Focus

Le Ring de Solti remasterisé !

Interviews de Raymond McGill et Philip Siney, artisans de cette renaissance pour le 100° anniversaire de la naissance de Sir Georg Solti

Contenu du coffret du <i>Ring</i> de Solti. Cliquer pour le commander…

Decca a convoqué son savoir-faire éditorial afin de composer un exceptionnel coffret à tirage limité et numéroté du Ring de Wagner enregistré entre 1958 et 1965 par Sir Georg Solti à la tête du Philharmonique de Vienne. Pour honorer le 100e anniversaire de la naissance du Maestro et le premier enregistrement studio de la colossale Tétralogie de Wagner, les quatre opus ont été intégralement remasterisés avec soin et, afin d'offrir à l'amateur le meilleur support possible pour profiter de cette renaissance, un Blu-ray audio de qualité master est proposé aux côtés des 14 CD couvrant l'intégralité des opéras. De nombreux suppléments ont été concoctés par l'équipe de Decca afin de faire de cette édition un modèle du genre et un objet unique de par son contenu et la qualité de sa réalisation.


Raymond McGill, figure emblématique et généreuse de l'Histoire de Decca, et l'ingénieur du son Philip Siney, artisans de la nouvelle remasterisation, nous parlent de leur travail sur cette formidable édition.

 

À noter : Les dates de commercialisation de ce coffret diffèrent d'un pays à l'autre. Sorti le 17 septembre 2012 en Grande-Bretagne, il est disponible en France depuis le 5 novembre, et le 6 du même mois aux USA. Le tirage est limité et numéroté (cf. Interview). Les textes sont en anglais, et allemand et anglais pour le livret des opéras.

 

Raymond McGill et le coffret édition limitée du <i>Ring</i> de Solti.  Photo © Matt ReadTutti-magazine : Comment définissez-vous votre fonction par rapport à l'équipe internationale de Decca ?

Raymond McGill, chef de projet : J’ai rejoint Decca en juin 1985, et plus précisément le département édition chargé des commandes aux auteurs et de la préparation des textes publiés dans les livrets qui accompagnent les enregistrements. À cette époque, nous les sortions en CD, 33T et même minicassettes, et ces livrets devaient être conçus en trois formats différents. Je travaillais alors aussi bien sur des nouveautés que sur des rééditions et devais décider de réutiliser les textes préexistants ou d'en commander de nouveaux. Je me suis occupé de cela durant 2 ans environ avant de m'impliquer davantage dans le marketing et la promotion. En fait, je me suis toujours intéressé aux anciennes réalisations comme aux nouvelles, et je me suis ainsi retrouvé impliqué dans la gestion de projets tels The Classic Sound, qui portait sur des rééditions de 33T en CD. C'était il y a 15 ou 20 ans. La particularité de cette collection était de reprendre pour le CD le visuel de l'édition vinyle, et de proposer des informations techniques dans le livret. Je suis persuadé que les amateurs audiophiles appréciaient de savoir quels micros et quel enregistreur avaient été utilisés lors des sessions…

Aujourd'hui, quel rôle avez-vous joué dans l'élaboration du coffret édition limitée du Ring de Solti ?

Raymond McGill : Ce projet est en fait celui de plusieurs collègues et de moi-même et il nous a pris plus de 3 mois. Nous avons pensé que le 100e anniversaire de la naissance de Sir Georg Solti était l'occasion rêvée de revisiter le Ring. Cette Tétralogie est probablement l'enregistrement le plus important pour l'histoire de l'enregistrement et cela, bien au-delà de l'histoire de Decca. Le plus fascinant est de constater qu'aujourd'hui, plusieurs dizaines de Ring sont disponibles sur le marché : enregistrements historiques, live ou studio. Mais en 1958, lorsque Decca a décidé de débuter sa Tétralogie avec L'Or du Rhin, il s'agissait du tout premier enregistrement de l'œuvre en studio ! Aujourd'hui, cela semble aller de soi, d'autant que de nombreuses maisons d'opéras de part le monde possèdent à leur répertoire leur version du Ring. Mais celui de Solti était précurseur, et l'aboutissement d'une sacrée aventure.

