DVD Jaquette de : Barenboim : Concert d'ouverture – Salzbourg 2010

Distribution

Interprètes
  • Dorothea Röschmann
    Soprano
  • Elina Garanca
    Mezzo-soprano
  • Klaus Florian Vogt
    Tenor
  • René Pape
    Bass
  • Daniel Barenboim
    Piano
  • Konzervereinigung Wiener Staatsopernchor
Orchestre
Wiener Philharmoniker
Chef d'orchestre
Daniel Barenboim
Réalisation
Michael Beyer
Origine
Grosses Festspielhaus, Salzbourg
Année
2010

Informations techniques

Durée
85'
Nombre de disques
1
Zone/Région
Zone ALL
Éditeur
C Major
Distributeur
Harmonia Mundi
Date de sortie
13/10/2011

Vidéo

Couleurs/N&B
Couleurs
Format images
1.78
Format vidéo
16/9 compatible 4/3
Codec/Standard vidéo
NTSC

Audio

Version(s) sonore(s)
5.0 DTS mi-débit
Stéréo PCM
Sous-titres
•  Allemand
•  Anglais
•  Chinois
•  Coréens
•  Espagnol
•  Français
•  Japonais
•  Latin

Barenboim : Concert d'ouverture – Salzbourg 2010 DVD

Salzburg Festival - Opening Concert

Note générale : 7/10

Ludwig Van Beethoven  - Pierre Boulez  - Anton Bruckner

Concert


Un triple anniversaire marque ce concert d'ouverture du Festival de Salzbourg 2010 : le quatre-vingt-dixième de son existence, le cinquantième de la salle dans lequel il a été capté, et les soixante ans de présence à la scène musicale de Daniel Barenboim, ici à la tête du Philharmonique de Vienne. Le chef dirige pour l’occasion Notations de Boulez, le Te Deum de Bruckner et retrouve le piano dans le Concerto pour piano No. 4 de Beethoven. Quatre têtes d’affiche vocales le rejoignent pour l’occasion : Dorothea Röschmann, Elīna Garanča, Klaus Florian Vogt et René Pape. Ce concert est disponible en Blu-ray et DVD chez C Major.

Daniel Barenboim.  © ORF/Ali Schafler

 

Il est permis dans un premier temps de remarquer l'étonnante variété du programme de ce concert d’ouverture du Festival de Salzbourg 2010 : un concerto romantique, le quatrième de Beethoven, sert d'introduction aux Notations de Pierre Boulez pour s'achever avec le Te Deum d'Anton Bruckner. Soit un mélange de classicisme et de modernité qui est une des caractéristiques du festival autrichien.


Daniel Barenboim interprète le <i>Concerto No. 4</i> de Beethoven.L'éclectisme artistique est du reste tout à fait présent dans la ligne directrice de Daniel Barenboim, lui-même artiste polyvalent aux multiples casquettes. Sa personnalité assez unique dans le monde musical, originale et attachante, se conjugue à un investissement pour les causes qui lui sont chères, comme nous avons déjà pu le mentionner dans nos différentes critiques. Daniel Barenboim, en ce début de concert, va assurer lui-même la partie soliste du Concerto No. 4 de Beethoven tout en dirigeant le Philharmonique de Vienne assis devant son clavier. L'écriture de ce concerto permet cette petite performance mais l'efficacité d'un chef tout entier concentré sur la matière orchestrale manque ici toutefois. En effet, les relations étroites qu'un dirigeant entretient avec ses musiciens auxquels il insuffle les intentions artistiques nécessaires pour poser les bases d'un véritable dialogue entre les deux parties manquent quelque peu. Cela s'entend dès les premières mesures où la rythmique s'avère un peu molle. Tout entier par moments à son clavier, on peut dire que le pianiste a la chance de posséder un tel orchestre qui se suffit à lui-même pour exister pleinement dans une telle configuration. L'approche est d'ailleurs chambriste, et la réduction numérique des pupitres est en phase avec cette version a minima : un Andante con moto chuchoté d'interventions solistes, et un Rondo dans lequel on entend le violoncelle solo. Nulle esbroufe donc, mais un opus porté à bout de bras par la sonorité d'un Wiener Philharmoniker qui fait tout. Le jeu de Barenboim ne crée aucune surprise et reste fidèle à ce que nous connaissons de lui. Il est en outre dommage que, régulièrement, nous entendions des bruits de pédale qui viennent perturber le jeu pianistique.

