DVD Jaquette de : Cherevichki : Les Souliers de la Tsarine (Tchaikovsky)

Distribution

Interprètes
  • Olga Guryakova
    Oxana
  • Vsevolod Grivnov
    Vakula
  • Larissa Diadkova
    Solokha
  • Maxim Mikhailov
    The Devil
  • Vladimir Matorin
    Chub
  • Vicheslav Voynarovskyi
    he Schoolmaster
  • Alexander Vassiliev
    Pan Golova
  • John Upperton
    Panas
  • Sergei Leiferkus
    His Highness
  • Jeremy White
    Master of Ceremonies
  • Olga Sabadoch
    Odarka
  • Changhan Lim
    Woody Goblin
  • Andrew Macnair
    Echo
  • Maria Galeazzi
    Principal Dancer
  • Gary Avis
    Principal Dancer
  • Dancers of the Royal Ballet
  • Royal Opera Chorus
Mise en scène
Francesco Zambello
Chorégraphie
Alastair Marriott
Orchestre
Orchestra of the Royal Opera House
Chef d'orchestre
Alexander Polianichko
Réalisation
Jonathan Haswell
Origine
Royal Opera House - London
Année
2009

Informations techniques

Durée
143'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
Opus Arte
Distributeur
DistrArt Musique
Date de sortie
27/10/2010

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.1 DTS mi-débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Espagnol
•  Français

Cherevichki : Les Souliers de la Tsarine (Tchaikovsky) DVD

Cherevichki : The Tsarina's Slippers

Tutti ovation

Note générale : 10/10

P. I. Tchaikovsky

Opéra  - Ballet


Méconnu, y compris de la plupart des amateurs d'opéras éclairés, il est urgent d’entendre et de voir Cherevichki, ce merveilleux conte de Noël de Tchaikovsky d’après Gogol. Francesca Zambello signe une très belle mise en scène pour Covent Garden dans de fabuleux décors de Mikhail Mokrov. Un DVD et un Blu-ray magiques édités par Opus Arte.

 

 

Maxim Mikhailov (Le Diable) et Olga Guryakova (Oxana).  Photo © ROH 2009/Bill CooperC’est avant tout aux décors de Mikhail Mokrov, aux costumes de Tatiana Noginova et à la mise en scène que l’on doit ce régal. Non que l'on assiste à quelque révolution spectaculaire - ce n’est pas le style de Francesca Zambello - mais le féerique, l’enchantement, l’absurde et le comique nous donnent rendez-vous dès le lever du rideau.
Nous retrouvons le bleu et le rouge dont nous ont régalé les ballets russes et l'on pense souvent aux décors d’Alexandre Benois pour Petrouchka. Presque un siècle plus tard on en retrouve ici l’inspiration.
Pourtant, cette production de Cherevichki nous laisse interrogateur sur la raison qui pourrait expliquer que l'ouvrage, que Tchaikovsky lui-même affectionnait particulièrement, n’a pas traversé le temps avec autant de bonheur que La Dame de Pique, Eugène Onéguine ou Iolanta, qui lui ont ravi la place sur les affiches de nos théâtres.
Certes, Cherevichki ne possède pas la profondeur émotionnelle des autres opéras de Tchaikovsky et n’en dégage pas l’ardeur romantique qui les caractérise. Mais il a vocation à s’imposer dans le genre léger, drôle et mutin, adjectifs qui ne s'appliquent généralement pas à l’univers lyrique du compositeur.

Contrairement à ses "grands" opéras, l’écriture est ici toujours éminemment conservatrice et marque peut être un retour en arrière vers la convention et le style traditionnels de l’opéra russe. C’est sans doute ce que l'on pourra reprocher à la partition de Cherevichki, tant la renommée de Tchaikovsky est plus qu’illustre dans le genre lyrique et son catalogue compte plusieurs parmi les plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la musique. Ceci étant, Les Souliers de la Tsarine utilise un orchestre au raffinement sonore digne de son auteur et de ses plus grandes pages, ainsi que plusieurs airs qui auraient probablement dû l’imposer auprès du public. Mais il en aura été autrement…

 

Scène de <i>Cherevichki</i>, mis en scène par Francesca Zambello et chorégraphié par Alastair Mariott.  Photo © ROH 2009/Bill Cooper

 

Il faut rendre hommage à Francesca Zambello, dont on a pu voir à l’Opéra de Paris bon nombre de productions, et dont Tutti-magazine a déjà chroniqué la Carmen le Don Giovanni du même Covent Garden, qui signe ici une de ses meilleures mises en scène. Toujours d’une parfaite lisibilité, elle allie le merveilleux, le truculent et le faste qui caractérisent ce conte de Noël, comme sa magie et son univers merveilleux. Jamais aucun de ses personnages ne tombe dans la caricature, même si on s’amuse beaucoup de l’intrigue et de ses rebondissements quelque peu attendus.
Noël oblige, la magie et le mystère réunis, Francesca Zambello a su s'entourer de merveilleux décorateurs et costumiers. Qui plus est, le Royal Ballet nous offre une scène toute de splendeur, tandis que les danseurs ukrainiens invités rivalisent de virtuosité. Comme quoi il est possible de "faire classique", très "classique" même, sans nécessairement ennuyer ni véhiculer une image désuète de production d’opéra dépassée.