Le Ring de Solti n'est en fait jamais disparu du catalogue Decca…

Raymond McGill : Il est tout d'abord sorti en vinyle, puis sur minicassettes et, bien sûr, en CD au début des années quatre-vingt, parmi les premiers disques réalisés dans le nouveau format. Puis, au fil des ans, il a été remasterisé. Tout d'abord en 1997, je crois, ce qui a permis de soustraire une partie du bruit et d'autres choses de ce type. Cette réédition représentait déjà un énorme progrès par rapport à la qualité sonore de la première édition. Elle avait été opérée par l'ingénieur du son Jimmy Lock.

Alors pourquoi une nouvelle remasterisation aujourd'hui ?

Raymond McGill : Notre envie de travailler sur le Cycle de Wagner en vue de l'anniversaire de Solti était indéniable, mais nous étions aussi très conscients que de grandes améliorations techniques étaient survenues depuis 1997 et qu'elles permettaient de pousser encore plus loin l'amélioration du son. C'est à ce moment que nous avons fait appel à l'ingénieur du son Philip Siney. Philip est aujourd'hui indépendant, mais il travaillait chez Decca à l'époque où le label possédait un grand département dédié à l'enregistrement. Il avait collaboré de façon très proche avec Jimmy Lock et nous savions qu'il était capable d'apporter une qualité supplémentaire à ce Ring de légende. De fait, la qualité du son qu'il est parvenu à obtenir est bien meilleure que celle de la précédente édition.

Sir Georg Solti.  © Decca

 L'enregistrement du Ring de Solti est-il représentatif du "son Decca" ?

Philip Siney, ingénieur du son : Les ingénieurs de Decca se sont toujours efforcés d'enregistrer la musique en préservant une acoustique naturelle, et le Ring de Solti est une parfaite illustration de leur approche. Ceci dit, pour ce Ring, on peut trouver que le tandem d'ingénieurs du son Gordon Parry et Jimmy Brown a peut-être recherché davantage une présence plus vivante de la scène avant, comparable à ce que le Maestro Solti pouvait entendre depuis son podium de chef, et non un rendu plus réverbéré de type "meilleur fauteuil dans la salle", option que d'autres auraient pu retenir. Gordon était toujours très actif derrière la console de mixage, opérant des fondus et ajustant les niveaux afin d'accentuer de subtiles nuances pour obtenir le son le plus réaliste. Jimmy Brown gérait la balance des voix pendant que Gordon s'occupait de celle de l'orchestre en tant que responsable du mixage stéréo final. Ce concept de l'enregistrement a résisté à l'épreuve du temps et, 50 ans plus tard, les auditeurs, anciens ou nouveaux, continuent de s'émerveiller devant le résultat obtenu dans la Sofiensaal de Vienne.

 

L'ingénieur du son Philip Siney en studio.  D.R.

 

La totalité du Ring a été remasterisée à partir des transferts réalisés en 1997 par l'ingénieur du son James Lock. Quel travail avez-vous fait sur ce matériel déjà très bien nettoyé ?

Philip Siney : Quand Jimmy Lock a commencé sa carrière chez Decca, l'enregistrement du Ring venait d'être finalisé. Mais il a travaillé en équipe avec Gordon Parry et Jimmy Brown durant de nombreuses années et il s'est parfaitement imprégné de leur manière unique de travailler. Certaines parties du transfert multipiste de 1997 avaient été remixées pour réparer les dommages subis par le master stéréo, et je m'incline devant l'incroyable résultat obtenu par Jimmy Lock qui est parvenu à supprimer les sifflements sans altérer le son. Il était évident, pour moi, de partir de cette source pour réaliser la future restauration. Grâce aux progrès réalisés par les logiciels de réduction de bruit, j'ai pu isoler ces sons parasites que Jimmy appelait les "fantômes amicaux", c'est-à-dire les trams qui passent au loin, les chaises qui craquent et même les cliquetis de couverts de table ! Je pense que Wagner et le producteur John Culshaw auraient approuvé la suppression de ces sons indésirables car elle permet de se concentrer sur la nature même de l'enregistrement initial. Lorsque Jimmy a supprimé les sifflements générés par la bande magnétique, cela a eu pour conséquence de retirer le voile qui recouvrait le son, mais aussi de révéler des problèmes de bourdonnement électrique et une espèce de "gargouillis" dans les basses fréquences causé par un enregistreur défaillant. Bien heureusement, je suis parvenu à supprimer tout cela de la scène sonore sans pour autant provoquer aucun effet destructeur.