 

Daniel Barenboim dirige le concert d'ouverture du Festival de Salzbourg 2010.  © ORF/Ali Schafler

 

Daniel Barenboim dirige le Philharmonique de Vienne.Les Notations modernistes de Pierre Boulez viennent apporter un peu de piment à ces débuts plutôt sages. Œuvre de jeunesse, elle prend son origine au clavier pour lequel elles ont été conçues. Cet officiel opus 1 du maître français se compose de 12 pièces construites sur une série de douze sons. Mais, plus de 30 ans après, le compositeur transcrit pour grand orchestre les 4 premières, révise la partition et ajoute la Notation 7. Naturellement, les deux versions existantes n'ont pratiquement rien à voir entre elles, tant l'appareillage orchestral gigantesque demandé explose littéralement les couleurs du seul clavier. Le compositeur recommande deux ordres d'exécution pour ses Notations pour orchestre : I, VII, IV, III, II ou I, III, IV, VII, II. Daniel Barenboim, ami de Boulez, choisit cette deuxième option.
Presque paradoxalement, si l'on considère la précision et la rigueur extrêmes exigées par cette musique, l’orchestre apporte un plaisir auditif des plus puissants. La rencontre de deux mondes ne s'oppose pas mais fusionne grâce à un chef, cette fois pleinement investi dans la gestique directionnelle et intentionnelle.

 

Dorothea Röschman, Elīna Garanča, Klaus Florian Vogt et René Pape dans le <i>Te Deum</i> de Bruckner à Salzbourg en 2010.  © ORF/Ali Schafler

 

Le Konzervereinigung Wiener Staatsopernchor.Œuvre à succès de fin de vie, le Te Deum de Bruckner clôt ce concert. Un quatuor de solistes de luxe fait alors son apparition, ainsi que le Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor. Les chanteurs ne posent réellement aucun problème interprétatif et ne jouent aucunement "aux solistes", passant parfois même trop au second plan, telle la mezzo-soprano Elīna Garanča. Le ténor Klaus Florian Vogt possède une voix étonnamment légère dans ce contexte. Quant à la soprano Dorothea Röschmann et la basse René Pape, ils se montrent ici tout bonnement parfaits. On trouve de l'unité dans la succession des cinq numéros enchaînés sans coupure par un Daniel Barenboim aguerri à l'écriture de Bruckner.

Ce concert-événement musical, politique et mondain a fière allure. Cependant, à l'issue du visionnage, nous avons plus ou moins l'impression que la musique sert davantage de prétexte qu'elle n’a une finalité purement musicale. Mais la qualité globale est au rendez-vous, et c'est cela l'essentiel…


À noter : Ce programme existe également en Blu-ray. Tutti-magazine publiera sa critique de ce support dès que la rédaction le recevra.

Nicolas Mesnier-Nature

Suppléments du DVD

Cinq bandes-annonces. (Stéréo DD)

Bande-annonce du DVD

Critique Images et Son du DVD

Images

Cette captation d'origine Haute Définition délivre une colorimétrie naturelle, des contrastes de bon niveau et une précision globalement pointue. Seuls les plans larges perdent cette bonne définition et laissent apparaître des contours bien plus imprécis. Le piqué apporte un dynamisme à de nombreux plans.

Son

Le mixage stéréo propose des sonorités assez épaisses voire sourdes autour d'un piano clair très centralisé et quelque peu métallique dans les aigus. La dynamique se montre correcte mais l'ensemble manque d'ouverture et d'aération. Dans le Te Deum, la masse chorale forme un brouhaha fort déplaisant duquel ressortent bien mal les voix solistes.
La piste multicanale 5.0, en comparaison, ouvre la scène avant de façon spectaculaire et permet tant au piano qu'à l'orchestre de déployer nuances et énergie à la fois en largeur et en profondeur. L'ensemble, plus vivant, est aussi bien moins étouffé, et l'instrument soliste perd une bonne partie de son agressivité. Le chœur trouve ici une intelligibilité bien plus prononcée qu'en stéréo et les chanteurs solistes s'expriment au travers d'une projection bien supérieure qui nous réconcilie avec cette prise de son décidément bien plus recommandable en multicanal. La diffusion, malgré l'absence du caisson de basses dans ce mixage, se montre riche en graves. Enfin, les enceintes arrière participent à l'aération et à la mise en place d'une ambiance acoustique particulièrement riche.

 

Note technique : 8/10

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Mots-clés

Anton Bruckner
Daniel Barenboim
Dorothea Röschmann
Elina Garanca
Festival de Salzbourg
Klaus Florian Vogt
Ludwig van Beethoven
Pierre Boulez
René Pape
Wiener Philharmoniker

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