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Interview de Christophe Tardieu, Directeur adjoint de l'Opéra national de Paris

À l'annonce de la création par l'Opéra de Paris de la société Opéra de Paris Production, nous avons voulu en savoir plus sur cette filiale dédiée à la production audiovisuelle de l'institution. Créée pour détenir et gérer les droits des spectacles captés sur ses deux scènes parisiennes, l'Opéra affirme avec cette initiative sa préoccupation de rallier une politique déjà adoptée par le Metropolitan Opera ou le Bolchoï de Moscou parmi d'autres hauts lieux de l'opéra et du ballet. Nous avons rencontré Christophe Tardieu, Directeur Adjoint de l'Opéra national de Paris en charge de ce dossier…

Façade de l'Opéra Bastille.  © Opéra national de Paris/Ch. Leiber

Tutti-magazine : Le conseil d'administration de l'Opéra national de Paris a approuvé à l'unanimité le 12 avril 2012 la création d’Opéra de Paris Production, une filiale dédiée à la détention et la gestion des droits des spectacles captés sur ses deux scènes. Pourquoi cette création aujourd'hui ?

Christophe Tardieu, Directeur adjoint de l'Opéra national de Paris.  © Opéra national de Paris/Ch. LeiberChristophe Tardieu : Je souhaiterais tout d'abord préciser le terme "unanimité" pour parler du conseil d'administration l'Opéra de Paris. Il est bien sûr placé sous la tutelle conjointe des Ministères de la Culture et du Budget, mais il est aussi composé de quatre représentants du personnel. Il est donc pour moi très important de souligner le caractère consensuel de cette initiative, exprimé aussi bien en interne que du côté tutelle. Maintenant, à votre question de savoir pourquoi cette création aujourd'hui, je serais tenté de vous répondre : "Pourquoi avoir tant tardé ?".

Vous pensez en particulier à ce que font les autres maisons d'opéra ?

Bien évidemment, les exemples du Metropolitan Opera, avec la politique que mène son Directeur général Peter Gelb depuis plusieurs années, et ce qu'est en train de mettre en place le Bolchoï, démontrent qu'il y va de notre intérêt de devenir détenteur des droits de nos spectacles. Bien sûr, il existe déjà des captations de spectacles de l'Opéra de Paris, des DVD et Blu-ray sont déjà édités et certaines de nos productions ont aussi été diffusées dans les salles de cinéma. Néanmoins le système présentait pour nous plusieurs inconvénients majeurs, à commencer par le fait que nous ne possédions aucun droit sur les spectacles captés sur nos scènes. Nous étions coproducteur ultra-minoritaire aux côtés de producteurs indépendants dans le cadre de l'accord que nous avons passé avec Francetélévisions qui capte 6 spectacles par an. Les droits ne nous appartenant pas, cela a conduit l'Opéra à un véritable appauvrissement patrimonial. La situation était tout sauf logique. Il était en outre essentiel pour nous de commencer à réfléchir en termes d'actifs immatériels. De plus, un catalogue de DVD représente une valeur en droits qui est loin d'être neutre…

Aujourd'hui, les droits de vos spectacles appartiennent à plusieurs producteurs…

La création de notre société de production audiovisuelle répond en fait à notre volonté de réagir contre l'atomisation de notre catalogue entre plusieurs petits producteurs qui rend beaucoup plus compliquée la diffusion de nos spectacles par d'autres moyens que par les chaînes de télévision. Par exemple, je souhaiterais que soit diffusée dans les cinémas une saison entière, soit de 6 à 8 œuvres. Or il était auparavant impossible aux diffuseurs de négocier les droits auprès de plusieurs producteurs différents. De la même façon, si un fournisseur d'accès à Internet souhaitait accueillir des captations de l'Opéra sur son portail pour les proposer en VOD payante, il devait auparavant négocier avec le producteur de chaque captation… La création de notre filiale de production audiovisuelle répond avant tout à un souci de rationalisation. Nous devons aussi être présent sur un marché devenu international, et cela passe par la détention des droits des spectacles captés chez nous.

