DVD Jaquette de : Falstaff (Salzbourg, 2013)

Distribution

Interprètes
  • Ambrogio Maestri
    Sir John Falstaff
  • Massimo Cavaletti
    Ford
  • Fiorenza Cedolins
    Mrs. Alice Ford
  • Eleonora Buratto
    Nannetta
  • Elisabeth Kulman
    Mrs. Quickly
  • Stephanie Houtzeel
    Mrs. Meg Page
  • Javier Camarena
    Fenton
  • Luca Casalin
    Dottor Cajus
  • Gianluca Sorrentino
    Bardolfo
  • Davide Fersini
    Pistola
  • Philharmonia Chor Wien
Mise en scène
Damiano Michieletto
Orchestre
Wiener Philharmoniker
Chef d'orchestre
Zubin Mehta
Réalisation
Karina Fibich
Origine
Salzbourg
Année
2013

Informations techniques

Durée
132'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
EuroArts
Distributeur
Harmonia Mundi
Date de sortie
28/10/2014

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS mi-débit
Stéréo DD
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Chinois
•  Coréens
•  Espagnol
•  Français
•  Italien
•  Japonais

Falstaff (Salzbourg, 2013) DVD

Note générale : 9/10

Giuseppe Verdi

Opéra


Ambrogio Maestri triomphe sur toutes les grandes scènes lyriques dans le rôle de Falstaff qui lui colle si bien à la peau. L'offre vidéo de l'opéra éponyme de Verdi est là pour l'attester. Cette omniprésence sur un rôle aussi marqué pourrait faire craindre la redite d'une production à l'autre. Mais à Salzbourg, en 2013, l'approche de l'ultime opéra de Verdi par Damiano Michieletto tranche radicalement sur le tout-venant. Massimo Cavalletti, Fiorenza Cedolins, Eleonora Buratto, Elisabeth Kulman, Stephanie Houtzeel et Javier Camarena sont réunis autour du baryton italien tandis que le Wiener Philharmoniker est placé sous la baguette du chef Zubin Mehta. Cette captation est disponible en Blu-ray et DVD chez EuroArts.

<i>Falstaff</i> mis en scène à Salzbourg en 2013 par Damiano Michieletto.   © Silvia Lelli

 

En 2013, le Festival de Salzbourg accueillait ainsi une nouvelle production du Falstaff de Verdi. Face à cette œuvre endiablée, touffue, tissée d'incalculables entrelacs musicaux et de multiples imbroglios, Zubin Mehta à la tête du Wiener Philharmoniker prend le parti d'assagir la truculence permanente par un axe interprétatif traditionnel. Cette option, plastiquement très séduisante dans les scènes descriptives ou d'amour aux sonorités raffinées, manque cependant de fantaisiste dans les moments plus échevelés. Le choix des tempi n'est pourtant pas en cause, mais plutôt l'usage d'une pâte sonore composée de couleurs à la "force tranquille". Une "force fébrile" aurait davantage soutenu l'aspect comique de ce Falstaff.

 

Stephanie Houtzeel (Mrs. Meg Page), Ambrogio Maestri (Sir John Falstaff) et Fiorenza Cedolins (Mrs. Alice Ford).   © Silvia Lelli

 

Massimo Cavalletti interprète Ford.   © Silvia LelliDamiano Michieletto, pour sa part, réinvente le Falstaff de Verdi. Amateurs d'imagerie traditionnelle, vous ne trouverez pas ici ce que vous cherchez car, non seulement, le metteur en scène transpose la farce Shakespearienne dans notre monde actuel mais il ajoute un second niveau de lecture en nous proposant l’œuvre comme une illustration des songes du héros. La nouvelle dramaturgie se construit dès lors au moyen d'allers et retours constants entre réalité et rêves.