 

Gary Avis et Mara Galeazzi, danseurs solistes du Royal Ballet, dans <i>Cherevichki</i> de Tchaikovsky, chorégraphie de Alastair Mariott.  Photo © ROH 2009/Bill Cooper

 

La distribution réunit principalement sur la scène de la Royal Opera House des chanteurs russes du Théâtre Mariinsky de St Pétersbourg (Olga Guryakova, dans le rôle d'Oxana) ou du Bolchoï de Moscou (Vsevolod Grivnov dans celui de Vakula). On y retrouve aussi les très grands noms de Larissa Diadkova (Solokha) et de Sergei Leiferkus (Sa Majesté). Avec de tels atouts on se doit de partir gagnant et c’est bien le cas : chacun rivalise d’authenticité et le style idiomatique est garanti. Mais, plus que tout, la vaillance vocale et stylistique de Vsevolod Grivnov s’impose autant que le ton péremptoire et souverain de Larissa Diadkova. Tous deux dominent la distribution.
Mais il serait injuste d'en oublier les autres artistes… Le diable de Maxim Mikhailov est drôle à souhait et se montre tout aussi excellent chanteur qu’acteur né. Sergei Leiferkus est égal à lui-même : grand style, grande voix, et ce rien de couleur voilée qui caractérise sa couleur et à laquelle on peut préférer la splendeur vocale d’un Dmitri Hvorostovksy.
De même, le chant d’Olga Guryakova (Oxana) est quasi irréprochable. On osera à peine souligner une gestion de la ligne vocale qui se noie parfois et perturbe la préhension de l’intonation. Or c'est une question d’émission du son, qui peut aussi en faire le charme, comme de style de chant qui veut, en Russie comme au Metropolitan de New York, qu’on chante fort, très fort, pour mettre en évidence ses moyens. Cela entraîne parfois - il existe de multiples exemples parmi les grands artistes de récentes générations - une "perturbation" de l’intonation au profit du volume.

 

Le danseur Gary Avis, Vsevolod Grivnov (Vakula) et Maxim Mikhailov (Le Diable) dans <i>Cherevichki : Les Souliers de la Tsarine </i> à Covent Garden.  Photo © ROH 2009/Bill Cooper

 

Maxim Mikhailov (Le Diable).  Photo © ROH 2009/Bill CooperL’ensemble de la distribution vocale se montre en outre d’une très remarquable homogénéité. Dans la fosse, le chef Alexander Plianichko installe assez vite un climat de belle et vivante énergie, que les musiciens de la Royal Opera House servent, une nouvelle fois, admirablement.
Vous l'aurez compris, ce Cherevichki est un rendez-vous musical et festif à ne pas manquer !



À noter : Le menu d'accueil de ce DVD, animé, coloré et ludique, est du plus bel effet. Il diffère de celui du Blu-ray du même programme, plus sobre.






Lire le test du Blu-ray de Cherevichki

 

 

Retrouvez la biographie de Tchaikovsky sur le site de notre partenaire Symphozik.info.

 

Gilles Delatronchette

Suppléments du DVD

En anglais stéréo DD, avec des sous-titres français, allemands et espagnols.


Francesca Zambello et de nombreux intervenants livrent des propos intéressants et informatifs de façon vivante au fil de trois courts sujets :
- Introduction à l'opéra, vive et dynamique, agrémentée de nombreux instantanés du spectacle et des coulisses. On y entend également quelques mots du chef d'orchestre. (2')
- Retour sur la composition de la distribution et le choix porté sur des solistes russes, avec mini-interviews des artistes. (3')
- L'adaptation de l'œuvre de Gogol, avec la participation des artisans et créateurs qui ont travaillé sur la production. (6')
- Photos de la distribution.

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

L'origine HD de ce master vidéo s'impose de splendide façon. Les couleurs, denses et enfantines, les contours précis et les contrastes puissants s'allient pour un résultat parfait. Ne manquent de détails que les plans généraux que le support DVD ne peut reproduire au niveau de richesse du Blu-ray.

Son

La piste stéréo, très détaillée, fait preuve de brillance, tandis qu'orchestre et voix se montrent bien équilibrés et qu'un bon niveau de graves s'allie à des aigus non agressifs. La dynamique est toutefois un peu restreinte.
Le mixage 5.1 encodé en DTS mi-débit diffuse une dynamique bien plus étendue et permet à l'orchestre d'exprimer davantage de nuances, tandis que les chanteurs bénéficient d'une projection vocale bien plus naturelle dans un axe d'acoustique de théâtre. Les graves, grâce à l'utilisation du caisson de basses, sont plus ronds et plus charpentés, et les voies surround diffusent une image cohérente propice à une immersion musicale discrète mais fort agréable.

Note technique : 10/10

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