<i>L'Amour des trois oranges</i> mis en scène par Gilbert Deflo sera repris à l'Opéra Bastille en juillet 2012. Disponible en DVD chez TDK  © Opéra national de Paris/E. Mahoudeau

Est-ce à dire que vous allez concurrencer les producteurs indépendants ?

C'est sous le mandat de Nicolas Joel, actuel Directeur de l'Opéra national de Paris, que ses productions ont commencé à être diffusées dans les salles de cinéma  © Opéra national de Paris/Elisa HabererAbsolument pas. Notre structure débutera avec trois ou quatre personnes et n'a pas pour vocation de devenir beaucoup plus importante. Il n'est pas question pour nous d'engager des réalisateurs et des cadreurs. Nous allons bien entendu continuer à travailler avec les producteurs indépendants, que ce soit Bel Air Media, Telmondis, François Roussillon ou d'autres, qui sont des professionnels remarquables. Leur travail n'a aucunement à rougir d'une concurrence étrangère. La seule différence est que l'opéra conservera les droits de ses spectacles et que les producteurs indépendants deviendront coproducteurs délégués minoritaires à ses côtés.

Dans la pratique, quels changements attendent les producteurs indépendants ?

À mon sens pas grand-chose si ce n'est qu'un accord avec l'Opéra sera nécessaire pour qu'ils inscrivent nos spectacles à leur catalogue. Dans la mesure où certains syndicats de producteurs ont vu dans l'initiative de l'Opéra une démarche agressive à l'encontre du système de la production audiovisuelle française, tout sera négociable. Nous souhaitons travailler avec les producteurs indépendants comme par le passé, à ceci près que nous conserverons les droits de nos spectacles. Après tout, nous les produisons de A à Z et il est logique d'étendre notre propriété jusqu'à la captation audiovisuelle.

Cela va-t-il avoir pour effet de baisser le montant des droits versés à l'Opéra par les producteurs indépendants pour une captation ?

C'est effectivement ce qui va se produire. Mais nous n'avons pas encore négocié avec eux car le changement sera initié avec la saison 2012-2013. Nous envisagerons cela vers octobre. Toujours est-il que, par souci d'apaisement, nous avons consenti un sacrifice financier important : notre filiale ne percevra pas le COSIP*, et il restera versé aux producteurs devenus minoritaires.
* Fonds de soutien du CNC.


Le Palais Garnier, de nuit.  © Opéra national de Paris/Delagarde-Moatti

La nouvelle société de l'Opéra pourrait-elle acquérir des droits de captations qui ne lui appartiennent pas afin de se constituer un catalogue?

<i>Roméo et Juliette</i> de Sasha Waltz sera diffusé en direct dans les salles de cinéma par Pathé Live le 15 mai 2012.Ce n'est pas vraiment l'objectif du moment, mais pourquoi pas ? En tout cas nous pourrions l'envisager. Toutefois, notre objectif porte davantage aujourd'hui sur les captations à venir.

Opéra de Paris Production pourrait-elle devenir à terme éditeur ?

Cela me paraît compliqué, en tout cas à court terme, et nous avons encore moins vocation à devenir distributeur. Nous confierons, le cas échéant, nos produits à un prestataire qui prendra en charge leur diffusion à l'international.

La nouvelle société a pour but d'améliorer la diffusion des DVD et Blu-ray de l'Opéra. Comment comptez-vous vous y prendre ?

Désormais, des saisons seront vendues aux diffuseurs en salles de cinéma, et notre catalogue est amené à s'enrichir année après année. Dès lors, nous pensons affirmer notre présence et davantage de DVD ou Blu-ray pourront être édités. Nous sommes en outre actuellement en pourparlers avec un grand groupe de distribution dont on espère qu'il va se montrer suffisamment motivé pour vendre nos produits dans le monde entier.

Les captations Haute Définition ne font pas toujours l'objet d'une édition Blu-ray, mais sortent parfois uniquement en DVD. Opéra de Paris Production pourrait-elle imposer une sortie sur support physique HD ?