L'action se déroule dans la fameuse Casa Verdi de Milan, maison de retraite destinée aux vieux musiciens en difficulté construite sous l'initiative du compositeur et achevée deux ans avant sa mort. Un lieu d'accueil toujours actif. Nous voilà donc projetés à l'intérieur du bâtiment, avec aides-soignantes, fauteuils roulants, dames âgées et vieux messieurs. Et Flastaff, obèse et somnolent, de trôner au milieu de cette population. Rythmée par les réveils et les assoupissements de l'encombrant personnage, l'action nous projette entre réel et rêve, balises auxquelles on ne pense plus par moments, preuve de la réussite de la narration.
La reconstitution de l'intérieur de la Casa, les décors et les costumes sont en tout point magnifiques. Les solutions trouvées pour les scènes clés (que nous ne dévoilerons pas) sont tout à fait probantes. Face aux situations fortement théâtrales et même tirées par les cheveux du livret original, nous trouver dans un monde aux frontières du réel renforce paradoxalement la véracité de l'entreprise.

 

Ambrogio Maestri (Sir John Falstaff) dans <i>Falstaff</i> à Salzbourg.   © Silvia Lelli

 

Au niveau de l'interprétation, une bonne homogénéité caractérise la distribution réunie pour ce Festival d'été salzbourgeois. Au vu de cette représentation, on ne peut que confirmer les qualités d'Ambrogio Maestri dans un rôle à sa mesure, tout comme celui de Dulcamara dans L'Élixir d'amour. Toutefois, il se montre plus sage et posé que dans la production de Parme en 2011. Le quatuor féminin met en valeur Fiorenza Cedolins en Mrs. Ford et Eleonora Buratto en Nannetta, dont le suraigu dédié à la Lune fait merveille. Massimo Cavalletti en Ford se montre correct, tout comme Javier Camarena en Denton, sans pour autant susciter un enthousiasme débridé. Mais soyons juste en reconnaissant que, dans Falstaff, en l'absence d'airs héroïques le plus souvent représentatifs de l'opéra italien, leurs voix passent au second plan derrière leur jeu scénique.

 

Massimo Cavalletti, Ambrogio Maestri, Damiano Michieletto, Zubin Mehta et Fiorenza Cedolins.   © Silvia Lelli

 

Au final, ce Falstaff se laisse regarder et entendre avec plaisir. Dédoubler la personnalité d'un gros monsieur - dont on ignore finalement le nom - qui se prend dans ses rêves pour un héros imaginaire est une idée qui fonctionne tout au long de la représentation. Cette lecture, aussi imaginative et originale soit-elle, ne dispense cependant pas de visionner aussi une version plus "authentique".


Lire le test du Blu-ray Falstaff à Salzbourg en 2013



Retrouvez la biographie de Giuseppe Verdi sur le site de notre partenaire Symphozik.info

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du DVD

- Quatre bandes-annonces. (Stéréo DD)

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Le parti pris bleuté de la production et ses ambiances peu éclairées passent plutôt bien à l’écran. La précision est plus qu’honnête sur les gros plans et les contrastes s’expriment globalement bien dans un rendu à la qualité satisfaisante, même si elle ne peut prétendre à concurrencer celle du Blu-ray de ce programme.

Son

Le mixage stéréo, ouvert et dynamique, propose un bon équilibre entre voix et orchestre. La séparation est bonne et les timbres sont assez bien reproduits.
Avec le mixage multicanal, les voix gagnent en indépendance par rapport à l’orchestre, lequel s’étoffe et exprime de très beaux timbres. La dynamique est supérieure et le relief dont se pare la scène avant se rapproche d’une acoustique réaliste de théâtre. Le caisson de graves fournit un bel appui à la structure musicale et, à l’arrière, les haut-parleurs surround aèrent légèrement l’écoute. L’encodage Dolby Digital accentue légèrement la projection, mais le DTS propose des timbres plus riches et subtils.

Note technique : 9/10

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Mots-clés

Ambrogio Maestri
Damiano Michieletto
Eleonora Buratto
Elisabeth Kulman
Falstaff
Festival de Salzbourg
Fiorenza Cedolins
Giuseppe Verdi
Javier Camarena
Massimo Cavalletti
Stephanie Houtzeel
Zubin Mehta

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