En 1958, les ingénieurs du son travaillaient avec un matériel de reproduction assez limité…

Philip Siney : Les haut-parleurs de contrôle utilisés à l'époque de l'enregistrement du Ring ne permettaient pas de reproduire les fréquences extrêmes du spectre sonore. Les très hautes fréquences aiguës et graves ont ainsi été enregistrées sur bande alors que les ingénieurs du son ne pouvaient pas les entendre. Il est dès lors permis d'avancer que si Gordon Parry et Jimmy Brown avaient pu entendre la totalité du résultat de leurs efforts, ils auraient peut-être mixé différemment, voire modifié la position des micros.
On a parfois critiqué une forme de dureté et d'acidité des transferts qui ont servi aux précédentes éditions du Ring en CD… Alors, j'ai gardé à l'esprit ce que les ingénieurs du son étaient en mesure d'entendre à la fois lors des sessions d'enregistrement et lors de la préparation du master pour les disques vinyle d'alors, et j'ai conçu les nouveaux transferts dans le but de m'approcher le plus possible des intentions qui ont présidé aux enregistrements.

 

Ingénieurs du son chez Decca. De gauche à droite : James Lock, Philip Siney et Wolf-Dieter Karwatky.  D.R.

Comment avez-vous composé le contenu de cette édition commémorative ?

Raymond McGill : Tout est parti de notre écoute, au bureau, lorsque nous nous sommes exclamés : "le son est vraiment très bon !". De là est né notre idée de coffret pour abriter les 14 CD, mais aussi bien d'autres éléments, à commencer par le livre audio du musicologue et auteur anglais Deryck Cooke proposé sur 2 disques. Il s'agit d'une introduction en anglais au Ring et à ses leitmotiv, illustrée par des extraits musicaux qui permettent une excellente compréhension de l'œuvre. Nous avons également ajouté un CD composé d'ouvertures d'opéras de Wagner et Siegfried Idyll. Cet enregistrement a été réalisé par Solti avec le Philharmonique de Vienne durant la même période que les sessions de son Ring. C'est une façon de proposer un peu plus de musique de Wagner par Solti à Vienne. Un bonus, en quelque sorte. Ce disque est déjà sorti séparément, mais nous lui avons ajouté pour cette édition un extrait pour chœur du Kinder-Katechismus.

Avez-vous également remasterisé ce programme ?

Raymond McGill : Nous ne lui avons pas appliqué le même traitement que pour le Ring. En fait, cela n'était pas nécessaire car je crois qu'il avait déjà été remasterisé en haute résolution 4 ou 5 ans auparavant. Le son est vraiment très bon !

Le coffret contient encore d'autres éléments…

Raymond McGill : Absolument. Nous avons inclus le texte imprimé de l'introduction de Deryck Cooke. Il devient ainsi possible de lire ce texte en l'écoutant. Vous trouverez aussi un fac-similé en couleur de la partition de La Chevauchée des Walkyries annoté de la main de Solti, ce qui constitue un vrai bonus exclusif à cette édition limitée.
Nous avons pu également ajouter le livre de John Culshaw Ring Resounding. John Culshaw a été le producteur de la totalité de l'enregistrement de la Tétralogie et il a consigné dans ce livre toute la genèse du projet et la façon dont il a été mené à bien. L'ouvrage était en rupture de stock depuis 1967 et nous avons pu le rééditer spécialement pour ce coffret. Vous trouverez aussi 5 beaux tirages papier extraits des sessions photo, eux aussi exclusifs à cette édition. Vous l'aurez compris, nous voulions rassembler tout ce qui a trait au Ring dans un unique coffret.

