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Interview de Romain Leleu, trompettiste

Romain Leleu.  © Caroline Doutre

 

Lorsque nous avons reçu le dernier disque du trompettiste Romain Leleu, Sur la route, nous avons été enthousiasmé par la musicalité de l'interprète et le charisme expressif avec lequel il nous guide sur une vaste palette musicale. Les cordes de l'Ensemble Convergences l'accompagnent avec une semblable recherche de nuances dans ce récital parfaitement construit. Le programme de Sur la route sera présenté en concert à la Salle Gaveau le 15 avril 2013…

 

Tutti-magazine : Qu'évoque "Sur la route", le titre de votre nouveau disque ?

Romain Leleu : Avec le label Aparté, notre désir était de trouver un titre cohérent avec le programme particulièrement large de ce disque. Il est d'ailleurs assez difficile de qualifier ce que l'on peut considérer comme une sorte de voyage musical. L'orchestrateur qui a travaillé pour nous a fait du sur-mesure et ce programme est également destiné au concert avec lequel nous tournons. L'idée était aussi de dépasser le cliché qui est encore aujourd'hui attaché à la trompette, et plus largement à la musique classique. Sur la route, c'est un peu tout cela…Cliquer pour commander "Sur la route"…

De Bartók à Falla en passant par Poulenc et Legrand, le programme de ce disque est extrêmement varié. Est-il représentatif de vos goûts personnels ?

Tout à fait, cet éventail de styles correspond à la musique que j'écoute et le choix des morceaux proposés sur le disque est intégralement celui que je souhaitais. Il ne comporte aucune œuvre imposée. Je suis souvent amené à jouer des concertos ou à faire des récitals, et ces morceaux me permettent d'aborder un autre univers qui m'apporte autre chose. C'est une façon de m'oxygéner.

Les arrangements et l'orchestration ont été confiés à Manuel Doutrelant. Comment avez-vous travaillé avec lui ?

Dans la mesure où aucune musique de ce programme n'a été composée à l'origine pour trompette, il était indispensable que toutes les œuvres soient orchestrées pour nous. Manuel et moi sommes tous les deux originaires de Lille et nous nous connaissons sans nous connaître vraiment depuis longtemps. Je me souviens l'avoir croisé plusieurs fois sans savoir qui il était lors des concerts du Philharmonique de Radio France, car sa compagne et ma femme sont toutes les deux dans l'orchestre. J'avais aussi entendu parler de ses qualités d'orchestrateur et nous avons fini par discuter, puis à collaborer assez naturellement. J'avais eu quelques expériences malheureuses avec des arrangeurs qui ne connaissaient pas bien la trompette, ni même l'écriture pour ensemble à cordes. Avec Manuel nous avons travaillé ensemble les parties de trompettes et je trouve que son travail pour le quintet est magnifique. La configuration trompette et quintet à cordes fonctionne bien si les arrangement sont bien faits.

<i>Oblivion</i> d'Astor Piazzolla arrangé par Manuel Doutrelant.



Est-ce avec votre orchestrateur que s'est imposée l'idée d'un quintet à cordes pour accompagner la trompette ?

Non, car c'est une formation à laquelle je réfléchissais depuis longtemps. En 2009, j'ai reçu une Victoire de la Musique Classique qui m'a permis, d'un seul coup, de faire beaucoup plus de concerts. Je me suis retrouvé à jouer dans des festivals plus ou moins importants avec, parfois, des orchestres montés pour l'occasion. Ces concerts manquaient de suivi et nous n'avions pas suffisamment de temps pour répéter… De là est née l'idée d'un ensemble qui me permettrait de réaliser un travail suivi. À l'origine l'idée était de constituer un orchestre à cordes avec 11 musiciens, mais nous avons réalisé que la formation du quintet permettait d'obtenir un son très satisfaisant, rendait les concerts plus faciles à vendre et simplifiait beaucoup tout ce qui touche à la gestion et à la logistique. L'Ensemble Convergences était né !

 

Yann Dubost (contrebasse), Cécile Peyrol-Leleu (violon), Renaud Guieu (violoncelle), Cécile Agator (violon), Romain Leleu (trompette) et Sophie Groseil (alto).  © Caroline Doutre

Vous êtes-vous rapidement orientés vers cette variété de styles qui caractérise Sur la route ?