Nous y réfléchissons avec soin car nous avons bien compris qu'il s'agissait d'une vraie question stratégique. Bien sûr ce type d'exigence fera l'objet d'une discussion préalable. De la même façon, nous sommes très à l'affût de toutes les innovations technologiques comme la 3D. Là aussi, nous pensons que ce procédé va devenir de plus en plus incontournable dans la captation du spectacle vivant. Cela, bien sûr, devra être également pris en compte dans les mises en scène.

Le réalisateur François Roussillon nous avait parlé de sa captation de Petrouchka avec le Ballet de l'Opéra en 3D…

Lorsque François Roussillon a filmé Petrouchka en relief, nous en étions encore aux balbutiements de la 3D. D'importants progrès technologiques se sont imposés depuis. Mais, de fait, en matière de ballets, nous devrions nous engager de plus en plus vers des productions filmées en 3D. Le problème qui se pose aujourd'hui est que l'on ne sait pas filmer en 3D dans une salle pleine de spectateurs. Les caméras occupent tellement d'espace que cela est impossible. Mais la miniaturisation fait des progrès phénoménaux et les démonstrations auxquelles nous assistons nous laissent penser que les choses vont rapidement évoluer… Quant à l'équipement des particuliers, tout porte à croire que le plus gros des foyers sera équipé en 3D avant la fin de cette décennie. Qui plus est, la 3D est maintenant très présente dans les salles de cinéma…

Quel regard portez-vous sur les retransmissions en HD Live d'opéras, et dans une moindre mesure, de ballets dans les salles de cinéma ?

C'est un axe dans lequel nous souhaitons pleinement nous impliquer. En 2011, comme en 2010, le taux de fréquentation de Bastille et Garnier est de 94 %. Il va donc nécessairement parvenir à plafonner. Permettre au public qui ne peut pas trouver de place dans nos salles de voir les œuvres en direct nous paraît très important. J'insiste sur le "direct" car la magie du spectacle vivant doit être au rendez-vous dans les salles de cinéma. Ce type de diffusion nous permet également de toucher un public différent, ce qui en fait pour nous un outil de démocratisation culturelle, le prix des places étant nécessairement plus abordable dans les cinémas. Notre budget annuel de 200 millions d'euros est constitué pour moitié par une subvention de l'État, ce qui revient en gros à 1,40 € par Français versé à l'Opéra de Paris chaque année. Il paraît donc normal que nos spectacles puissent être accessibles à plus de personnes et à proximité de leur domicile.
Bien entendu, la diffusion dans les cinémas est aussi un outil de rayonnement sur le plan national et international.

 

<i>Jules César</i> mis en scène par Laurent Pelly, grand succès lors de sa diffusion dans les salles UGC le 7 février 2011.  © Opéra national de Paris/A. Poupeney

Remplir les salles de cinéma sous-entend de proposer des œuvres assez fédératrices. Pensez-vous être confronté à revoir la programmation de l'Opéra dans le but d'augmenter la popularité de l'offre proposée dans les cinémas du monde entier ?

Je ne le pense pas, et pour plusieurs raisons. Tout d'abord, nous programmons 4 ou 5 ans à l'avance. Au moment où je vous parle, nous sommes déjà sur la saison 2015-2016. Nous sommes de fait moins liés aux contingences du moment. Ensuite, lorsque le Directeur établit une saison, il programme à la fois des œuvres qui n'ont jamais été montées à Paris, d'autres œuvres pour lesquelles il souhaite confier la mise en scène à un nouveau metteur en scène, et un certain nombre de reprises car l'Opéra de Paris est bien sûr un théâtre de répertoire. Qui plus est, si vous vous penchez sur notre programmation, vous trouverez nécessairement des spectacles candidats à la diffusion dans les salles de cinéma. Nous programmons environ 20 opéras par an et 15 ballets différents chaque année. Dans une telle offre, il devrait être aisé de trouver des spectacles fédérateurs. Chaque saison propose au moins un Puccini, un Mozart ou un Verdi !.
Il y a un peu plus d'un an a été diffusé dans les salles UGC le Jules Cesar de Haëndel. Il s'agit d'un opéra magnifique mis en scène par Laurent Pelly, mais néanmoins pas une œuvre très populaire. Pourtant, les salles étaient pleines à craquer ! Cela nous pousse à penser que la curiosité des spectateurs dans les salles de cinéma est à peu près la même que celle des spectateurs dans les salles de Garnier et de Bastille.