Parlez-nous de ce Blu-ray Audio du Ring contenu également dans le coffret…

Raymond McGill : Il est vrai que le Blu-ray Audio de musique classique en est encore à ses balbutiements. Mais la musique sur support Blu-ray apparaît progressivement. Universal Music et quelques compagnies indépendantes ont déjà sorti quelques titres. Quoi qu'il en soit, nous avons pensé que cela constituait une véritable opportunité car un seul disque Blu-ray a la capacité d'accueillir la totalité des quatre opéras du cycle wagnérien. Il suffit d'introduire ce Blu-ray dans votre lecteur et c'est parti pour 14 heures de musique !

Quel format d'encodage avez-vous choisi pour le Blu-ray Audio du Ring ?

Philip Siney : J'ai travaillé sur ce projet à un taux d'échantillonnage de 24 bits que nous avons dû réduire pour la version CD. Dès lors, nous voulions trouver un support à même de préserver la qualité studio sans compression et le Blu-ray nous a permis cette possibilité, comme celle de faire tenir la totalité de la Tétralogie sur un seul disque. En fait, il nous semblait insensé, après nous être livré à un tel nettoyage et une pareille restauration, de compresser le son et, par le fait même, d'en éliminer une partie de sa richesse. Nous ne voulions en outre faire aucun compromis pour ce transfert opéré pour l'anniversaire du centenaire de Solti…

Ce Blu-ray Audio sera-t-il un jour commercialisé indépendamment du coffret ?

Raymond McGill : Pour le moment, il est uniquement disponible au sein du coffret. Mais nous le commercialiserons séparément plus tard…

Comment Decca compte-t-il promouvoir ce nouveau support ?

Raymond McGill : Je ne suis pas responsable du marketing, mais je pense que l'information va faire son chemin. Toute personne intéressée par le Blu-ray Audio se trouvera en terrain connu. De plus, c'est très simple à utiliser, ce qui en fait un argument majeur.

 

Sir Georg Solti dirige la Philharmonie de Vienne pour l'enregistrement du <i>Ring</i> de Wagner.  © Decca

Il existe un DVD du documentaire The Golden Ring de Humphrey Burton sorti chez Decca en 2002, puis réédité 2007…

Raymond McGill : Il est aussi inclus dans le coffret. Je pense honnêtement, que tout ce que vous voudriez savoir à propos du Ring de Solti se trouve réuni ici.

Le DVD du documentaire The Golden Ring de Humphrey Burton édité par Decca proposait 60 minutes du Ring mixé en multicanal 5.1. Avez-vous, à un moment, eu l'idée de remixer la totalité de la Tétralogie en 5.1 ?

Philip Siney : Malheureusement, la totalité du Ring de Solti n'a pas été entièrement enregistrée en multipiste. Dès lors il est impossible de réaliser un véritable mixage 5.1. Néanmoins, aujourd'hui les logiciels de traitement sonore ont tellement évolué en matière de manipulation du son qu'ils sont capables de créer du son multicanal à partir d'une simple source stéréo. Ce pourrait être une solution pour produire la totalité du cycle wagnérien en son surround.

Dans cette édition, parmi les nombreux éléments inédits, y a-t-il un document qu'il a été difficile à intégrer et dont vous êtes le plus fier ?

Raymond McGill : Je ne suis pas le seul artisan de cette réalisation. De nombreuses personnes se sont impliquées dans ce projet et il faut le voir comme l'aboutissement d'un travail d'équipe. Nous avons réellement mis nos idées en commun pour constituer le contenu de ce coffret. C'est un véritable objet Collector, et son tirage est limité.

À combien d'exemplaires pour le monde ? Un nombre est-il fixé par pays ?

Raymond McGill : Nous avons fait réaliser 7.000 coffrets, et chaque pays décide de la quantité correspondant à son propre marché.

Que pouvez-vous nous dire à propos de l'esthétique du coffret ?

