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Interview de Nathalie Manfrino

Nathalie Manfrino photographiée par Fabien Bardelli.

Nous rencontrons la soprano Nathalie Manfrino alors partagée entre les répétitions du rôle de Marguerite pour Faust à l'Opéra-Théâtre d'Avignon et le soutien de son nouveau disque paru sous label Decca : Méditations. Cet album rassemble de rares mélodies de Massenet dont la parution s'inscrit avec bonheur dans les événements qui marqueront le centenaire du décès du compositeur. Nathalie Manfrino nous parle avec passion de cette musique avec laquelle elle entretient une véritable affinité, de l'aventure de ce disque et de la belle collaboration qui la relie à Michel Plasson, ici à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.

À noter : Nathalie Manfrino chantera Massenet au Théâtre des Champs-Élysées le 31 mars 2012. Ce concert s'inscrit dans la série Les Grandes Voix* et rassemblera l'Orchestre National d'Île-de-France sous la direction de Richard Bonynge**.
* Pour tout renseignement, cliquer ici : lesgrandesvoix.fr
** Voir la bande-annonce vidéo du concert en fin d'article.

Tutti-magazine : Votre disque "Méditation"s rassemble de nombreuses héroïnes de Massenet. Quels sont les liens qui vous rattachent à elles ?

Nathalie Manfrino : Avant tout leur côté passionné et passionnel. Ce sont de grandes amoureuses ou des figures qui sont habitées de sentiments qui dévorent tout. Que ce soit Manon, Thaïs, Salomé, Esclarmonde, Cléopâtre ou même la Vierge dont l'extase est écrite de façon très charnelle, ces héroïnes de Massenet partagent cet aspect inconditionnel de la passion, ce sentiment excessif qui est essentiel dans mon amour pour l'opéra. Je trouve en outre dans l'écriture de Massenet une dimension mystique, ou pour le moins religieuse, très présente qui accompagne la plénitude de la mort qui scelle le destin de ses personnages. Les figures féminines de Massenet sont de plus extrêmement vivantes, très corporelles et très incarnées, ce qui me séduit particulièrement.

Sur le plan vocal, comment pouvez-vous définir l'écriture de Massenet ?

Cliquer sur le CD pour commander "Méditations"..La voix est bien traitée par l'écriture de Massenet mais c'est, je pense, un des compositeurs français les plus difficiles à chanter. Sa musique est mieux écrite que celle de Gounod qui navigue parfois pour un même rôle entre des airs pour soprano léger colorature et d'autres beaucoup plus dramatiques. Chez Massenet, la voix suit une habile progression et trouve en général le temps de s'épanouir pour atteindre parfois des suraigus. Massenet aimait les voix comme il aimait les femmes. On peut d'ailleurs faire un parallèle avec le traitement des voix par Puccini. Leur écriture vocale est intelligente au point de ménager de courts moments où le chanteur peut relâcher la pression à l'occasion de l'intervention d'un autre interprète ou d'une phrase orchestrale. Par exemple, à la fin du grand air de Thaïs "Dis-moi que je suis belle", l'arrivée d'Athanaël permet à la chanteuse de calmer le jeu avant que la pression s'impose à nouveau dans le duo qui suit. Je suis également persuadée que Massenet a suivi l'exemple de ses collègues et je retrouve Strauss, Wagner et les grands compositeurs russes dans son écriture, comme des traces de Massenet chez les véristes.

La plupart de ces héroïnes sont des figures tragiques. Comment aborde-t-on ces personnages pour exprimer les aspects dramatiques qui les différencient ?

Je pense tout d'abord que l'écriture est différente entre le Massenet, jeune compositeur, et celui de la maturité. Je me suis amplement documentée avant d'aborder ces airs. De cette façon, pour Esclarmonde et Le Roi de Lahore, je me suis davantage orientée vers une approche belcantiste et italianisante contenue du reste dans l'écriture à un moment où Massenet devait être influencé par ce style. Mais l'approche essentielle est celle de l'écriture dramatique des personnages. Je connaissais déjà bien Thaïs et Manon que j'avais interprétées sur scène, et je me suis plongée dans les partitions intégrales des opéras afin de m'imprégner des livrets et de situer avec précision les airs dans leur contexte. Ainsi lorsque je chante "Ô mes sœurs" de l'oratorio Marie-Magdeleine, je sais qu'il s'agit de son air d'entrée, comme pour Salomé avec "Il est doux, il est bon…" dans Hérodiade, et l'état d'esprit dans lequel je me situe est alors différent. Mais il est vrai qu'incarner autant d'héroïnes différentes pour un enregistrement s'apparente à un vrai marathon et il est important, avant chaque air de se replacer dans un certain état d'esprit, de se concentrer afin de se situer à un point précis de la trajectoire du personnage dans le livret.

Vous avez préparé l'album "Méditations" avec Michel Plasson. Pouvez-vous nous parler de cette collaboration ?

Le chef d'orchestre Michel Plasson. D.R.Nous avons travaillé une semaine, chez lui, au mois de juillet, afin de préparer au mieux l'enregistrement. Et une semaine avant les sessions, en septembre, nous nous sommes retrouvés chez Franck Villard, l'assistant chef d'orchestre qui m'accompagnait au piano durant les séances de travail, afin de nous replonger encore quelques jours dans l'univers musical que nous avions à cœur de créer. Je suis consciente qu’un tel temps pour travailler et se préparer ainsi avec le maestro Plasson et son assistant est rarissime. Je peux même dire que j'ai bénéficié d'un luxe absolu, mais cette façon de travailler était la condition sine qua non pour que Michel Plasson accepte de faire ce disque. De fait, grâce à Michel et à Franck, j'ai vécu des journées entières en totale immersion dans la musique de Massenet et nous avons pris le temps de penser cet album, comme cela devait se pratiquer systématiquement il y a plusieurs années. Prendre le temps de faire les choses est devenu aujourd'hui bien rare…

Pensez-vous avoir bénéficié d'une meilleure préparation pour "Méditations" que pour votre premier disque "French Heroines" ?

Cliquer sur le CD pour commander "French Heroines".Pour French Heroines, nous avons essayé, le chef d'orchestre Emmanuel Villaume et moi, de travailler ensemble, mais nous avions moins de temps. Nous étions tous très pressés et Emmanuel travaillait beaucoup aux États-Unis. Pour Méditations, enregistrer en septembre nous a aussi permis de consacrer une partie des vacances à la préparation de l'enregistrement. Puis, durant l'enregistrement, avant chaque mélodie, nous nous sommes isolés dans une loge avec Franck Villard au piano afin de retrouver l'esprit dans lequel nous avions travaillé en amont.

Vous avez dit qu'enregistrer ces airs de Massenet était plus difficile que d'interpréter les opéras en entier. Pouvez-vous expliquer en quoi réside la difficulté ?

Les airs que j'interprète correspondent à des tessitures différentes. Méditations devait être un véritable hommage à Massenet et, par conséquent, je ne voulais pas me limiter aux airs écrits spécifiquement dans ma tessiture. Massenet, qui plus est, a écrit pour des chanteuses très différentes et a beaucoup évolué lui-même dans son écriture au fil des 25 opéras et des 5 oratorios composés durant sa carrière. Alors, il est vrai que ces changements de tessitures étaient compliqués à gérer. Nous avons donc organisé les sessions d'enregistrement afin de ménager la voix au mieux : les airs plus mezzo ou soprano dramatique le matin, et les difficultés vocales plutôt l'après-midi.

Des sessions étaient organisées le matin ?