Non, pas vraiment. En fonction de la demande et selon ce que j'ai envie de jouer, j'aime bien proposer un concerto classique en première partie de concert, par exemple le Concerto pour trompette et orchestre en mi bémol majeur de Neruda*, accompagné également par le quintet dans un arrangement qui s'approche beaucoup de l'original. Cela permet au public d'avoir un repère assez fort avant de s'en éloigner et d'entendre des morceaux différents et assez inhabituels.
* Romain Leleu a enregistré ce concerto en 2010, ainsi que ceux de Hummel et de Haydn avec le Baltic Chamber Orchestra. Ce double CD est disponible sous le label Aparté.

Plusieurs airs sont à l'origine écrits pour la voix. Quel rapport entretenez-vous avec le chant ?

La voix fait partie de mes sources d'inspiration pour le phrasé et le timbre, en particulier les voix de femmes, et plus rarement de ténors. Pour certaines œuvres, le violon joue également ce rôle. Ces références sont essentielles et fondamentales pour moi qui joue de la trompette, car cet instrument nécessite que l'interprète recherche des sonorités. Par exemple, j'ai encore appris récemment des choses incroyables sur l'air et les zones de turbulence. Divers aspects très techniques changent du tout au tout la sonorité. La trompette, j'en suis persuadé, est un instrument relativement simple. C'est en fait dans la recherche du son que réside le plus intéressant et c'est ce qui nourrit ma recherche permanente.

Pourriez-vous, comme Ibrahim Maalouf, aller jusqu'à faire modifier un instrument pour qu'il réponde mieux à vos besoins ou vos envies ?

Bien sûr, et c'est déjà ce à quoi je travaille avec un maître luthier vents. Mais s'il ne s'agit pas d'une orientation comparable à celle d'Ibrahim Maalouf qui a besoin d'une trompette à quarts de tons. Ceci dit, je peux presque dire que mon instrument est fait pour moi. Il s'agit d'un modèle construit en série, mais il est totalement ajusté pour moi. Mais si cette personnalisation s'inscrit dans un axe de recherche passionnant, il ne faut pas pour autant oublier que la sonorité qui sort de l'instrument est en rapport direct avec l'instrumentiste. Ces réglages experts me permettent néanmoins de me rapprocher le plus possible de ce que j'entends intérieurement.

Sourdines utilisées par Romain Leleu lors de l'enregistrement de <i>Sur la route</i>.

Vous utilisez quatre instruments différents pour ce disque…

Ce choix est précisément en rapport avec ce son intérieur qui me guide. J'avais une idée très précise des sonorités que je voulais tenter d'obtenir pour chaque univers musical. D'où l'utilisation d'une variété d'instruments à même d'apporter des couleurs différentes. Le bugle, par exemple, est un instrument que j'adore pour sa sonorité qui se rapproche de la voix humaine ou même du violoncelle. Je l'ai utilisé pour l'Andante cantabile de Tchaïkovsky, Les Chemins de l'amour de Poulenc et Over the Rainbow. L'utilisation du cornet et de la trompette piccolo pour d'autres morceaux répond de la même manière à mon travail sur les sonorités que j'entends et que je veux entendre. Pour obtenir certains rendus, il m'arrive d'utiliser certains apparats comme les sourdines.

Utilisez-vous en concert tous ces instruments ?

Bien sûr, et c'est même un aspect pédagogique qui peut intéresser aussi bien le public qu'un organisateur qui peut proposer la découverte d'instruments différents et de sonorités variées autour de la trompette. Nous aimons aussi partager de cette façon et il nous arrive assez régulièrement de nous livrer à une présentation ou à une sensibilisation à la musique en général, et à la trompette plus particulièrement. La trompette est généralement perçue comme un instrument limité dans son expression et de telles démarches permettent de montrer qu'il n'en est rien et que sa gamme expressive est particulièrement riche.

 

Le violoncelliste Renaud Guieu.  D.R.L'altiste Sophie Groseil.  D.R.

 

 


















Les musiciens qui composent l'Ensemble Convergence font tous partie de l'orchestre Philharmonique de Radio France. L'organisation de vos concerts n'en devient-elle pas difficile ?