Combien de spectacles voudriez-vous diffuser par an dans les cinémas ?

À moyen terme je souhaiterais que nous proposions entre 6 et 8 spectacles chaque année, opéra et ballets confondus, et plutôt des nouvelles productions.

Le Metropolitan diffuse ses opéras le samedi soir, le Bolchoï le dimanche, l'ajout d'une saison d’Opéra de Paris ne risque-t-il pas de mécontenter les distributeurs de films ?

Je comprends bien la problématique qui peut naître d'une programmation le samedi soir comme celle du Met, et nous ne suivrons pas cet exemple. Notre idée est de nous attacher au direct et cela pourra se faire en semaine, mais naturellement pas le mercredi, jour de sortie des films.

 

Le Ballet l'Opéra national de Paris dans <i>La Source</i> chorégraphiée par Jean-Guillaume Bart.  © Opéra national de Paris/A. Deniau

Les ballets La Source et La Bayadère ont été proposés dans les salles de cinéma durant cette saison. Avez-vous des retombées quant à la fréquentation ?

Ludmila Pagliero danse <i>La Source</i>, ballet chorégraphié par Jean-Guillaume Bart et diffusé en direct par Pathé Live le 4 novembre 2011.  © Opéra national de Paris/A. DeniauCes deux ballets diffusés dans les salles de cinéma ont très bien marché. D'autant que sur La Bayadère il s'est produit une chose bien particulière : à la fin du ballet, les spectateurs de l'Opéra Bastille, comme ceux assis dans les salles de cinéma, ont assisté en direct à la nomination de Ludmila Pagliero au statut d'Étoile* ! Bien entendu, ce n'est pas parce que nous étions diffusés dans les salles de cinéma que nous avons nommé une Étoile, mais dès lors que nous avions le choix entre plusieurs dates, il était logique de choisir le 22 mars 2012, soit le soir de la diffusion la plus importante. À la suite de cet événement, nous avons reçu un grand nombre de témoignages d'exploitants de salles de cinéma qui nous ont confié qu'ils n'avaient jamais été témoin de pareille ambiance. Une émotion incroyable a submergé les spectateurs. Certains criaient, d'autres applaudissaient, pleuraient… Grâce au direct, les réactions étaient quasiment les mêmes que dans la salle de l'Opéra Bastille devant cet événement somme toute assez inattendu car, ce soir-là, Ludmila Pagliero remplaçait Dorothée Gilbert qui s'était blessée. Cette émotion vraiment particulière a totalement traversé les écrans des salles…
* Voir la vidéo à la fin de cette interview.

La Fondation Orange est votre mécène pour les retransmissions audiovisuelles. Quel rôle pourrait-elle jouer dans votre nouvelle structure ?

<i>La Bayadère</i> chorégraphiée par Rudolf Noureev dansée par le Ballet l'Opéra national de Paris.  Ce spectacle a été diffusé en direct dans les salles de cinéma par Pathé Live le 22 mars 2012.  © Opéra national de Paris/A. PoupeneyNous réfléchissons actuellement à la manière dont nous pourrions coopérer. Nous serions naturellement ravis d'être présent sur la plate-forme numérique d'Orange.

Un accord-cadre permet la diffusion de 6 opéras ou ballets par an sur les chaînes de Francetélévisions. Les fonctionnaires de l'opéra vont-ils bénéficier d'une rémunération supplémentaire en fonction des diffusions dans les salles de cinéma ?

