DVD Jaquette de : Brahms : Les Symphonies (Staatskapelle Dresden, C. Thielemann)

Distribution

Interprètes
Orchestre
Staastkapelle Dresden
Chef d'orchestre
Christian Thielemann
Réalisation
Yoko Ishida, Henning Kasten, Andreas Morell
Origine
NHK Hall Tokyo - Semperoper Dresden
Année
2012

Informations techniques

Durée
193'
Nombre de disques
3
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
C Major
Distributeur
Harmonia Mundi
Date de sortie
11/02/2014

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.0 DTS plein débit
5.1 DTS Plein débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Aucun

Brahms : Les Symphonies (Staatskapelle Dresden, C. Thielemann) DVD

Brahms : The Complete Symphonies + Discovering Brahms

Note générale : 10/10

Johannes Brahms

Concert  - Documentaire


Longtemps attendu, voici le cycle complet des Symphonies de Brahms dirigé par Christian Thielemann à la tête de la Staatskapelle de Dresde. Filmé en public à Tokyo et à Dresde entre 2012 et 2013, il fait l'objet d'un coffret Blu-ray ou DVD édité par C Major. Les Symphonies sont complétées par le documentaire Discovering Brahms réalisé par Christoph Engel.

Christian Thielemann dirige les <i>Symphonies</i> de Brahms Nos. 2 et 4 au Semperoper de Dresden en janvier et avril 2013.

 

Après avoir fait l'éloge des Symphonies du grand aîné Beethoven dirigées par Christian Thielemann, mais à la tête du Wiener Philharmoniker et non des forces de Dresde, nous voici à nouveau face à un autre monument symphonique, moins important en quantité mais d'une autre corpulence et d'un intérêt différent, celui des quatre Symphonies de Brahms. Ce que nous avions écrit à propos de la direction de Christian Thielemann à propos de son approche de Beethoven s'applique à Brahms avec une égale constance. Aussi, nous renvoyons nos lecteurs aux critiques détaillées des Symphonies de Beethoven parues chez C Major en DVD et en Blu-ray… Ajoutons que la magnifique version du Requiem Allemand dirigée par Thielemann en 2007 à la tête du Münchner Philharmoniker nous donnait déjà un avant-goût de ce que nous allions entendre dans le pur symphonique.

Christian Thielemann dirige Brahms à la tête de la Staatskapelle Dresden.L'audition des Symphonies de Brahms ne fait que conforter notre position : le chef allemand, très jeune assistant de Karajan, a bien évidemment retenu les leçons de son maître, mais a su heureusement se les approprier pour les repenser à sa façon. Si Thielemann s'inscrit ouvertement dans la tradition germanique, il réussit le tour de force de nous convaincre que la symphonie, chez Brahms, est bien autre chose que de la lourdeur, du démonstratif ou du superficiel.

Christian Thielemann n'est pas de ces chefs qui enfoncent le clou. Pour preuve, les premières mesures de la Symphonie No. 1, trop souvent vainement martelées avec lourdeur, deviennent avec lui une pulsation rythmique d'une tout autre envergure. Il s'inscrit d'emblée dans un discours qui va rechercher constamment sa ligne directrice dans l'écriture même de l’œuvre. D'où cette impression que c'est justement par celle-ci que le chef parvient à mener à terme un tel naturel sans imposer d'emblée sa vision personnelle, comme aurait pu justement le faire un Karajan. Ce respect de l’œuvre porte ses fruits tout du long des quatre Symphonies, et il s'en dégage un grand plaisir de jouer et d'écouter, sans aucun ennui, même pendant les parties les plus statiques de certains mouvements lents.

 

Christian Thielemann dirige la Staatskapelle Dresden dans les <i>Symphonies</i> de Brahms Nos. 1 et 3 au NHK Hall de Tokyo en 2012.

 

La personnalité de Brahms, davantage introvertie et contemplative qu'exubérante, transparaît avec fidélité dans ces interprétations. À la fois romantique et classique, proche de la musique pure sans programme ni description ouverte, Thielemann a parfaitement intégré cette manière si particulière de composer. Chaque pupitre a quelque chose à dire et fuit le remplissage abusif. Thielemann se contente de les mettre en valeur tout en respectant l'équilibre et la densité qui forment les bases fondamentales pour interpréter Brahms. La réussite en devient totale…

À noter : Cette intégrale des Symphonies de Brahms est présentée en coffret contenant deux boîtiers Amaray. Dans le premier, le DVD 1 propose les Symphonies Nos.1 et 2 (103’12), et le DVD 2, les Symphonies Nos. 3 et 4 (90’08). Dans le second boîtier, le DVD 3 est consacré au documentaire Discovering Brahms (51'33).

Lire le test du coffret Blu-ray des Symphonies de Brahms dirigées par Christian Thielemann


Retrouvez la biographie de Johannes Brahms sur le site de notre partenaire Symphozik.info

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du DVD

Christian Thielemann témoigne dans le documentaire <i>Discovering Brahms</i> réalisé par Christoph Engel.En allemand stéréo PCM, avec des sous-titres anglais, coréens et japonais :

- Le documentaire Discovering Brahms donne la parole au chef d’orchestre Christian Thielemann. Une approche des Symphonies de Brahms tant historique que personnelle qui permet de mieux appréhender son interprétation. Les cadrages (trop) serrés sur son visage alternent avec quelques extraits orchestraux, lesquels ponctuent le témoignage. L’ensemble, assez spartiate, est toutefois à réserver aux anglophones car C Major ne propose aucun autre sous-titrage "européen". Bien dommage ! (Sur le DVD 3 - 51’33)
- Cinq Bandes-annonces. (Sur le DVD 1 - Stéréo DD)

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Ce master Haute Définition présente une superbe précision d’ensemble. Le détail jaillit de l’écran sur les cadrages serrés mais se dilue forcément sur les plans larges, à l’inverse des Blu-ray de ce programme. Les contrastes, assis sur des noirs profonds, sont remarquables. Les couleurs sont saturées, et même un peu trop sur les carnations qui donnent une mine bronzée ou rougeaude, selon, aux musiciens. Filmés à Tokyo et à Dresde, les concerts présentent ces mêmes qualités et excès.

Son

Le mixage stéréo, ouvert et assez profond, est suffisamment nanti en graves pour exposer brillamment les qualités de l’orchestre. L’ensemble respire et les contrastes de dynamique sont assez probants. En stéréo, l’ensemble paraît toutefois un peu plus mat à Dresde qu’à Tokyo.
La piste multicanale encodée dans un magnifique DTS plein débit offre davantage de contrastes et une dynamique bien supérieure. De superbes nuances captent l’oreille et les forte semblent ne pas connaître de limite, sans toutefois jamais perdre la subtilité de mise sur l'ensemble de la restitution. Le caisson de graves permet l’intégration de basses rondes et charnues sur les captations réalisées à Dresde. En revanche, le canal de graves n’a curieusement pas été retenu pour les prises de son de Tokyo ! À l’arrière, les haut-parleurs surround ajoutent à l’aération et au naturel de l’écoute. À Dresde ou Tokyo, les mixages multicanaux sont de premier ordre et véhiculent tout autant les qualités musicales des interprètes.

Note technique : 8/10

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Mots-clés

Christian Thielemann
Johannes Brahms
NHK Hall Tokyo
Semperoper Dresden
Staatskapelle Dresden

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