Jusqu'à présent, cela n'a pas posé de problème particulier et je travaille avec quasiment trois fois l'effectif de la formation afin de pouvoir répondre à toutes les demandes ou toutes les situations. J'ajouterai que l'ensemble a été créé autour de la trompette et n'a pas pour vocation d'exister indépendamment.
Il y a derrière notre travail une aventure humaine et amicale particulièrement importante à mes yeux. C'est mon épouse qui a eu l'idée de la création de cet ensemble et m'a aidé à dépasser les formations classiques trompette-piano ou trompette-orgue dans lesquelles je jouais souvent. Au mois d'août, nous allons partir en tournée pendant 2 semaines et je sais que cela va très bien se passer. Chacun de nous est un peu complémentaire, ce dont j'ai pu aussi me rendre compte lorsque nous avons enregistré Sur la route en décembre dernier. Un enregistrement donne souvent lieu à des tensions, or nous avons pu travailler sereinement.

La balance est-elle difficile à équilibrer entre le quintette et la trompette ?

À la fois oui et non. Encore une fois, si les orchestrations sont bien écrites, riches et fournies, comme celles de Manuel Doutrelant, l'équilibre s'impose en grande partie de lui-même. Si elles sont mal faites et creuses, cela devient beaucoup plus compliqué. Je dois même dire que lors de certains concerts, il m'est arrivé d'avoir la sensation que l'ensemble me dépassait en termes de projection sonore. Pourtant, la trompette est réputée pouvoir dégager une puissance sonore supérieure aux cordes ! Pour être plus précis, je ne vais pas dire que la balance est si facile à trouver mais il faut savoir adapter notre disposition aux différentes salles dans lesquelles nous jouons. Dans une église, par exemple, je peux me placer un peu sur le côté ou, au contraire au sein de l'ensemble, dans l'arc de cercle. Quoi qu'il en soit je change aussi de place durant le concert…

 

Romain Leleu (à droite) et l'Ensemble Convergences enregistrent le disque <i>Sur la route</i> en décembre 2012.  D.R.

Le Temple Saint-Pierre, à Paris, était-il le lieu idéal pour cet enregistrement ?

C'est un lieu sympathique qui fonctionne bien grâce à une acoustique pas spécialement flatteuse mais assez naturelle qui dispense d'ajouter énormément de réverbération lors du mixage. Nous étions six musiciens et je pense que c'est le maximum que puisse accueillir le Temple Saint-Pierre, en tout cas avec un cuivre.

Au début de Sans toi de Michel Legrand, tiré du film Cléo de 5 à 7, on perçoit un très grand contrôle du vibrato qui s'allie à une retenue extrême. Pouvez-vous nous expliquer avec des termes simples comment vous y parvenez ?

Tout d'abord, je trouve le vibrato le plus juste en écoutant beaucoup de chant et de violon. Personnellement je n'aime pas du tout les chanteurs dont la voix vibre de façon intempestive. Le vibrato, à la trompette, n'est ni comparable à celui du violon obtenu avec le doigt sur la corde ni à celui des chanteurs, car il naît principalement du travail des lèvres et, dans une moindre mesure, de la façon dont le trompettiste envoie l'air dans son instrument. C'est la raison pour laquelle, avant de jouer une mélodie écrite à l'origine pour le chant, j'aime tout d'abord la chanter pour moi. C'est même un besoin car cela m'aide à construire les phrases et à comprendre comment les gérer dans leur globalité. Dans le cas de Sans toi, il s'agit d'une chanson et le texte oriente la façon dont je vais utiliser le vibrato et placer les accents pour souligner tel ou tel autre aspect dramatique. C'est ce qui donne, au fond, un supplément de vie à une phrase musicale et permet d'éviter la linéarité. D'autant qu'une chanson privée de paroles est en quelque sorte dépouillée d'une partie de sa teneur. À moi et à mon instrument de nourrir la musique…

 

Trompettistes rassemblés lors des Victoires de la Musique Classique 2013.  D.R.

