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Interview de Jérôme Pinto, acteur et réalisateur

Jérôme Pinto, acteur et réalisateur.  © Grégoire CamuzetJérôme Pinto est acteur. Formé chez Jean Peremony, il s'exprime tant sur scène qu’à l’écran. Également doué pour la réalisation, son court-métrage poétique Adélaïde a montré en 2010 un autre axe d'expression, celui de conteur d'histoires par les images, qu'il approfondira sans doute dans les années à venir parallèlement à la scène.

Mais c'est dans le cadre de l'Opéra national de Paris que nous rencontrons Jérôme Pinto, et plus précisément entre deux représentations de Tosca mis en scène par Pierre Audi à l'Opéra Bastille. En effet, en marge de sa carrière de comédien, il participe régulièrement à des productions d'opéras qui le conduisent à être figurant, mime, acrobate ou danseur selon les besoins des metteurs en scène. Un profil artistique peu connu mais pourtant indispensable au monde complexe des productions d'opéras…

 

Tutti-magazine : Vous jouez actuellement dans Tosca mis en scène par Pierre Audi à l'Opéra Bastille, et ce jusqu'au 28 novembre. Comment s'est déroulée pour vous la préparation de ce spectacle ?

Jérôme Pinto : Tout a commencé par des auditions à la fin de la saison dernière. Puis, après les essayages costumes, les répétitions proprement dites ont commencé début septembre. Pour Tosca, nous sommes une vingtaine à faire partie du service de la figuration et à interpréter les prêtres, les sbires et les soldats au fil de l'opéra. Nous avons commencé à répéter la mise en scène en même temps que les solistes. Par ailleurs, ils travaillent en amont la partition en studio.

Acteur, figurant, mime : quel est le terme exact qui s'applique à votre activité ?

Sur un opéra, tout figurant, mime, acrobate ou danseur fait partie du pôle de la figuration. C'est ensuite en fonction des demandes physiques et artistiques du metteur en scène que le contrat est défini. Pour Tosca, nous sommes tous figurants, mais notre fonction varie d'une production à l'autre.
Nous n’avons pas la même responsabilité que les solistes, mais nous avons la charge d’animer et de donner vie à l'univers qui les entoure, sans pour autant distraire l’attention du spectateur.

 

Jérôme Pinto joue un soldat dans <i>Tosca</i>, mis en scène par Pierre Audi à l'Opéra Bastille en 2014.  © Charles Duprat/OnP

Votre présence est-elle requise à toutes les répétitions ?

Jérôme Pinto.  D.R.

Nous nous basons sur le planning hebdomadaire qui nous est remis. Le plus souvent, les répétitions se déroulent dans la chronologie de l’opéra, c'est-à-dire Acte par Acte, et nous sommes présents en fonction de nos interventions.
Lorsque débutent les répétitions sur la scène principale, avec l’orchestre de l’Opéra, notre présence est généralement quotidienne. Dans Tosca, par exemple, la mise en scène de Pierre Audi pour l’Acte II ne nécessite pas la présence de l’ensemble des figurants, et nous attendons alors en loge.

Les figurants sont-ils pilotés par un responsable, comme un chef de chœur se charge des choristes ?

Comme au théâtre, nous sommes dirigés par le metteur en scène et son assistant. Ils nous donnent les directives durant notre préparation en salle de répétitions, mais celles-ci peuvent être modifiées jusqu’à ce que le metteur en scène soit satisfait.

Votre expérience des productions de l'Opéra de Paris est-elle prise en compte dans la manière dont s'organise le casting des figurants ?

Effectivement, après avoir participé à plusieurs opéras, nous sommes régulièrement rappelés aux différentes auditions car une confiance s'installe par rapport à nos capacités et à notre fiabilité. Bien évidemment, c’est le metteur en scène qui indique au préalable à l’Opéra les profils et aptitudes physiques des candidats qui passeront l’audition. C’est ainsi que j’ai eu la chance de participer à plusieurs opéras et d'avoir l'opportunité d'être aussi bien figurant, que mime, acrobate ou danseur.
Quand des aptitudes en danse sont demandées, c'est le chorégraphe qui fait passer l'audition. C'était le cas pour Tannhäuser mis en scène par Robert Carsen. Le chorégraphe Philippe Giraudeau s'occupait du casting et c'était une audition assez lourde qui a duré environ trois heures. Nous étions plus de cent candidats, pour douze retenus.

