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Interview d'Anaïs Constans, soprano

La jeune soprano Anaïs Constans vient de faire ses débuts à l'Opéra national de Paris lorsque nous la rencontrons. Dans Le Barbier de Séville, elle tient le rôle de Berta sur l'importante scène de l'Opéra Bastille. Dans cette production le metteur en scène Damiano Michieletto, confie à ce personnage une présence en scène permanente qui demande à l'interprète d'être aussi bonne chanteuse que comédienne. Anaïs Constans nous raconte son parcours jusqu'à la grande scène parisienne où elle fait montre de fort belles qualités…

Anaïs Constans.  © James Desauvage

 

À noter : On retrouvera Anaïs Constans aux côtés de la mezzo-soprano Marion Lebègue en récital dans le cadre des Estivales de musique en Médoc le 11 juillet 2016 au château Loudenne. Tous renseignements ICI

Anaïs Constans interprète le rôle de Berta dans <i>Le Barbier de Séville</i> à Opéra national de Paris.  © Julien Benhamou/OnP

Tutti-magazine : Le 2 février, vous faisiez vos débuts à l'Opéra de Paris dans "Le Barbier de Séville". Le rôle de Berta était-il celui dont vous rêviez pour cette occasion ?

Anaïs Constans : À vrai dire, j'ai été assez surprise par cette proposition dans la mesure où le rôle de Berta ne correspond pas nécessairement à ma tessiture de voix. J'ai donc d'abord réservé ma réponse pour me donner le temps de travailler avec mon professeur et voir si je pouvais vraiment défendre vocalement ce personnage à la tessiture assez médium, qui plus est dans la grande enceinte de l'Opéra Bastille. Après quelques séances de coaching, j'étais rassurée et j'ai dit "oui" à ce rôle assez drôle et espiègle. De plus, Giacomo Sagripanti, le chef d'orchestre de la production, avait proposé aux chanteurs d'appliquer des variations à chaque reprise de thèmes. Cela m'a permis de mettre davantage ma tessiture en valeur et de personnaliser mon approche vocale.

Dans la production de Damiano Michieletto, Berta est omniprésente sur scène…

Le rôle de Berta est même très physique mais je mesure ma chance d'avoir pu m'exprimer dans une mise en scène aussi intéressante. Mon personnage est constamment présent et il évolue vraiment. Dans des productions plus traditionnelles, Berta se contente d'apparaître avant le finale de l'Acte I et ne revient ensuite que pour son air. Ses apparitions sont habituellement assez brèves et le personnage se retrouve bien moins développé que dans la mise en scène de Damiano Michieletto. Celle-ci est basée sur une maison dont les pièces accueillent en permanence une action spécifique. Berta, en perpétuel mouvement, occupe le deuxième étage de cette maison et vit sa vie. Même si je ne suis pas toujours en capacité de voir, j'entends très bien et je sens parfaitement ce qui se déroule dans les niveaux inférieurs de la maison. Par ailleurs, Damiano Michieletto montre dès le départ l'attirance de Berta pour le Conte Almaviva qui n'a d'yeux que pour Rosine. De fait, quand mon air arrive, il devient tout à fait justifié dans la mesure où la jalousie de Berta a eu le temps d'évoluer au fil de l'opéra. Tout cela m'aide beaucoup à me situer dans la bonne énergie.

Vous naviguez constamment dans les étages du décor… Est-ce impressionnant de voir l'auditorium de Bastille près des cintres ?

Il est vrai que je me déplace beaucoup dans les étages mais je ne chante pas énormément. Je pense que pour le Conte Almaviva qui chante une partie extrêmement difficile, les allers et venues dans les escaliers du décor sont bien plus physiques. Pour ma part, l'action qu'on me confie justifie ma présence sur scène.
Quant à évoluer à l'étage supérieur de la maison, je ne vous cache pas qu'au début, tout en haut de ce décor très ouvert et sans vraie barrière de sécurité, j'avais le vertige. Heureusement, deux fils quasi invisibles sont tendus sur la largeur pour nous empêcher de tomber… Au bout de quelques jours de répétitions, j'ai heureusement réussi à prendre mes marques, et j'ai surpassé cette peur. Tout en haut, je dirais même que je trouve un bénéfice pour la projection de la voix. Par ailleurs, l'auditorium de l'Opéra Bastille est si large qu'il justifie totalement la hauteur du plateau pour former un ensemble cohérent. La salle, vue du plateau, est très impressionnante !

 

Le Barbier de Séville mis en scène par Damiano Michieletto à Opéra national de Paris en février 2016.  © Julien Benhamou/OnP

Vous êtes donc à l'aise sur le grand plateau de l'Opéra Bastille…

J'ai tout fait pour l'être en travaillant beaucoup en amont avec mes professeurs. Je tenais vraiment à arriver sur scène avec un acquis pour être en mesure de me focaliser sur ma projection une fois sur scène. J'attache une grande importance à ce qu'on ne perde pas un seul mot de ce que je peux dire ou chanter. De plus, l'écriture du rôle dans une tessiture médium me poussait à être d'autant plus vigilante.

Dans "Le Barbier de Séville", avant votre aria à l'Acte II, vous participez à des ensembles redoutables. Comment les gérez-vous ?

Tous, nous nous écoutons attentivement afin que les ensembles soient cohérents. Mais vous soulevez un point assez compliqué. Je suis soprano et Berta, sur la partition, est bien un rôle écrit pour soprano. Mais face à la soprano Pretty Yende qui chantait Rosine, habituellement dévolue à une mezzo, je devais chanter plus bas pour ne pas compromettre l'équilibre des ensembles. Cela m'a demandé un peu de travail mais, pour mon premier rôle à l'Opéra de Paris, je devais faire en sorte que cela se passe bien. Quoi qu'il en soit, dans ce métier, il est impératif d'avoir une bonne capacité d'adaptation et de savoir rebondir.

Quel regard portez-vous sur la direction musicale de Giacomo Sagripanti ?

Je trouve Giacomo Sagripanti très compétent. Je pense qu'il n'en est pas à son premier Barbier de Séville car il connaît parfaitement la partition. Pour chaque rôle, quelle que soit son importance, il a tenu à bien travailler les nuances et les variations. Dès lors, cette approche apporte un peu plus de valeur à mon air et encore davantage au personnage de Berta. Toutes les musicales qu'il a dirigées ont été très pertinentes. C'est à la fois un chef clair, fidèle aux tempi qu'il choisit, et tout a marché très vite. C'est un plaisir de travailler ainsi avec lui. C'est même très sécurisant au vu de la mise en scène quelque peu acrobatique.

 

<i>Le Barbier de Séville</i> à l'Opéra de Paris. Autour de Nicola Alaimo : Ildar Abdrazakov, Pretty Yende, Alessio Arduini, Anaïs Constans et Lawrence Brownlee.  © Julien Benhamou

Revenons à votre vocation : comment la voix s'est-elle imposée à vous comme mode d'expression idéal ?

Je chante depuis toute petite. Mes parents avaient l'habitude de dire : "Dans la voiture, nous n'avons pas besoin d'allumer la radio car Anaïs chante toujours !". Enfant, je ne pouvais pas m'endormir sans me chanter une chanson. La voix était déjà très importante et, lorsqu'à 9 ans, j'ai intégré une chorale, cela m'a paru tout à fait logique. La rigueur dont je faisais preuve étonnait pas mal de monde car j'arrivais en sachant tout par cœur. Cela me passionnait.
À la maison j'entendais davantage AC/DC et Pink Floyd que de la musique classique. C'est en rentrant au collège qu'une amie violoncelliste m'a sensibilisée à cette expression par le biais de son instrument… Toujours dans la même chorale, on m'a confié à 11 ans mes premiers solos et, à 12 ans, je rentrais à l'école de musique du village pour prendre mes premiers cours de chant et de solfège.
J'ai eu la chance de toujours avoir des professeurs - Jacques Schwarz et Claudine Ducret - qui respectaient ma voix sans la forcer avec des pièces qui auraient pu la mettre en danger. C'est à 16 ans que j'ai pris conscience que ma voix était réellement faite pour l'opéra. Toutefois, à cette époque, je me voyais bien chirurgien la semaine et chanteuse le week-end ! Puis je suis entrée au Conservatoire et j'ai suivi mon destin, soutenue par la confiance de mes parents et celle que mes professeurs me portaient. Je ne les remercierai jamais assez pour cela.

Au début de votre carrière, la musique sacrée semble avoir pris une grande place dans votre agenda…

Je suis restée 13 ans dans la chorale amateur. Ce groupe était devenu une famille. Il se trouve que notre chef de chœur dirigeait aussi des concerts professionnels avec orchestre, et elle m'a invitée à chanter le Stabat Mater de Dvorak. J'avais 18 ans, je sortais du Conservatoire, et c'est ainsi qu'est née mon affinité avec la musique sacrée. Je suis sensible à cette dimension spéciale que l'on trouve lorsqu'on chante avec orchestre dans une église, très différente de ce qu'on éprouve en récital ou à l'opéra. Dans les oratorios, j'apprécie beaucoup la cohésion avec le chœur placé derrière les solistes. Je retrouve cette sensation dans des œuvres que j'aime chanter comme le Gloria et le Stabat Mater de Poulenc.

 

Anaïs Constans interprète le rôle de Nannette dans <i>Falstaff</i> aux côtés d'Eva Gruber, Valérie MacCarthy et Sarah Laulan lors du Festival de Saint-Céré 2015.  © Marc Larcher

Quelle impression gardez-vous de votre première prestation avec orchestre ?

Découvrir l'orchestre constitue une expérience très stressante. Les couleurs sont nouvelles. J'adore le hautbois et, par chance, dans la musique sacrée, la voix de soprano est souvent associée à cet instrument. L'émotion prend donc parfois le dessus. Lors des premières répétitions du Stabat Mater, je ne peux nier avoir connu la peur de ne pas être ensemble, et même de ne pas chanter juste.
Finalement, tout s'est bien passé et, par la suite, c'est grâce à de tels concerts que j'ai pu me familiariser avec pas mal d'œuvres, comme la Messe en ut, que j'aime beaucoup, et le Requiem de Mozart que j'ai chanté il y a 2 ans. C'était une très bonne chose car je vais bientôt le reprendre sous la direction d'Hervé Niquet pour une série de concerts et un enregistrement avec le Brussels Philharmonic.

Comment vous êtes-vous familiarisée avec la musique de Poulenc* ?

Mes deux amours, vous l'avez compris, se nomment Mozart et Poulenc ! Au Conservatoire, j'avais travaillé Les Airs chantés, Les Chemins de l'amour et plusieurs autres mélodies. Cette première approche des harmonies si spéciales de Poulenc m'avait beaucoup plu. Ensuite, pour mon entrée au CNIPAL, j'avais un peu travaillé le rôle de Constance dans Dialogues des carmélites, et lorsque j'ai chanté le Gloria, c'était un pur bonheur. Je rêverais d'ailleurs de consacrer un CD aux mélodies de Poulenc, chanter Dialogues des carmélites sur scènes, La Voix humaine et le rôle de Thérèse dans Les Mamelles de Tirésias, qui est si drôle…
* Voir la vidéo en fin d'article : Anaïs Constans chante Les Chemins de l'amour de Poulenc en 2015.

 


Anaïs Constans et Guillaume Paire dans <i>Le Téléphone</i> de Menotti en novembre 2014 avec l'Orchestre Symphonique de Mâcon dirigé par Éric Genest.

Combien de temps êtes-vous restée au CNIPAL ?

Je suis restée 2 ans au CNIPAL, et je dois dire que je trouve vraiment dommage que cette structure ait cessé de fonctionner. Je croise les doigts pour qu'une solution soit trouvée… Après le conservatoire, de nombreux chanteurs ne savent pas comment se diriger. Seules quelques options se présentent à eux : l'Académie de l'Opéra de Paris, qui accepte peu de monde et peu d'artistes français, l'Opéra Studio à Strasbourg, et une petite troupe à Rouen. Le CNIPAL formait entre 10 et 15 chanteurs par an. Ils étaient coachés toute l'année et cela leur permettait à la fois de se familiariser avec des rôles et d'appréhender un répertoire. Mais, surtout, la structure permettait aux jeunes interprètes d'auditionner sur place devant des directeurs de théâtre et des agents artistiques tout au long de la saison. Lorsque j'ai étudié, les chanteurs n'étaient déjà plus rémunérés, mais ces auditions à demeure étaient parfaites pour de jeunes artistes manquant de moyens pour se déplacer. Pour moi, ces deux années passées au CNIPAL ont été réellement très bénéfiques.

Quels souvenirs gardez-vous de vos premières scènes nationales ?

Cyrille Dubois (Gérald) et Anaïs Constans (Ellen) dans <i>Lakmé</i> à l'Opéra de Saint-Étienne en novembre 2013.Ma première scène était en février 2013 et je chantais le rôle du Feu dans L'Enfant et les sortilèges au Théâtre du Capitole à Toulouse. J'étais encore au CNIPAL, et on a pensé à moi en tant qu'ancienne élève du Conservatoire. Il s'agissait en effet d'une production réunissant le Conservatoire et le Théâtre, et je me suis retrouvée entourée d'amis, chouchoutée par Jean-Philippe Lafont ! Par ailleurs je crois avoir beaucoup de chance sur toutes les productions auxquelles j'ai participé par la suite…
En novembre de la même année, je faisais mes débuts à l'Opéra Théâtre de Saint-Étienne avec le rôle d'Ellen dans Lakmé, et cette expérience est un également un très beau souvenir que je n'oublierai pas de sitôt car l'équipe formée autour de Marie-Ève Munger, Cyrille Dubois, Alix Le Saux et bien d'autres chanteurs était d'une cohérence absolue. Humainement et vocalement, cette distribution était idéale et je crois que la production nous a tous plus ou moins marqués. C'est à cette occasion que j'ai rencontré Laurent Campellone, un chef d'orchestre que j'adore. Il est à la fois très cultivé et toujours proche du texte, ce que j'apprécie énormément. Il avait pris le temps avec chacun de nous, y compris pour un petit rôle comme le mien, de bien travailler la relation texte/musique. En vous parlant de ce spectacle, je mesure encore combien il était agréable de travailler dans cette ambiance où tout concourrait à l'harmonie. Et quand je vous dis que je pense avoir de la chance, eh bien je retrouve un peu de cette ambiance à Paris dans Le Barbier de Séville.

Un casting international permet donc une communication de qualité…

Nous communiquons en anglais et en italien, et tout se passe très bien. Lawrence Brownlee et Pretty Yende ont très envie d'apprendre le français, et moi l'anglais. Alors nous tentons de converser chacun dans des langues différentes. L'ambiance est formidable et cela compte pour beaucoup dans la complicité que les spectateurs semblent ressentir. Je suis persuadée que si une distribution est composée avec des chanteurs qui s'entendent bien et se sentent à leur place, une partie de la réussite de l'entreprise est quasiment assurée.

 

Le duo Florescence formé par Anaïs Constans et Benjamin Carré en concert à Tour-de-Faure.  D.R.

Le récital est une expression qui vous intéresse au point d'avoir créé le Duo Efflorescence avec le pianiste Benjamin Carré…

Dans ma jeune carrière, bien des choses sont liées au Conservatoire de Toulouse, et ma complicité avec Benjamin Carré aussi. Il y a 5 ans, j’avais prévu de suivre le stage de mélodies animé par Gabriel Bacquier et Susan Manoff. Une amie devait m'accompagner, ainsi qu'une autre chanteuse. Puis, le hasard a fait qu'on m'a demandé de travailler avec un pianiste qui se retrouvait sans chanteur : c'était Benjamin Carré. Le courant est tout de suite passé et une grande complicité s'est installée, tant amicale que musicale, et nous avons petit à petit construit le répertoire du Duo Efflorescence. En octobre dernier, nous avons obtenu le Premier prix de mélodie française du Concours international de chant de Marmande, et nous étions fous de joie ! Notre base de programme est la mélodie française avec Poulenc, Debussy, Hahn, Sèverac… Il m'arrive aussi de travailler avec d'autres pianistes en fonction des engagements.

Le 11 juillet, vous participerez avec Marion Lebègue aux Estivales de Musique en Médoc. Quel programme allez-vous chanter ?

Chacune, nous allons chanter des airs de notre répertoire d'opéras, ainsi que des duos qui correspondent bien à notre voix aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle nous avons choisi un répertoire assez belcantiste. Je chanterai également la Gavotte de Manon de Massenet, l'"Air du poison" du Roméo et Juliette de Gounod, ainsi que d'autres airs qui devraient plaire au public. Il y aura aussi l'incontournable Barcarolle des Contes d'Hoffmann.
Pour moi, et sans doute pour Marion aussi, un récital comme celui-ci nous donne l'occasion de commencer à rôder des parties de rôles. Par exemple, j'ai beaucoup chanté l'air de Giulietta dans I Capuleti e i Montecchi, et ensemble, nous chanterons le duo de Roméo et Juliette dans le même opéra.

Que pouvez-vous nous annoncer pour l'avenir ?

Début septembre, j'enregistrerai le Requiem de Mozart dans la salle mythique de Flagey à Bruxelles, avant de le chanter les 13 et 14 octobre à l'Opéra de Nancy. Ensuite je reprendrai la production d'Orphée aux Enfers dans laquelle j'ai déjà chanté à Nancy. Ce sera à l'Opéra de Nantes-Angers. Je serai également le Pâtre dans la version de Paris en français de Tannhaüser à l'Opéra de Monaco en février 2017, avant d'enchaîner deux productions à l'Opéra de Marseille : Lakmé où je reprends Ellen au mois de mai, et Don Carlo où je chanterai une Voix céleste le mois suivant.

 

Anaïs Constans lors de la finale du Concours musical international de Montréal en juin 2015. L'orchestre est dirigé par Johannes Debus.

Vous avez passé de nombreux concours à une certaine période.
Avez-vous tourné la page ?

Placido Domingo et Anaïs Constans : Operalia 2013 à Los Angeles.Je pense que cette période est sur le point d'être dépassée. J'ai essentiellement passé des concours pour me faire connaître. Assez tôt dans ma carrière, j'ai pu travailler avec un agent artistique que j'apprécie beaucoup, François Rousseau, mais il n'empêche que les directeurs de théâtres ont besoin d'entendre les chanteurs. De plus, en fonction des concours, c'est aussi une occasion de se faire entendre avec un orchestre si on accède à la finale. Cette période m'a aussi permis de m'essayer à des airs qui demandent de l'endurance et de commencer à m'habituer au stress de la scène. De plus, j'ai horreur de rester sans rien faire, et les concours permettent de se confronter à la réalité de la voix. Ils m'ont même apporté du travail. Après avoir remporté le Concours de Mâcon il y a trois ans, j'ai pu chanter Le Téléphone de Menotti, et, il y a un an, l'Orchestre de Mâcon m'a invitée pour un concert qui m'est très cher où j'ai chanté les Lieder de jeunesse de Berg et la Symphonie No. 4 de Mahler. Du reste, c'est grâce à ces concours que je suis distribuée aujourd'hui à l'Opéra de Paris et que je le serai la saison prochaine à l'Opéra de Monaco !



Propos recueillis par Philippe Banel
Le 10 février 2016

 



Pour en savoir plus sur Anaïs Constans :

www.anaisconstans.com

 

Mots-clés

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Damiano Michieletto
Estivales de musique en Médoc
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Opéra Bastille
Opéra national de Paris

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Anaïs Constans - Les Chemins de l'amour

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