Le 25 février dernier, lors des Victoires de la musique classique, vous vous êtes retrouvés à Bordeaux avec huit de vos célèbres confrères trompettistes. Au-delà de la diffusion télé et de la Marche triomphale d'Aïda, qu'a représenté ce moment pour vous ?

Tout d'abord, il s'agissait d'un hommage à Maurice André qui constitue une référence en matière de trompette, et je regrette que le temps alloué à cet hommage ait été si court. En tout cas il n'était à la hauteur ni de son talent ni de sa notoriété, car il me semble tout de même très important de voir dans ce musicien un véritable exemple pour n'importe qui souhaite mener une carrière de soliste. Ensuite, la Marche triomphale d'Aïda n'était sans doute pas le choix le plus intéressant à proposer. Sur le plan personnel, j'ai été heureux de passer un très bon moment avec Ibrahim Maalouf, David Guerrier et Sergei Nakariakov. Il est sans doute plus difficile d'établir ce genre de contact avec les musiciens d'une autre génération qui ont effectué une trajectoire brillante mais, somme toute, assez différente des nôtres.

En fait, les projecteurs ont surtout mis en lumière la benjamine du groupe, Lucienne Renaudin-Vary…

Il est vrai qu'elle joue déjà très bien et qu'elle fera sans doute des choses magnifiques. Mais, pour être juste, il me semble important de dire que chaque conservatoire régional de France peut s'enorgueillir de compter un élément aussi doué parmi ses effectifs. En définitive, le rassemblement des Victoires de la musique aurait pu permettre de réunir bien plus de jeunes trompettistes à l'image de Lucienne, et bien plus d'instrumentistes d'expérience afin d'aboutir à une grande fête digne de ce nom.

Romain Leleu et Ibrahim Maalouf lors des Victoires de la Musique Classique 2013.

Sur le plateau, vous étiez placé à côté du trompettiste Ibrahim Maalouf. Avez-vous, comme lui, une motivation personnelle pour l'enseignement de la trompette ?

Je n'ai pas l'occasion d'enseigner régulièrement, même si je pense que c'est entièrement complémentaire avec une carrière de concertiste. Je fais des master-classes partout où on me le propose et j'aime cet exercice. Mais ce n'est pas le lieu où il est possible de développer comme on peut le faire dans le cadre d'un enseignement suivi sur le long terme. Ceci étant, il y a de moins en moins d'élèves dans les conservatoires et on tente d'appliquer des méthodes de plus en plus ludiques. C'est sans doute très bien mais à condition de ne pas oublier que la trompette est avant tout un instrument de musique. Ce n'est ni une raquette de tennis ni un ballon de foot pour jouer le samedi matin ! On ne peut pas dire que l'enseignement stagne mais on remarque un nivellement par le bas. À mon sens, la preuve a été faite que les méthodes traditionnelles d'apprentissage de la musique avaient du bon. Il doit y avoir un équilibre à trouver entre ces deux tendances, mais encore faut-il le chercher… Du reste on ne me donne pas spécialement la parole en matière d'enseignement car je suis un musicien qui joue. Or, en France, il est très rare de trouver un concertiste qui enseigne aussi dans la mesure où la préparation du Certificat d'Aptitude à l'enseignement nécessite d'arrêter de jouer pendant 2 à 3 ans ! En Allemagne, les très bons musiciens ont toute chance d'obtenir un poste…

Cliquer pour commander le CD de Romain Leleu "Fantaisie Slave"…

Après Slavonic Spirit en 2010 et un album consacré aux concertos classiques en 2011, Sur la route est votre troisième disque pour le label Aparté. Que pouvez-vous nous dire de votre collaboration avec cet éditeur ?

Nous avançons au rythme de rendez-vous assez réguliers avec l'équipe d'Aparté. Avec mon épouse, nous avons proposé en juillet 2012 notre idée de disque à Nicolas Bartholomée et Florian Bonifay qui gèrent le label. Puis, tout s'est en fait déroulé très vite puisque nous avons enregistré du 3 au 6 décembre. Parfois un musicien doit attendre 2 ans avant que son enregistrement sorte en disque ! Je dois dire que cela est particulièrement agréable. D'autant la demande était déjà très forte pour un disque à chaque fois que je jouais avec l'Ensemble Convergence. Nous avons pu le constater avec le disque de concertos pour trompette sorti également chez Aparté qui se vend très bien auprès du public qui vient nous entendre et que nous rencontrons à la fin des concerts.