Rien ne va changer par rapport à la situation actuelle. Artistes salariés de l'Opéra de Paris ou solistes touchent des droits d'auteur à chaque captation. En revanche, nous sommes en train de renégocier avec les syndicats l'accord audiovisuel qui nous lie à eux avec l'objectif d'essayer de revoir à la baisse un montant des droits somme toute assez élevé. Nous devons faire comprendre à nos salariés musiciens, choristes ou danseurs du ballet qu'il est nécessaire d'avancer dans une voie raisonnable s'ils souhaitent que l'on capte davantage de productions. À terme, ils y gagneront de toute façon. Les musiciens de l'orchestre sont également très attachés aux enregistrements, mais dans un contexte de marché du disque en pleine crise, il est devenu indispensable qu'ils consentent un sérieux effort sur les droits, sans quoi aucun label ne diffusera une œuvre jouée par notre orchestre. Nous sommes actuellement en phase de discussion…

 

Le Ballet de l'Opéra dans <i>La Bayadère</i>. Diffusion en direct dans les cinémas par Pathé Live le 22 mars 2012. © Opéra national de Paris/A. Poupeney

Proposer les spectacles de l'Opéra en VOD vous paraît-il important ?

Il est certain que le chiffre d'affaires de la VOD est très faible, néanmoins son taux de croissance annuel est à deux chiffres ! Il y aura donc bien un moment où la VOD s'imposera en termes de parts de marché. Quoi qu'il en soit, l'Opéra de Paris se doit d'être présent. Naturellement, des accords avec les grandes plates-formes numériques sont indispensables en la matière. Bien entendu, le site de l'Opéra de Paris proposera également notre offre VOD. Il accueille d'ores et déjà des opérations en streaming, comme La Force du destin que l'on peut encore visionner gratuitement.

Pensez-vous installer un matériel de captation à demeure pour la VOD dans les salles de l'Opéra de Paris ?

À l'Opéra Bastille, c'est incroyablement compliqué car la configuration de la salle rend l'implémentation des caméras particulièrement ardue. Installées sous le premier balcon, elles sont trop loin de la scène, sur les côtés, l'angle est loin d'être satisfaisant, et au niveau des cintres, elles sont situées trop haut. Aujourd'hui, on ne sait pas installer des caméras à demeure qui ne prennent pas la place d'un siège, et nous nous heurtons à ce problème technique. Quant à l'Opéra Garnier, on ne peut rien faire sans le consentement de l'administration des Monuments historiques. Ce n'est pas simple non plus. Mais, là encore, l'évolution de la technologie est assez phénoménale et nous restons très attentifs à ces avancées.

Avez-vous déjà défini le programme des retransmissions HD en salles pour la saison prochaine ?

Mathias Heymann dans <i>La Source</i>, ballet chorégraphié par Jean-Guillaume Bart et diffusé en direct par Pathé Live dans les salles de cinéma.  © Opéra national de Paris/A. DeniauIl devrait être prêt fin juin. En fait cette programmation s'appuie sur l'accord triennal qui nous lie à Francetélévisions. De cet accord dépendront ensuite les œuvres captées pour Arte. À partir de là, nous pourrons envisager notre offre dans les salles de cinéma. Bien entendu, il est plus simple de travailler en lien avec une captation faite pour la télévision, mais rien ne nous interdit de filmer une production pour la diffuser exclusivement dans les salles de cinéma grâce aux moyens qu'investissent les diffuseurs. Ainsi, le ballet de Nicolas Le Riche Caligula a été présenté l'année dernière dans les cinémas sans faire l'objet d'une diffusion télé.

Pensez-vous communiquer sur les retransmissions en salles de l'Opéra de Paris dans vos programmes imprimés ?

Bien entendu, mais nous sommes encore au stade où nous examinons les propositions de Pathé Live et UGC, les diffuseurs avec lesquels nous sommes aujourd'hui en négociation. Nous aurons arrêté notre choix avant la fin de la saison, soit avant fin juillet. Cela, bien sûr, ne remet nullement en cause l'accord que nous avons avec Francetélévisions pour la diffusion de 6 spectacles par an. Cet accord court jusqu'à fin juillet 2013 et je pense que nous renégocierons la période 2013-2016 dès le mois de septembre prochain. Quoi qu'il en soit nous nous situons actuellement dans une phase d'expansion dont nous nous réjouissons infiniment…



Propos recueillis par Tutti-magazine
Le 27 avril 2012

 

 

 

Mots-clés

Ballet de l'Opéra national de Paris
Bel Air Classiques
Christophe Tardieu
François Roussillon
Ludmila Pagliero
Opéra national de Paris

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Vidéo

Ludmila Pagliero nommée Étoile à l'Opéra Bastille

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