Nathalie Manfrino dans <i>Manon</i> à Hongkong, mise en scène de Nadine Duffaut.  D.R.Le matin et l'après-midi ! Ceci à cause d'une convention de l'orchestre… Michel Plasson n'était pas spécialement heureux de cette obligation mais nous avons dû faire avec, ce qui a été assez intense et éprouvant. En tout cas bien plus que l'enregistrement d'une œuvre intégrale car, comme sur scène, vous ne chantez pas seul, il y a les autres chanteurs et des parties d'orchestre qui vous permettent de récupérer. Dans le cas d'un récital enregistré, la voix de l'interprète est tout le temps mise à contribution y compris lorsqu’on n'enregistre pas car les musiciens ont besoin de vous entendre pour répéter, savoir où vous allez placer des nuances et respirer. Je trouve que Michel Plasson a fait un travail extraordinaire avec l'orchestre et je peux même témoigner de l'évolution accomplie par la formation de Monte Carlo avec laquelle j'avais déjà travaillé pour mon premier disque.

Vous avez donc retrouvé un orchestre que vous connaissiez déjà…

Tout à fait, et c'était même pour moi une bonne chose que de connaître les musiciens. Du reste, entre les deux disques, j'avais participé avec eux à la production de Cyrano de Bergerac d'Alfano et c'est aussi à Monte-Carlo que j'ai chanté ma première Gilda dans Rigoletto. Après le premier enregistrement durant lequel, généralement, chacun s'observe, j'ai tissé des liens avec certains musiciens et j'ai été très heureuse de les retrouver pour ce second disque. Je me sentais un peu chez moi.

Comment vous est venue l'idée de cet enregistrement entièrement consacré à Massenet ?

Cette idée m'est justement venue alors que je me trouvais à Monte-Carlo pour Cyrano de Bergerac, devant le buste de Massenet sculpté par Bernstamm, à l'entrée de l'Opéra. Je venais d'interpréter Manon à Nice et, plus largement, mon affinité avec la musique de Massenet m'avait donné envie d'enregistrer des airs du compositeur, d'autant que le centenaire s'annonçait en 2012. Je me suis alors renseignée et j'ai appris qu'il avait passé 10 ans de sa vie à Monte-Carlo où il avait créé de nombreux opéras…

Et votre idée de disque a été retenue…

Je dois dire que Decca a joué pleinement le jeu dans ce projet qui était plutôt courageux de par l'investissement nécessaire pour rassembler ce grand orchestre et le Maestro Plasson durant 4 jours. De plus il s'agissait d'enregistrer des raretés…

 

Nathalie Manfrino.  © Robin/Robin-photo.com

Dans le clip* de l'enregistrement de "Méditations", on vous voit faire de grands gestes en chantant. C'est le cas de la plupart des chanteurs qui enregistrent. Pourquoi une telle gestuelle ?

Je peux vous certifier que l'on ne se rend absolument pas compte de cela lorsqu'on enregistre. La tension et la concentration sont telles qu'on ne contrôle plus ce qu'exprime le corps. En voyant les images qui ont été enregistrées à cette occasion, j'ai moi-même été étonnée ! Si je tente d'analyser ce qui se passe, je pense chercher à maintenir la souplesse de la voix dans un certain espace. Le fait d'enregistrer sans public et de ne pas pouvoir exprimer sur scène les émotions qui me traversent doivent engendrer un besoin d'amplitude et de plénitude qui s'exprime à travers le corps. Tout cela est bien sûr inconscient, même s'il est fort possible que cette gestuelle participe aussi à ce que ressentaient les musiciens qui m'entouraient et, bien sûr, Michel Plasson.
Ceci dit, j'ai constaté, en visionnant une vidéo d'archive de Thaïs à Turin, que le chef était un peu lent dans l'air du miroir et que mon corps, par certains mouvements inhabituels, exprimait une sorte de malaise. J'ai été sidérée en regardant cette vidéo. Mais cela démontre aussi que les chanteurs sont tellement concentrés sur la voix, la justesse et la difficulté de certaines notes, qu'ils ne peuvent pas toujours contrôler leur corps.
* Voir la vidéo, en bas de l'interview.


Nathalie Manfrino dans <i>Manon</i> à Palerme, sous la direction musicale de Michel Plasson.  D.R.

Dans "Méditations", vous reprenez deux airs de "Manon" et "Hérodiade" déjà présents sur votre premier disque French Heroines. Les abordez-vous différemment aujourd'hui ?

Nathalie Manfrino dans <i>Thaïs</i> à Turin, mise en scène de Stefano Poda.  D.R.D'une part, il était difficile de passer à côté de Manon et de Salomé dans un enregistrement consacré à Massenet. D'autre part, le marché du disque est compliqué et un premier enregistrement est souvent bien difficile à trouver quelques mois après sa sortie. En outre, il s'agissait d'enregistrer à nouveau ces airs, mais avec Michel Plasson. J'avais chanté ma première Manon à Palerme avec Michel, et j'ai beaucoup interprété ce rôle sur scène ou en concert, ce qui m'a conduite à changer la manière dont je l'aborde aujourd'hui. Je trouvais également intéressant d'avoir gravé ces airs il y a presque 4 ans et d'y revenir afin de laisser une trace de mon évolution. De la même façon, lors de la préparation du disque, lorsque Michel Plasson a réécouté ses anciens enregistrements de Massenet avec de grands chanteurs, il a constaté que son approche avait évolué et qu'il ne pourrait plus les diriger ainsi pour notre enregistrement.

L'Orchestre Philharmonique de Monte Carlo est dirigé par Michel Plasson pour le disque. Mais, dans le cadre des concerts de la série Les Grandes Voix, vous interpréterez certains airs du disque au Théâtre des Champs-Élysées le 31 mars avec l'Orchestre National d'Île-de-France placé sous la direction de Richard Bonynge. Comment allez-vous aborder ce changement de chef ?

Ce sera sans doute à la fois difficile et passionnant. Richard Bonynge a accepté de diriger l'orchestre pour ce récital après avoir écouté mon premier disque, puis les premiers mixages des sessions avec Michel Plasson. J'avoue que la démarche était osée dans la mesure où le disque était réalisé avec un autre chef. Mais après ces écoutes, j'ai eu le plaisir d'apprendre qu'il acceptait de travailler avec moi. Nous avons alors correspondu par e-mails au sujet du choix d'airs qu'il connaissait du reste déjà fort bien pour en avoir enregistré un grand nombre avec Joan Sutherland. Je vous avoue que j'attends beaucoup de cette rencontre et je suis prête à m'ouvrir à toutes les suggestions que pourra me faire le Maestro Bonynge. En outre, si j'aborde avec lui certains airs différemment, ce sera aussi une nouvelle expérience que d'interpréter ces mélodies en live, qui plus est dans une acoustique différente de celle de Monte-Carlo. Je pense aussi chanter les héroïnes de Massenet de façon plus théâtrale afin de nourrir cette relation si importante avec le public.

Enregistrer le disque en 4 jours était un marathon. Comment allez-vous gérer les changements de tessitures et le dosage de l'énergie vocale pour ce concert qui reprend en partie le programme du disque ?

Il y a une différence de taille : je chanterai les airs une seule fois ! Et il y aura des plages orchestrales qui me permettront de récupérer. Quant au programme de concert, j'ai vraiment pensé à la tessiture pour le composer et j'ai souhaité mettre en valeur les raretés de l'enregistrement, au côté des incontournables que sont Manon, Salomé et Thaïs.

De combien de temps allez-vous disposer pour travailler avec Richard Bonynge avant le concert ?

Ce sera de l'ordre de 2 ou 3 jours, ce qui est à la fois peu, mais aussi une grande chance si l'on considère le coût de production d'un tel concert.

Proposer au disque des airs peu connus de Massenet donne-t-il envie de se plonger dans les opéras dont ils proviennent ?

Nathalie Manfrino dans <i>Thaïs</i> au Grand Théâtre Massenet de Saint-Étienne, mise en scène de Jean-Louis Pichon.  D.R.Bien entendu, mais les chanteurs ne sont pas décisionnaires. Les directeurs de maisons d'opéras établissent leur programmation, choisissent leur casting et il n'est pas facile de recruter des voix suffisamment endurantes pour certains rôles difficiles de Massenet qui placent en outre en permanence le chanteur sur une gamme d'émotions. Ils sont les seuls à pouvoir décider de remonter des opéras quelque peu oubliés. Ceci dit, dans cet axe, j'ai eu récemment le bonheur de participer à La Chartreuse de Parme de Sauguet à l'Opéra de Marseille dans une très belle production. Mais, comme les acteurs, les interprètes sont tributaires de ce qu'on leur propose. J'avoue que, maintenant, j'aimerais beaucoup interpréter Sapho de Massenet…

Être tributaire des propositions que vous recevez ne doit pas toujours être facile…

Les chanteurs peuvent aussi connaître cette peur du vide. Mais plus étranges encore sont ces propositions que nous recevons plusieurs années à l'avance et qui nous projettent à 3 ou 4 ans avec ce type de questions : quel âge aurons-nous lorsque nous chanterons ce rôle ? Serons-nous toujours capables de le chanter et serons-nous toujours crédibles pour l'interpréter ? Parallèlement, cela est bien entendu rassurant de savoir que nous aurons du travail pour les années à venir.

Avez-vous dû laisser de côté des airs de Massenet que vous auriez aimé enregistrer par faute de place sur le disque ?

J'aurais beaucoup aimé faire un double CD ! Il y avait du matériel et cela aurait pu permettre à Michel Plasson d'intégrer de magnifiques parties orchestrales comme l'Ouverture du Roi de Lahore. De nombreux airs ont ainsi été laissés de côté : d'autres mélodies de Sapho, des airs de Griselidis, du Roi de Lahore, du Mage… L'éventail était tellement large que la sélection a été difficile. Mais nous avons tout de même voulu retenir cet Ave Maria composé sur la célèbre Méditation de Thaïs, qui étonne tout le monde, car nombreux pensent qu'il s'agit d'un arrangement. Cet aria a pourtant bien été écrit par Massenet lui-même dans la même tonalité que la Méditation. Le violon est également présent dans cet Ave Maria mais n'intervient pas dès le début. Le chant est tout d'abord accompagné par la harpe et l'orchestre. Certains trouvent que Massenet a voulu utiliser au maximum un de ses grands succès, mais je suis intimement convaincue que la qualité de l'écriture vocale et l'absence d'effets nous orientent plus vers un recueillement sincère. J'aime cet air et le chanter est un hommage au Massenet orchestrateur de ses propres mélodies.

Nathalie Manfrino.  © Fabien Bardelli.
À la fin du livret de l'album "Méditations", vous remerciez votre famille et vos amis. Comment s'exprime ce soutien lorsque vous enregistrez ?

Méditations est un projet à long terme que je porte depuis 5 ans, en fait depuis que j'ai découvert Massenet à la scène. La gestation d'un tel disque est longue et le chemin vers l'enregistrement est parsemé de rebondissements : le projet tombe à l'eau, puis renaît, il faut mettre d'accord tous les intéressés, trouver un orchestre et un chef, accorder les plannings… Et l'on passe par des moments de joie intense et d'autres où tout retombe comme un soufflé à cause d’une date qui ne convient plus. Évidemment, comme pour une critique difficile, mon entourage subit en quelque sorte ces hauts et ces bas et le soutien qu'il m'apporte m'aide à entretenir la passion qui m'habite. Pour cela, je remercie mes proches.

Nathalie Manfrino, que pouvons-nous vous souhaiter ?

Sans doute la longévité, car j'adore ce que je fais. Alors, plus je chanterai, plus je serai heureuse. Et, bien sûr, être invitée dans certaines maisons d'opéras et travailler avec des chefs, des metteurs en scène et des chanteurs de grande qualité. J'ai déjà vécu de très belles expériences, mais il est important d'évoluer. Enfin, je souhaite pouvoir amener ma voix à produire les sons dont je rêve. C'est cela aussi, l'opéra, accepter ses limites et toujours vouloir les dépasser…





Propos recueillis par Tutti-magazine
Le 23 février 2012

 

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Nathalie Manfrino enregistre "Méditations"

Concert au Théâtre des Champs-Elysées le 31 mars

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