 

Après avoir suivi une formation d'acteur, comment avez-vous été amené à travailler à l'Opéra de Paris ?

Je suis arrivé à l'Opéra de Paris un peu par hasard et je considère que c'est une chance pour moi d'être ici. Tout a commencé par La Passion selon Saint Jean mise en scène au Théâtre du Châtelet par Bob Wilson. Un ami occupé sur un autre tournage aux mêmes dates m’a encouragé à me présenter car le metteur en scène souhaitait travailler avec des comédiens. J'ai eu un rôle dans ce spectacle et après cette première expérience, on m'a conseillé de passer une audition à l'Opéra de Paris…

 

Jérôme Pinto dans la pièce <i>Transport de femmes</i> de Steve Gooch mise en scène par David Leroch au Théâtre du Chevaleret en 2008.  D.R.

Vous avez ainsi commencé à travailler à l'Opéra de Paris en 2007. Quel souvenir gardez-vous de votre première production ?

Ma première production était Da Gelo a Gelo en mai 2007 à l'Opéra Garnier, et j'en garde un souvenir mémorable. Rentrer à Garnier est en soi un moment unique. Je n'avais jamais mis les pieds dans ce théâtre en tant que spectateur et je commençais par la scène ! Être propulsé sur ce plateau à côté des solistes, la présence de l'orchestre et les 2.000 spectateurs, tout cela était véritablement incroyable ! 

En décembre de la même année vous faisiez vos premiers pas sur la scène de l'Opéra Bastille…

C'était avec Tannhäuser mis en scène par Robert Carsen et sans aucun doute un souvenir merveilleux. J'étais engagé parmi les danseurs et nous devions peindre la toile de jute qui était disposée au sol avec nos corps. La musique fantastique de Wagner et cette mise en scène géniale m'ont, je crois, beaucoup marqué.

 

Jérôme Pinto dans <i>Tannhäuser</i> mis en scène par Robert Carsen.  © Franck Gross

 

Étiez-vous sensibilisé à l'art lyrique avant de travailler à l'Opéra de Paris ?

J'écoutais et j'aimais l'art lyrique mais l'éducation que j'ai reçue a fait que je ne me suis jamais rendu dans un opéra pour voir un spectacle avant d'y travailler. J'avais cependant une certaine sensibilité à la musique et c'est elle qui m'a aussi incité à me présenter aux auditions. Travailler à l'Opéra est indissociable du bonheur de pouvoir profiter vingt fois de Tosca avec trois distributions différentes. Pour nous, figurants, c'est un vrai régal !

Depuis 2007, se sont succédés The Rake's Progress, Lady Macbeth, le Ring et d'autres productions, ainsi que des rencontres avec divers metteurs en scène. Sont-ils très différents dans leur contact avec vous, figurants ?

Jérôme Pinto maquillé pour <i>Siegfried </i> mis en scène par Günter Krämer à l'Opéra Bastille en 2013.  © D.R.Outre le caractère propre à chacun, c’est principalement leur méthode de travail qui va définir nos rapports. Certains sont plus en retrait et préfèrent déléguer à leurs assistants le soin de nous donner les indications de jeu, et d’autres montent plus volontiers sur le plateau pour communiquer directement avec nous. Mais je garde un bon souvenir de tous les metteurs en scène avec lesquels j'ai eu l'occasion de travailler… Je trouve les mises en scène de Bob Wilson toujours très précises. Elles ne laissent aucune place pour les gestes superflus. Le travail de Robert Carsen est, lui, beaucoup plus rond et poétique. Enfin, une mise en scène d'Olivier Py sera très théâtrale et animée. C'est du reste la collaboration avec Olivier Py que je trouve la plus belle, peut-être parce qu'il est français et qu'il vient du théâtre, d'où son approche humaine et relationnelle plus sensible et plus facile.

Les figurants bénéficient-ils de suffisamment de temps pour être bien préparés à la scène ?

Cela peut dépendre des productions et des exigences du metteur en scène ou du chorégraphe, mais je n'ai pas le sentiment de me situer en marge des autres intervenants sur un spectacle. Par exemple, pour le Ring mis en scène par Günter Krämer, il y avait de la danse, ce qui rendait les choses un peu plus délicates à caler. Mais je ne peux pas parler de manque de temps. Du reste, si les responsables de la mise en scène estiment que nous ne sommes pas prêts, des répétitions viendront s’ajouter au planning initial.

Vous parlez de danse. Avez-vous à la fois une formation de comédien et de danseur ?

Je n'ai pas de formation de danseur, mais seulement de comédien, à l'école de théâtre Jean Perimony. En revanche j'ai pratiqué la danse et beaucoup de sports, notamment la gymnastique aux agrès et différents sports de combats, ce qui m'a permis d'acquérir de bonnes aptitudes physiques, de pouvoir accéder à des auditions et de décrocher des rôles. Mais je ne me considère pas comme danseur. Pour autant, je peux tenir un rôle qui inclut de la danse ou qui exige une certaine façon de se mouvoir car, grâce à de nombreuses années d’entraînement, je suis devenu très agile.

Vous avez suivi une formation de comédien. Pour autant, vos emplois à l'Opéra de Paris vous apportent-ils quelque chose en tant qu'acteur ?

Jérôme Pinto (à gauche) dans <i>Aida</i> à l'Opéra Bastille.  D.R.L'approche du théâtre et de l'opéra diffèrent beaucoup. À l'opéra, il n'y a pas de texte à apprendre puisque nous sommes muets, et tant les moyens que la logistique ne sont pas les mêmes. Peu de scènes de théâtre ont un plateau de 400 m2, comme celui de l’Opéra Bastille. L'enjeu est donc différent et il y a nécessairement peu ou pas d'appréhension, sauf lors des acrobaties où le mauvais geste n’est pas permis.
Ceci dit, le théâtre crée des réflexes qui servent à l'opéra, comme l'approche d'un plateau. Mais, à l'inverse, je ne suis pas certain que la participation à un opéra apporte techniquement à l'acteur autre chose que la pratique des entrées en scène ou le fait même de travailler sur scène. En effet, tout diffère d'un spectacle à l'autre, il n'y a aucune règle et rien n'est prédéfini, d'où un travail sur notre flexibilité. Sur le plan de l'expérience humaine, en revanche, un comédien peut beaucoup apprendre de la réflexion des metteurs en scène.

Pour autant, est-il frustrant pour vous, comédien, de vous retrouver sur scène et de ne pas parler ?

Je pense ne jamais avoir été frustré. Je prends le plaisir là où il est lorsque je suis sur scène, à commencer par entendre l'orchestre et les chanteurs. Je considère d'ailleurs que chanteurs et danseurs de ballet doivent faire face à un niveau de risques bien plus élevé que celui du comédien. La hantise d’un comédien serait de se tromper dans son texte, alors qu’un danseur risque une blessure ou une chute, et un chanteur de ne pas être juste ou d'être décalé par rapport à l’orchestre.
Quoi qu'il en soit, il n'y a pas de carrière d'acteur à proprement parler à l'Opéra, et je considère ces expériences à la fois comme une chance et un plus. Tout le monde n'a pas l'opportunité de fouler des pieds deux des plus belles scènes du monde tout en profitant d'un orchestre somptueux et de très belles voix !

On parle souvent des rapports entre chanteurs mais jamais des acteurs entre eux. Les acteurs-mimes forment-ils un groupe à part ?

Tout se passe très bien entre nous et nous sommes vraiment soudés. Nous partageons le plus souvent les mêmes loges et, pendant les répétitions, les liens se tissent et parfois nous collaborons sur d’autres projets en dehors de l’Opéra. C'est aussi ce qui participe à mon attrait pour ce métier, car je découvre à chaque spectacle de nouveaux artistes, avec qui je pourrais être susceptible de travailler plus tard. Le meilleur exemple étant pour mon court-métrage Adélaïde, sur lequel j’ai travaillé avec un ami rencontré dans le cadre de l’Opéra.

Vous partagez la scène avec des chanteurs solistes et un chœur. Comment vous sentez-vous intégré parmi ces autres artistes souvent concentrés sur eux-mêmes ?

Jérôme Pinto (3e à partir de la gauche) dans <i>La Walkyrie</i> mis en scène par Günter Krämer à l'Opéra Bastille en 2010.  © Elisa Haberer/OnPLe dialogue ne se produit pas avec tous les artistes, mais il peut exister. Certains interprètes sont dans la mise en scène, entièrement focalisés sur elle et je me garderais bien de les en blâmer. Mais, sur les opéras auxquels j'ai participé, j'ai toujours eu l'occasion de discuter avec quelques solistes. Je me souviens en particulier de Wolfgang Ablinger-Sperrhacke qui chantait le rôle de Mime dans le Ring. C'est quelqu'un d'extrêmement gentil et abordable qui, je trouve, dégage une présence très forte quand il joue.

Quels sont vos meilleurs souvenirs rattachés à votre activité à l'Opéra de Paris ?

L'opéra sur lequel je me suis le plus amusé est sans conteste The Rake's Progress mis en scène par Olivier Py. Il y avait tant de choses à accomplir…Olivier nous avait demandé de vraiment jouer. Mais mon plus beau souvenir est à ce jour le Tannhäuser de Robert Carsen. Entre la musique et la danse dans la peinture que nous avions à réaliser, tout était vraiment magique !
Et puis, il me serait difficile de ne pas évoquer la tournée de l'Opéra de Paris au Japon en juillet 2008 avec Le Journal d'un disparu de Janacek et Le Château de Barbe-Bleue de Bartok.
Ces courts opéras avaient été mis en scène par Alex Ollé et Carlos Padrissa de La Fura dels Baus en 2007, mais je n'avais pas participé à la création. J'ai eu la chance d'être distribué par la suite pour la tournée. Après avoir répété deux ou trois semaines sur les deux œuvres, nous sommes partis quasiment trois semaines au Japon pour jouer à Kobé et Tokyo. Cette tournée était ma première, qui plus est avec l'Opéra, et j'en ai gardé un souvenir inoubliable. Nous sommes partis à 300 personnes dans un avion spécialement affrété pour l'orchestre, les choristes, les techniciens… C’est grâce à Gérard Mortier, qui était alors Directeur de l’Opéra de Paris, que nous avons pu participer à un tel voyage.

 

Jérôme Pinto en haut de l'arc de triomphe dans <i>Aida</i>, mis en scène par Olivier Py à l'Opéra Bastille.  © Elisa Haberer/OnP

En 2013, on vous retrouve dans Aida mis en scène par Olivier Py. Vous êtes le militaire qui se trouve au sommet de l'arc de triomphe mobile qui avance du fond de scène vers l'avant. Quelle sensation aviez-vous là-haut ?

Jérôme Pinto dans <i>Aida</i> à l'Opéra Bastille en 2013.  D.R.

Tout d'abord, pour des questions de sécurité, je portais un baudrier et j'étais attaché à un piquet planté derrière moi. Cette attache me permettait de me positionner le plus en avant possible mais aussi de me relâcher par la même occasion et donner cette impression de me tenir totalement droit alors que l'arc de triomphe bougeait énormément. Le plateau de l'Opéra Bastille n'est pas droit en raison de toutes les rigoles qu'il y a au sol pour passer les rails… En haut de l'arc, j’avais pour la première fois une vue totale et magnifique sur la fosse d'orchestre et tout le premier rang ! J'étais quasiment au niveau des spots accrochés tout en haut, mais c'était fantastique. Je n'ai pas du tout peur du vide et même, au contraire, je m'en amuse. Alors, me trouver là-haut était tout simplement idéal.

C'était un emploi de cascadeur…

La seule chose était de ne pas ressentir d'appréhension face à la hauteur et au vide. L'action en elle-même ne demandait rien de spécifique dans la mesure où je n'avais pas à faire d'acrobaties là-haut. Bien sûr, il ne faut pas se mettre à trembler et il est évident que cet emploi ne peut pas convenir à une personne qui a le vertige.

Avez-vous déjà pratiqué des acrobaties dans un opéra ?

Oui, dans Lady Macbeth de Mzensk mis en scène par Martin Kusej. Il ne s'agissait pas de cascades ou de pirouettes, mais d'une belle acrobatie tout de même car nous représentions les âmes qui s'élèvent de la Terre. Nous étions en short, le corps maquillé en noir et équipés de baudrier, camouflés au sol. Lorsqu'un des solistes mourrait, un fil actionné par un moteur nous tirait et nous avancions droit sur le mur, parallèles au sol. Nous gravissions ainsi les 12 mètres du pan de mur… D’après les retours de spectateurs, c’était une idée magnifique du metteur en scène.