Raymond McGill : Nous avons très récemment reçu un premier exemplaire au bureau et je peux vous dire que quiconque l'a vu s'est exclamé : "Mon Dieu, c'est fantastique !". Et je n'exagère aucunement. Il est très difficile de se faire une idée à la vue d'une photo. Tout d'abord, il est lourd : près de 6,5 kg, je crois. Autant prévoir un sac résistant ! Le dessus du coffret est décoré d'un motif spécialement dessiné pour cette réalisation. La couleur de son aspect métallisé varie en fonction de la lumière, du bronze à l'or. D'autres motifs inspirés des personnages principaux du Ring sont utilisés pour orner divers éléments contenus dans le coffret. Il faut vraiment le voir pour se rendre compte de la qualité de cet objet.

 

Contenu du coffret du <i>Ring</i> de Solti. Édition limitée et numérotée. Cliquer pour le commander…

 

Un communiqué de Decca annonce une commercialisation internationale le 17 septembre. Or Seule la Grande-Bretagne semble sortir le coffret à cette date. L'Allemagne devrait suivre, puis la France, seulement le 5 novembre. Comment expliquer ces dates différentes ?

Raymond McGill : Chaque pays choisit la date de commercialisation qui lui convient. Je peux néanmoins vous dire que la fabrication a été très compliquée. Nous pensions que les coffrets seraient disponibles au mois d'août, et ils sortent tout juste de fabrication au moment où je vous parle. Notre espoir était d'être prêts pour le centenaire de la naissance de Solti, le 21 octobre.

Coffrets Decca édités pour le 100e anniversaire de la naissance de Solti.

Cette édition est présentée comme le point de départ des célébrations du 100e anniversaire de la naissance de Sir Georg Solti. Pensez-vous développer d'autres produits qui pourront s'inscrire dans cette ligne ?

Raymond McGill : Cinq coffrets Solti sortent parallèlement au Ring. Un coffret est consacré aux opéras de Verdi, un autre à ceux de Mozart, un autre rassemble les opéras de Richard Strauss, un autre ceux de Wagner, pour finir avec un coffret plus modeste consacré à Bartók. Tout ceci doit totaliser près d'une centaine de disques. Pour Mozart, par exemple, Solti a enregistré par deux fois Don Giovanni et Cosi fan tutte, et nous avons retenu ses premiers enregistrements pour le coffret, car de nombreux amateurs préfèrent souvent ces versions. De toute façon, la plupart des enregistrements de Solti demeurent au catalogue Decca. Pour le coffret Wagner, qui contient 36 CD, nous avons choisi la version de Vienne des Maîtres chanteurs de Nüremberg. Il inclut bien entendu le Ring, mais dans sa remasterisation de 1997. La dernière version n'est disponible que dans le coffret édition limitée pour le moment. Mais, dans un an ou deux, ces versions pourraient être disponibles à l'unité. Qui sait ?

 

Interviews réalisées par Tutti-magazine
Les 30 août et 12 septembre 2012

Mots-clés

Decca
Le Ring
Philip Siney
Raymond McGill
Richard Wagner
Sir Georg Solti

Index des mots-clés

Vidéo

Présentation du Ring de Solti

Imprimer cette page

Imprimer

Envoyer cette page à un(e) ami(e)

Envoyer

Tutti Ovation
Andrea Chénier avec Jonas Kaufmann et Eva-Maria Westbroek - Tutti Ovation
Don Pasquale à Glyndebourne, Tutti Ovation
Les Blu-ray et DVD des Maîtres chanteurs de Nuremberg à Glyndebourne obtiennent le label Tutti Ovation
L'Elixir d'amour - Baden-Baden 2012 - Tutti Ovation
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg - Salzbourg 2013 - Tutti Ovation

Se connecter

S'identifier

 

Mot de passe oublié ?

 

Vous n'êtes pas encore inscrit ?

Inscrivez-vous

Fermer

logoCe texte est la propriété de Tutti Magazine. Toute reproduction en tout ou partie est interdite quel que soit le support sans autorisation écrite de Tutti Magazine. Article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle.