côté des ecclésiastiques, les graves dominent largement avec notamment un Müglitz épatant, si ce n’est la remarquable et trop courte partie de ténor d’Ulrich Ress dans le rôle de Budoja ou celle, cette fois trop longue car trop imparfaite par son vibrato dégoulinant, de Kenneth Roberson dans le rôle du Patriarche d’Assyrie.

Avec sérieux et naturel, la chef d'orchestre australienne Simone Young et excellente germaniste, parfaitement intégrée dans le microcosme musical allemand - lire notre test du Dialogue des Carmélites -, défend à bras-le-corps cette œuvre globalement très accessible.

Mais quel que soit l'intérêt que l'on peut porter à cette résurrection maîtrisée et approfondie – en effet, la production s’est donnée 6 mois après la première pour graver le présent enregistrement, de sorte que l’œuvre soit vraiment "digérée"-, elle ne témoigne pas forcément de cette "immortalité" dont Bruno Walter qualifiait Palestrina.

 

 

Lire le test du DVD Palestrina

Jérémie Noyer

Suppléments du Blu-ray

En HD, et en allemand et anglais stéréo PCM, avec sous-titres anglais :

 

- Parmi quelques brèves interventions, dont celles de Simone Young et Peter Rose, entrecoupées d'instantanés de répétitions, on retiendra essentiellement du making-of les propos très honnêtes du metteur en scène, qui avoue son ignorance de cette œuvre avant qu’on fasse appel à lui, et nous confie tout ce qu’il y a trouvé sur le plan musical et religieux avec un intérêt communicatif. (10')
- Quatre bandes annonces. (Stéréo PCM)

Bande-annonce du Blu-ray

Critique Images et Son du Blu-ray

Images

Une définition de fort bonne tenue s'affiche tout au long de la captation en fournissant un luxe de détails sur la totalité des plans, y compris les plus généraux. Les couleurs sont déclinées avec soin mais on regrettera des blancs sans doute trop lumineux pour ne pas être brûlés. On sera en outre surpris par les violentes couleurs de la scénographie de Michael Bauer, mais il faut avouer que leur reproduction à l'écran est parfaite, quand bien même d'aucuns trouveront là un rapport conflictuel avec l'œuvre. Les contrastes sont globalement assez appuyés et l'ensemble se laisse regarder avec plaisir.

Son

La piste stéréo propose un bon équilibre entre la fosse et le plateau et les diverses couleurs sont diffusées avec naturel. Cependant, la dynamique est assez bridée et empêche l'épanouissement des timbres tant vocaux qu'orchestraux.
Le mixage 5.0, bien que faisant une impasse regrettable sur l'utilisation du caisson de graves qui aurait vaillamment accompagné l'expression de l'orchestre, s'impose par sa puissance de diffusion. Il offre à la fosse de superbes possibilités de reproduction et les voix gagnent à la fois une présence incroyable et des harmoniques bien plus fines. Les chanteurs ressortent parfaitement au devant de l'orchestre, mais on regrettera une localisation souvent par trop approximative par rapport à l'image. Les enceintes arrière, utilisées avec parcimonie, aèrent cependant l'ensemble et l'orchestration savante de Pfitzner en ressort parfaitement diffusée.

Note technique : 9/10

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Mots-clés

Bayerishes Staatsorchester
Christiane Karg
Michael Volle

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