 

Jérôme Pinto pendant l'ascension de la Tour Eiffel.  D.R.

On trouve sur Internet des photos vous montrant escalader la Tour Eiffel. Recherchez-vous la prise de risque ?

Sans doute, et c'est mon côté aventurier peut-être un peu casse-cou. Si j'ai pratiqué cette ascension en 2007, c'est qu'un ami m'avait permis de participer à cette aventure avec lui, bien sûr dans un cadre légal. À sa proposition, j'ai franchi le pas immédiatement avec grand plaisir…
À cette époque j'aurais aimé me perfectionner dans ce sens, mais il est difficile de tout faire, j’ai donc décidé de privilégier la comédie.

 

Jérôme Pinto et Yves Henry (à droite) dans le court-métrage <i>Adélaïde</i>.  D.R.

 

Affiche du premier court-métrage de Jérôme Pinto <i>Adélaïde</i>.

Vous avez tourné dans plusieurs courts-métrages et pour la télévision, mais vous avez aussi réalisé vous-même un court, Adélaïde, en 2010. La réalisation vous intéresse ?

Oui la réalisation de films m'intéresse. J'ai commencé tardivement, un peu à tâtons, par ce court-métrage Adélaïde* avec Yves Henry, qui est le sculpteur et peintre des girafes que l'on voit dans le film. À l'époque, il n’habitait pas très loin de chez moi et je visitais régulièrement son atelier pour voir ses œuvres. Il voulait faire un don pour des enfants handicapés et sa démarche m'avait touché et incité à l'aider. C'est ainsi que cette idée de réalisation de court-métrage m'est venue. Ce projet m'a en outre permis de m'exercer et j'ai eu la chance de pouvoir présenter Adélaïde en 2010 au festival "Sur les pas de mon Oncle" à Saint-Maur des Fossés. Ce premier essai s'est avéré une belle et riche expérience à tout point de vue. J'ai eu ensuite l'occasion de travailler sur d'autres courts-métrages qui n'étaient pas de la fiction, mais plutôt des films de type institutionnel. Aujourd'hui j'ai des projets de réalisation, mais il est trop tôt pour en parler.
* Le court-métrage de Jérôme Pinto Adélaïde est présenté à la fin de cette interview.


Jérôme Pinto.  © Grégoire Camuzet

Entre vos différentes expressions, quel avenir artistique souhaitez-vous ?

Il est vrai que je suis un peu à touche à tout. J'aime puiser dans les choses que je vois autour de moi pour me cultiver. C'est de là que je tire toute mon énergie. J'aimerais en premier lieu approfondir le jeu d'acteur mais également évoluer dans la réalisation. J'aime beaucoup tourner, faire des montages et, par-dessus tout raconter des histoires. Quant à l'opéra, j'aimerais continuer car la scène est quelque chose de plaisant et surtout, il y a la musique, ce qui rend les choses magiques.

Votre équilibre se situerait donc entre la scène et le cinéma…

J'aime la scène car elle représente l'instant, et j'aime l'image pour raconter des histoires. Je suis même amoureux de l'image, j'aime choisir les plans pour développer une narration, la possibilité de refaire jusqu’à ce que le résultat soit exactement celui souhaité… Nous étions une petite équipe de cinq personnes pour le tournage d'Adélaïde, mais hormis la musique, c'est moi seul qui ai géré la postproduction, les effets de passages du Noir & Blanc à la couleur, etc. À partir de 6 mois de travail, j'ai arrêté de compter les heures… Mais je ne compte pas m'arrêter après ce premier essai. Bien au contraire…



Propos recueillis par Philippe Banel
Le 24 octobre 2014




Pour en savoir plus sur Jérôme Pinto :
http://www.agenceaudreypi.com/artiste.cfm/469136-jerome-pinto.html?&modLg=en

Mots-clés

Aida
Jérôme Pinto
Olivier Py
Opéra Bastille
Opéra national de Paris
Pierre Audi
Robert Carsen
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