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Interview de Florian Sempey, baryton

Florian Sempey.  © Cyril Cosson/OccurrenceC'est peu avant son entrée en scène dans Les Huguenots à l'Opéra Bastille que nous rencontrons Florian Sempey. Le jeune baryton français est aujourd'hui un Figaro que les plus grandes scènes réclament, et cela tombe bien car il adore ce rôle. Très attentif à choisir le répertoire qui convient à sa voix en devenir, et animé par la passion de la scène, Florian Sempey nous parle de ses choix, de ses envies et de sa vie de chanteur…

 

Tutti-magazine : Nous nous rencontrons quelques heures avant votre 4e représentation des "Huguenots" où vous interprétez le rôle du Comte de Nevers. Quel est votre protocole personnel pour vous préparer à une entrée en scène ?

Florian Sempey : J'arrive très tôt au théâtre car j'aime sentir l'énergie du soir commencer à se manifester. Raison pour laquelle, comme de nombreux collègues, je déteste les représentations en matinée. C'est une chose très spéciale d'avoir la sensation que le spectacle se prépare, que les spectateurs commencent à affluer et qu'on ouvre la salle. Puis l'orchestre commence à prendre place, les chanteurs se rendent à leur convocation pour être maquillés… Tout se met en place comme les pièces d'un puzzle. L'énergie qui découle de tout cela me place dans les meilleures conditions pour assurer une représentation. Je ne pourrais pas, comme certains de mes collègues, arriver dix minutes seulement avant d'être maquillé. J'ai besoin d'être présent au moins une heure et demie avant la représentation, voire deux heures. Dans certains cas, lorsque j'aime particulièrement le théâtre dans lequel je me trouve, lorsque j'aime ma loge et que j'apprécie de me retrouver seul, je peux très bien arriver en tout début d'après-midi pour une représentation en soirée.
Quant à ma préparation personnelle, je pratique beaucoup la relaxation et la méditation ainsi que, depuis 2009, le Reiki que j'enseigne depuis 3 ans et qui occupe dans ma vie une place aussi importante que le chant. À vrai dire, je profite de ces moments qui précèdent la représentation pour me prendre en charge, me faire des auto-soins, et tenter d'évacuer au maximum le stress qui pourrait parasiter l'énergie dont j'ai besoin.

Il se trouve que, dans "Les Huguenots", votre rôle est le premier à chanter mais aussi que, dès le début de l'opéra, vous devez faire preuve de puissance pour passer au-dessus d'un orchestre fourni et des chœurs. Cette entrée en force demande-t-elle une préparation spécifique ?

Disons que je n'ai pas le choix, alors autant intégrer la situation et ouvrir la représentation avec panache. D'autant que l'œuvre est longue, que l'Acte I est long, et qu'il est important que les chanteurs amènent rapidement les spectateurs dans l'univers de la production et de la musique par le biais de la voix et de la présence scénique. Mais, dans ce cas, je ne parlerais pas de pression supplémentaire. En revanche, dans Le Barbier de Séville, Figaro n'intervient pas au début de l'opéra, mais il entre plus tard en scène avec son air. Il y a là une véritable pression. Dans Les Huguenots, il s'agit de partage de phrases vocales avec les collègues et les artistes des chœurs. L'opéra s'ouvre sur une scène de fête très démonstrative et généreuse qui doit être impactante. Je ne peux pas mieux la comparer qu'à une ouverture de production de Broadway, avec un grand numéro qui doit en jeter dès l'ouverture de rideau.

 

<i>Les Huguenots</i> à l'Opéra Bastille : Karine Deshayes, Yosep Kang, Florian Sempey et Cyrille Dubois.    © Agathe Poupeney/OnP

Dans "Les Huguenots", vous vous retrouvez avec plusieurs chanteurs, dont Cyrille Dubois, issus de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris, comme vous-même. Ressentez-vous sur scène une connivence particulière dans vos échanges ?

Bien évidemment. Je connais Cyrille Dubois et Michal Partyka depuis très longtemps. Nous avons effectivement fait l'Atelier Lyrique ensemble pendant deux ans et, entre les répétitions des concerts, les productions de l'Atelier et les petits rôles que nous avons tenus tous les trois dans des productions de l'Opéra de Paris, ainsi que des voyages à Rome et à Londres, il existe des liens très forts entre nous. Dès que nous nous retrouvons sur des spectacles, de théâtre en théâtre, c'est toujours un vrai bonheur. En particulier à l'Opéra de Paris où, indépendamment des changements de direction, il existe une sorte de fidélité qui nous permet d'être aujourd'hui engagés dans des rôles de premier plan, et ensemble. Sur scène, nous n'avons plus à rechercher une complicité car elle existe déjà, et elle est immédiate. Lorsque nous avons une scène en commun, le lien se recrée naturellement et nous nous posons bien moins de questions.

 

Florian Sempey (Le Comte de Nevers) et Ermonela Jaho (Valentine) dans <i>Les Huguenots</i> mis en scène par Andreas Kriegenburg.  © Agathe Poupeney/OnP

Andreas Kriegenburg a signé la mise en scène de cette production. Comment vous a-t-il fait travailler ?

Andreas Kriegenburg met en scène <i>Les Huguenots</i>.  © E. Bauer/OnPDès le premier jour des répétitions, j'ai beaucoup apprécié son discours d'entrée. C'est un metteur en scène doué d'une rare gentillesse et d'une grande douceur dans le travail. Il se montre également très respectueux et bienveillant envers les chanteurs. Jamais un mot plus haut que l'autre ou de tension, y compris dans certaines situations où il aurait pu manifester un certain énervement… Nous avons commencé à travailler quelque peu dans le désordre en raison de changements de distribution qui sont intervenus dès le début des répétitions. Nous avons donc abordé certaines scènes dans le désordre, ce qui ne nous permettait pas d'avoir le tableau complet à l'esprit. Ceci étant, nous avons pu voir des magnifiques maquettes du décor à partir duquel le metteur en scène nous a expliqué comment il apparaissait ou glissait de droite à gauche. Cela nous a permis de nous situer par rapport à l'espace scénique.
Pour chaque scène, Andreas Kriegenburg s'est efforcé de composer des tableaux complets. Ce qui lui importait était de ne pas se focaliser sur les protagonistes mais de former une image globale parfaite à même d'apporter une autre lecture de la situation.

Sur scène aimez-vous être dirigé avec précision ?

Le bon metteur en scène ou le bon chef d'orchestre, c'est celui face auquel on a le droit de s'exprimer. S'il est impossible de discuter avec un chef à propos des variations ou d'un tempo, ce n'est pas un bon chef. Même chose pour un metteur en scène. Il faut toujours essayer de travailler sur un terrain d'entente et, dans ce schéma, le metteur en scène doit entendre ce qu'on a à dire du personnage. En effet, qui d'autre que le chanteur a travaillé sur ce personnage pour l'apprendre ? S'il s'agit d'une prise de rôle, le chanteur construit un personnage et arrive dès le premier jour avec une idée qu'il discute ensuite avec le metteur en scène. Mais, pour ce faire, celui-ci doit être ouvert à la discussion.

 

Florian Sempey interprète Figaro mis en scène par Laurent Pelly au Théâtre des Champs-Élysées.  © Vincent Pontet/TCE

Sur le plan théâtral, vous chantez souvent le rôle de Figaro, ce personnage correspond-il à ce que vous aimez vraiment incarner actuellement sur scène ?

Florian Sempey interprète Figaro à Orange en 2018.  © Philippe GromelleJ'avoue être très chanceux car, depuis mes années de Conservatoire à Bordeaux, j'ai toujours rêvé de chanter le rôle de Figaro. Avec mon professeur Maryse Castets, nous avons toujours axé notre travail pour que je sois dans la capacité de chanter ce rôle en entier un jour. Ma voix étant parfaite pour Figaro et, plus largement, pour le répertoire belcantiste rossininen et mozartien, ces personnages sont du pain béni pour moi car je les aime… Aujourd'hui, j'ai le luxe de pouvoir accepter uniquement ce que j'ai envie de chanter. Je refuse donc beaucoup de projets, en premier lieu car mon agenda est plein sur les saisons à venir, mais aussi parce que je n'ai nulle envie de chanter sans plaisir. Par ailleurs, mon optique est de durer. Or, pour cela, il faut que la voix se bonifie et non qu'elle se fatigue, qu'elle reste brillante et très accrochée dans ce qu'on appelle "le masque". Je dois donc chanter les bons rôles. Au contraire, m'embarquer dans des rôles qui apportent largeur ou épaisseur à la voix provoquerait une certaine fatigue. Par exemple, je refuse systématiquement toutes les propositions liées au répertoire verdien, et je pense que tel sera le cas à l'horizon des sept ou huit années à venir.
Cela ne m'empêche nullement d'envisager le futur et de rêver à Nabucco, le personnage qui m'attire le plus chez Verdi. J'ai une très grande envie de chanter un jour ce rôle car je le trouve sublime. Pour autant, j'ai vu l'opéra et l'ai écouté plusieurs fois sans ouvrir la partition. Je n'ai même pas chanté un extrait chez moi pour me faire plaisir ! Il y a bien d'autres rôles à chanter avant… De même, on m'a déjà proposé plusieurs fois Germont dans La Traviata. Mais si je chante ce personnage aujourd'hui, alors que j'ai 30 ans, quel rôle chanterai-je dans dix ans ? Je souhaite que le passage d'un répertoire à l'autre se fasse dans la douceur, et le plus naturellement possible.

L'été dernier, justement vous avez chanté Figaro à Orange. Quelle est votre propre expérience de l'impressionnant mur des Chorégies ?

Je fais confiance aux ingénieurs romains ! Ce mûr n'a pas été construit là par hasard mais pour que la voix porte. À ceci près que la présence d'un orchestre n'avait pas été envisagée par les architectes ! Les Chorégies sont pour moi une sorte de laboratoire d'alchimiste dans la mesure où il faut trouver la pierre philosophale, c'est-à-dire l'équilibre parfait. Bien sûr, lorsque le mistral s'en mêle, il n'y a plus rien à faire. Seule Montserrat Caballé a su le défier.

 

Florian Sempey (Figaro) et Simone del Salvio (Bartolo) dans <i>Le Barbier de Séville</i> mis en scène par Davide Livermore à l'Opéra de Rome.  D.R.Dans ce théâtre en plein air, comme dans tous les théâtres de grande jauge, il faut veiller à ne jamais aller dans le volume. Au contraire, plus l'auditorium est grand, plus il est nécessaire de concentrer l'émission au niveau de la technique vocale. C'est lorsque la voix devient en quelque sorte un rayon laser qu'elle passe l'orchestre et qu'elle se propage loin. Penser que l'épaisseur et le volume vont aider le chanteur est un piège dans lequel il faut bien se garder de tomber car cela fatigue et c'est inefficace.
J'ai abordé le rôle de Figaro aux Chorégies avec un énorme bonheur et une grande confiance. L'équipe était formidable, conduite par le chef d'orchestre Gianpaolo Bisanti qui était à l'écoute des chanteurs et respirait avec eux. L'expérience a été intégralement positive. Sans oublier la confiance que m'accorde Jean-Louis Grinda et qui m'honore.

Vous avez étudié le piano. La pratique de l'instrument vous aide-t-elle dans votre carrière de chanteur ?

Je n'ai pas le niveau qui me permettrait de faire le travail d'un chef de chant. Le piano m'aide dans l'apprentissage de mes rôles, à comprendre la musique et l'harmonie, et voilà neuf ans que je procède ainsi ! Par ailleurs, je ne ressens plus aucune curiosité pianistique. Peut-être me remettrai-je un jour au piano, mais voilà longtemps que j'ai ouvert une partition de piano.

Étudiez-vous seul ?

Je commence toujours par une étude de rôle en solitaire. Pour commencer, je lis le roman ou la pièce dont le livret d'opéra est tiré puis, un peu comme lorsqu'on fait infuser du thé, je tente de me rapprocher progressivement du rôle jusqu'à ce qu'il fasse partie intégrante de moi. Le travail musical et vocal se mêle à cette démarche dans un ordre naturel. Ensuite, je me rapproche de mes chefs de chant. Ils sont peu nombreux car je n'accorde ma confiance artistique qu'à très peu de personnes, de même que je n'accepte les conseils et les critiques que d'un très petit nombre de gens. Je peux les compter sur les doigts d'une main car ils sont cinq ! C'est très important car je ne veux pas m'éparpiller. Après tout, qui peut prétendre me connaître mieux que moi-même ? Personne. Ces personnes sont très importantes pour moi car elles sont garantes de la qualité artistique de ce que je propose. Ça marche avec elles, donc je n'ai nul besoin d'aller voir ailleurs. Cependant, c'est toujours moi qui prends la décision finale.

Le 18 juin, on a pu vous entendre au côté du pianiste Antoine Palloc dans le cadre de L'Instant Lyrique à l'Éléphant Paname. L'expression chambriste est-elle importante pour vous ?

Florian Sempey et Antoine Palloc en récital.  © toutelaculture.com

Le récital me plaît beaucoup de par la proximité qu'il permet avec le public, chose qui est le plus souvent impossible à l'Opéra. En récital, non seulement on voit l'assistance, mais on peut aller jusqu'à regarder les gens dans les yeux. Ce qui m'intéresse aussi beaucoup dans cet exercice, c'est le changement de peau d'un air à l'autre. J'ai bien conscience qu'on peut voir là une difficulté, mais cela fait partie intégrante du métier qui est le mien dans lequel toute difficulté doit être résolue avec passion. Je dirais même que la passion doit être le moteur n°1. Lorsqu’un artiste, quel qu’il soit, ne ressent plus rien, il lui faut changer de métier. Si l'Art ne peut plus rien lui apporter, l'artiste meurt comme une fleur qui se fane.
Le comportement sain à adopter devant une difficulté est de bien se tenir sur son socle afin d'utiliser toutes ses ressources pour parvenir à la dépasser. J'aime le théâtre et la scène depuis ma plus tendre enfance et j'adore être en représentation, mais cela n'a pas de finalité égocentrique. Si je monte sur scène c'est pour voir une lueur différente dans le regard des spectateurs et les inviter à oublier leur quotidien en entrant dans une vibration différente qui les place en harmonie. Lorsque je vois cela dans le regard du public, notamment en récital, c'est la plus belle des récompenses.

 

Florian Sempey.  © Pierre Virly-Petrus

À la fin de ce récital parisien, vous avez chanté "Paysages" de Reynaldo Hahn. Vous étiez particulièrement émouvant dans cette mélodie et il semblerait que vous-même avez ressenti quelque chose de particulier…

C'était la fin du récital et, dans ce cas, il est possible de lâcher un peu plus vannes et barrières. J'étais dans un moment d'immense partage et je me souviens d'avoir pris conscience d'une sensation d'unité. "Paysages" est une des toutes premières mélodies que j'ai apprises, au tout début de ma trajectoire de chanteur. Mon premier cours de chant remonte à 2004, et la mélodie de Reynaldo Hahn me suit à peu près depuis cette époque. C'est Françoise Detchenique, mon premier professeur de chant, qui me l'a conseillée en me disant qu'elle devrait très bien me convenir. De fait, la mélodie est sublime et je l'aime particulièrement.
À l'Éléphant Paname, mon premier bis était l'air du génie du dessin animé Aladdin, "Je suis ton meilleur ami", qui est un air de cabaret qui plaît énormément, et je ne voulais pas que les gens partent avec ça mais plutôt avec une mélodie contemplative susceptible de persister. Celle de Reynaldo Hahn s'y prête très bien. Et c'est là que je me suis pris à mon propre piège. Ce qu'il ne faut surtout pas faire lorsqu'on veut transmettre une émotion, c'est la ressentir, ou alors très peu, sans quoi elle devient parasite. Il faut être conscient de transmettre une émotion et être conscient de cette transmission tout en gardant le contrôle. "Paysages" était heureusement mon dernier bis car, émotionnellement, je n'aurais pas pu continuer à chanter.

 

Florian Sempey (Marquis d'Obigny) dans <i>La Traviata</i> mis en scène par Benoît Jacquot à l'Opéra Bastille en 2014.  © E. Bauer/OnP

Vous préparez le rôle-titre de "Hamlet" que vous interpréterez fin juin au Deutsche Oper de Berlin…

La musique ne me fait absolument pas peur dans la mesure où j'ai déjà entendu l'œuvre plusieurs fois et je me suis dit qu'elle était pour moi. Sans quoi je n'aurais pas accepté cette prise de rôle. En revanche, je suis plus inquiet au niveau de l'interprétation car il s'agit d'une version de concert et Hamlet ne peut pas être uniquement chanté. La dimension du personnage va m'obliger à aller chercher beaucoup de noirceur dans le jeu, ce que j'ai rarement fait à ce point, à l'exception d'une production particulière de Lucia di Lammermoor où l'âme de mon personnage était totalement meurtrie et torturée. Mais de là à jouer Hamlet qui est un être totalement fou, pétri d'amour et de passion autodestructrice ! Ce sera sans doute la dimension la plus dure à appréhender. J'attends la fin des représentations des Huguenots pour me consacrer à cette prise de rôle…

 

Florian Sempey interprète Papageno dans <i>La Flûte enchantée</i> mis en scène par Robert Carsen à l'Opéra Bastille en 2017.  © Émilie Brouchon/OnP

Que pouvez-vous nous annoncer à moyen terme ?

Vous l'aurez compris, je suis impatient de retrouver Le Barbier de Séville, et plus particulièrement dans la production de Laurent Pelly dont je suis fan absolu, ce que je ne me retiens pas de lui répéter dès que je le revois. J'adore cette production que nous avons créée au Théâtre des Champs-Élysées, et qui a été reprise à Marseille, au Luxembourg et que nous allons remonter à Bordeaux. J'aime cette mise en scène car Laurent m'a proposé un Figaro enfin différent, ce que j'ai trouvé très intéressant. Dans sa production, Figaro possède aussi en lui beaucoup de noirceur.
Après Hamlet à Berlin, je reprendrai un de mes personnages favoris, Papageno à l'Opéra Bastille dans l'extraordinaire Flûte enchantée de Robert Carsen. Ensuite, mes quatre prochaines saisons seront faites en très grande partie de Figaro dans différentes productions… Quant aux prises de rôles qui vont beaucoup m'intéresser, il y aura le rôle d'Oreste dans Iphigénie en Tauride. Dans quelques années, je reprendrai le rôle de Valentin pour ce qui sera ma deuxième production de Faust. Et je reviendrai au Royal Opera House de Londres, qui se positionne dans mon Top 3 des maisons d'opéras ! À Covent Garden, la qualité de l'accueil est telle que le chanteur se sent aimé. La salle est sublime et son acoustique est spéciale, mais tout fonctionne très bien. La première fois qu'on expérimente cette salle, on craint le pire et, finalement, il n'en est rien. Lorsque j'ai chanté Figaro à Londres il y a 2 ans, je commençais mon aria dans la salle et j'ai tout de suite compris que la voix passait parfaitement. Je suis donc très heureux à la perspective de retrouver Covent Garden, mais aussi de me rendre en Italie, au Japon…

 

Florian Sempey interprète Figaro mis en scène par Laurent Pelly au Grand Théâtre de Luxembourg.  © Alfonso Salgueiro

Cette vie de voyages vous convient-elle ?

Cela fait partie inhérente de mon métier. Là encore, si les déplacements pèsent à un chanteur, il faut faire un autre métier. Je suis très curieux de nature et j'apprécie toujours de me rendre dans des endroits que je ne connais pas. Lorsque je me rends à Londres, j'ai d'ailleurs la sensation qu'il est impossible de tout connaître et je suis toujours avide de découvertes de nouveaux quartiers, de nouvelles rues. J'aime ça, comme de façon très basique, les aéroports et les gares. Être en partance pour de nouvelles aventures me convient très bien. J'arrive souvent un peu avant le début des répétitions pour me faire à la sensation de commencer quelque chose de nouveau, pour me préparer à une aventure qui durera un mois et demi ou deux mois. Je me laisse alors porter par cette énergie qui me permet de me préparer au mieux, et cela de façon totalement instinctive



Propos recueillis par Philippe Banel
Le 12 octobre 2018



Pour en savoir plus sur l'actialité de Florian Sempey :
www.floriansempeybaryton.sitew.com

 

Mots-clés

Antoine Palloc
Atelier Lyrique de l'Opéra national de Paris
Florian Sempey
Laurent Pelly
Le Barbier de Séville
Les Huguenots
Opéra Bastille
Opéra national de Paris

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Florian Sempey - Figaro au TCE

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