Votre biographie vous présente comme un "Yamaha Performing Artist". Pouvez-vous nous dire ce que recouvre ce titre ?

Cliquer pour commander le CD de "Concertos" par Romain Leleu…Nous nous sommes rencontrés avec Yamaha il y a plus de 10 ans. Alors que j'étais encore étudiant au conservatoire Yamaha est venu me trouver et m'a demandé si je souhaitais jouais sur ses instruments. Il se trouve que je possédais déjà une trompette Yamaha et que je l'appréciais. J'ai donc accepté et ce lien est devenu assez important et complice. Yamaha m'aide beaucoup par rapport aux instruments et me prête ceux dont j'ai besoin. J'ai également la possibilité de faire faire les modifications que je souhaite. J'avais justement rendez-vous hier avec le maître luthier vents Thomas Lubitz qui travaille à Hambourg à l'Atelier Yamaha Artist et qui est un véritable génie. Pour moi, la lutherie était affaire de cordes et, grâce à lui, j'ai découvert un univers inattendu géré par un artiste.
Pour revenir à Yamaha, j'aime jouer ces instruments et j'apprécie leur facilité et leur justesse, ou tout du moins qu'ils sonnent beaucoup moins faux que d'autres… La fabrication est toujours très régulière et je sais que si je rencontre un souci lors d'une tournée, je retrouverai les principales caractéristiques de mon instrument habituel sur une autre trompette Yamaha. L'aspect plus difficile de cette relation est que Yamaha est une très grande maison et que les contacts ne sont pas toujours très évidents à établir. Il sont certes privilégiés, mais faire bouger les choses en profondeur peut demander beaucoup de temps. Si, par exemple, je fais une tournée en Asie, il peut être très compliqué d'organiser la présence de Yamaha. Mais ce partenariat doit être entretenu et je préviens Yamaha dès que je fais des concerts importants, comme prochainement à la salle Gaveau. Pour ce genre d'occasion, Yamaha peut acheter une vingtaine de places pour les offrir ensuite à ses clients ou à ses collaborateurs.

 

Le trompettiste Romain Leleu photographié avec l'Ensemble Convergences.  © Caroline Doutre

Nous allons vous retrouver le 15 avril à la salle Gaveau avec l'Ensemble Convergence. Quel programme allez-vous proposer ?

Je jouerai le Concerto de Neruda en première partie, et commencerai la seconde par les Danses populaires roumaines de Bartók. Je finirai par les trois pièces de Piazzola. Le quintet interviendra aussi sans moi avec, sans doute, les Airs anciens et danses de Respighi. Il nous arrive aussi de proposer une œuvre pour cordes de Puccini. Quoi qu'il en soit nous tenons à ce que ces intermèdes sans trompette soient très accessibles pour le public. L'idée est de changer d'ambiance. Cela prend du temps mais j'adore construire un programme de concert qui vise à tenir en éveil l'intérêt du public. C'est un peu comme affiner une recette pour qu'elle soit la meilleure possible. Je sais par expérience que terminer un concert avec Piazolla est une option qui fonctionne bien. Or tenir l'auditeur en haleine est primordial. Ensuite, bien sûr, il faut ménager l'investissement physique que demande mon instrument ainsi que les changements d'instruments.Boutons de pistons de la trompette de Romain Leleu.  D.R.

Ce programme est-il destiné à évoluer ?

Absolument, car s'il peut être confortable de proposer dix fois le même programme, la lassitude guette rapidement. Il ne s'agit pas pour autant de tout changer constamment mais de faire évoluer ce que nous proposons. Manuel Doutrelant a orchestré pour nous un certain nombre de pièces que vous n'entendrez pas sur le disque… D'autres projets naîtront sans doute avec l'Ensemble Convergences car j'ai vraiment envie que dure cette collaboration…

 

Propos recueillis par Philippe Banel
Le 19 mars 2013



Pour en savoir plus sur Romain Leleu :
www.romainleleu.com

 

Mots-clés

Ensemble Convergences
Ibrahim Maalouf
Romain Leleu

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